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    Tropicale Amissa Bongo: le cyclisme africain toujours en progression

    media L'Erythréen Daniel Tékléhaimanot (en blanc), reçoit so Prix de Meilleur cycliste africain de l'année 2015 au côtés de Bernard Hinault. Photo: Farid Achache / RFI

    Pour cette 11e édition de la Tropicale Amissa Bongo au Gabon, les coureurs africains se sont une nouvelle fois mis en avant. Comme en 2014 et 2015, les spécialistes ont constaté la progression des coureurs du continent noir avec l’Erythrée comme pays phare.

    « On ne s’attendait pas à un tel niveau. C’est une course très relevée qui nous permet de bien préparer la Ruta del Sol en Espagne (remportée par Christopher Froome en 2015, ndlr) », lâche pour sa première participation au Gabon, Tadeu Azevedo, le coach brésilien de l’équipe Funvic Soul Cycles (deuxième division).

    Un amateur érythréen en Jaune !

    « Les coureurs africains ont dans l’ensemble un assez bon niveau. Il n’y a qu’à regarder le classement général. Je vais même vous faire un aveu, je vais les suivre toute la saison et pourquoi pas en prendre un la saison prochaine », explique le technicien brésilien. A l’arrivée de la cinquième étape à Oyem le 22 janvier, Tadeu Azevedo vivra même un évènement majeur depuis la création de la course en 2006, la prise de pouvoir de l’Erythréen Tesfom Okubamariam, un coureur amateur qui aura l'honneur de porter le maillot Jaune une journée.

    Le Français Michel Thèze, qui dirige l’équipe nationale d’Algérie et qui a officié au Centre mondial du cyclisme est très optimiste. « Ici, il y a quelques années, les coureurs africains étaient lâchés assez rapidement. Aucun d’entre eux n’osait attaquer et dans le final, il ne pouvait pas rivaliser », avoue celui qui a découvert l’Erythréen Daniel Tékléhaimanot. Il faut noter qu’en Erythrée, le cyclisme tient une place particulière. Cette ancienne colonie italienne a gardé le goût de la « petite reine ». Son équipe nationale est un vrai tremplin et les autres pays du continent la regardent comme une référence.

    « Tout le monde se perfectionne. Regardez l’équipe du Gabon qui s’est attachée les services d’un ancien grand coureur espagnol (Abrahama Olano, ndlr), explique Kamoro Koné, l’entraîneur de la Côte d’Ivoire. La Tropicale a réveillé les coureurs africains, et il faudrait plus de courses dans la sous-région pour continuer notre progression ». Kamoro Koné note que, même à des vitesses très élevées, les coureurs africains sont encore dans le peloton. « J’espère que très bientôt, on verra dans les grandes courses un coureur de l’Afrique centrale », concède Kamoro Koné.

    Des gars très étonnants !

    « Je suis étonné, il y a un bon niveau. Je pensais que ça roulerait moins vite ». Cette phrase sonne comme un compliment dans la bouche du Français Brice Feillu, professionnel aguerri de la formation Fortuneo-Vital Concept et vainqueur de la 7e étape du Tour de France 2009. « La plupart sont très costauds. Je savais qu’il y aurait quelques équipes africaines assez fortes mais pas autant. Les gars sont très étonnants », raconte le coéquipier du Champion de France et qui découvre l’Afrique.

    « Sur cette course, tous les ans, il y a une évolution sensible », confesse Jean-René Bernadeau, le directeur sportif de la formation française Direct Energie, qui bouclera dimanche 24 janvier sa neuvième Tropicale. « Avant, les coureurs africains subissaient la course, maintenant ils sont vraiment acteurs. Tous les jours, le final est compliqué mais ils sont là », remarque Jean-René Bernadeau. Deuxième à l’arrivée de la cinquième étape à Oyem, Armindo Fonseca de l’équipe française Fortuneo-Vital, tire un coup de chapeau à ces coureurs qui ont « beaucoup de mérite » et qui ne « s’économisent pas ».

    Si le cyclisme africain a beaucoup progressé, on le doit aussi au Centre mondial du cyclisme de l’Union Cycliste Internationale. En Suisse, ils sont très nombreux à avoir pu intégrer ce pôle d’excellence qui leur a donné une visibilité sur le continent européen et leur a permis de se mesurer aux meilleurs coureurs de la catégorie espoir (moins de 23 ans). On pense à l’Erythréen Merhawi Kudus, à l’algérien Youcef Reguigui ou encore au Rwandais Jean Bosco Nsengimana.

    Aujourd’hui, les jeunes coureurs africains peuvent s’identifier à des athlètes de leur continent qui ont signé des contrats professionnels. La saison dernière, l’Ethiopien Tsgabu Grmay avait participé au Tour d’Italie. Les Erythréens Daniel Tékléhaimanot et Merhawi Kudus avaient eux ouvert la voie sur le Tour de France. Et selon Brice Feillu : « ce n’est qu’un début ».
     

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