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    Sports

    Premier cas avéré de tricherie mécanique dans le cyclisme

    media Femke Van Den Driessche a utilisé un vélo doté d'un moteur lors des Championnats du monde de cyclo-cross à Zolder, le 30 janvier 2016. Photo: YORICK JANSENS / AFP

    L’Union cycliste internationale (UCI) a découvert un « moteur caché » dans le vélo de la jeune Belge Femke Van den Driessche lors des Championnats du monde de cyclo-cross qui avaient lieu ce week-end. C’est le premier cas avéré de tricherie mécanique dans le cyclisme de haut niveau.

    Depuis plusieurs années, des doutes subsistaient quant à la possibilité d’utiliser un moteur électrique dans un vélo de compétition. Les soupçons de tricherie mécanique avaient pris corps en 2010 après la démonstration du Suisse Fabian Cancellara dans le Tour des Flandres puis Paris-Roubaix. Les changements de vélo et les accélérations déconcertantes de Cancellara avaient beaucoup fait jaser.

    « La fraude technologique est inacceptable »

    Cette fois, le fantasme des vélos à moteur cachés est devenu une réalité. La Belge Femke Van den Driessche, qui a abandonné lors des Championnats du monde de cyclo-cross, est la coureuse mise en cause. Par dopage mécanique, on entend généralement une aide illicite à la performance via un moteur électrique miniaturisé caché dans les tubes du vélo ou un système d'entraînement au niveau des roues.

    Brian Cookson, le président de l'UCI, a confirmé la nouvelle dimanche 31 janvier de ce vélo à moteur découvert lors de l'épreuve féminine Espoirs (-23 ans). « La fraude technologique est inacceptable, clame Cookson sur les réseaux sociaux. Ce que nous voulons, c'est que la minorité qui envisage de tricher le comprenne, de mieux en mieux. Il est impossible de se cacher, et tôt ou tard, ils (les tricheurs) paieront pour les dégâts qu'ils causent à notre sport. » Selon le règlement, le coureur pris en faute s'expose à une disqualification, une suspension de six mois minimum et une amende pouvant s'élever à 192 000 euros.

    « Nous avons établi en 2015 un ensemble de règles qui nous permettent d'agir (en 2016) et testons de nouvelles méthodes de détection, mais vous comprendrez pourquoi je ne peux pas vous détailler ces méthodes », commente Brian Cookson. « Le dopage mécanique est désormais une réalité », insiste Cookson. « Devons-nous en conclure que le phénomène est très répandu ? Je n'en sais rien ! », ajoute le patron du cyclisme mondial, qui n'a pas voulu donner de détails sur le moteur découvert.

    « Maintenant, on sait que des coureurs utilisent de tels procédés »

    « Ce que nous avons découvert est un signal clair », a encore dit le Britannique lors d'une conférence de presse. « Souvent, on riait en évoquant ce dopage mécanique mais maintenant, on sait que des coureurs utilisent de tels procédés, ou les ont utilisés. » Dans son rapport d'enquête publié en mars 2015, la Commission indépendante pour la réforme du cyclisme (CIRC) avait conclu à l'existence de la tricherie, sans apporter de preuves concrètes.

    L'été dernier, lors du Tour de France, le spectre des vélos truqués avait ressurgi lorsque certains s'étaient étonnés des performances du maillot jaune britannique et futur vainqueur, Chris Froome, dans La Pierre-Saint-Martin. « On a l'impression que le vélo pédale tout seul », avait relevé l'ancien coureur Cédric Vasseur, devenu consultant TV. Laurent Jalabert, autre ancien maillot jaune, avait renchéri : « On s'est senti un peu mal à l'aise devant cette facilité. » Des sous-entendus que Froome avait catégoriquement balayés.

    Le cyclisme a été secoué par des scandales de dopage physiologique à la fin des années 90 et l’Américain Lance Armstrong a notamment été déchu de ses sept titres acquis lors du Tour de France. Cette histoire de vélo à moteur vient à nouveau ternir un sport qui tente désespérément d’échapper aux sarcasmes.

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