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    Afrique

    Dakar se met à l’heure du marathon

    media Photo: DR

    Samedi 13 et dimanche 14 février aura lieu la première édition du marathon Eiffage de l'autoroute de Dakar. Un événement qui devrait attirer plus de 15 000 personnes sur les deux journées pour les différentes courses. Les organisateurs annoncent un peu plus de 600 participants pour le marathon. Reportage.

    Dakar, envoyé spécial

    Sur la petite corniche, trois jeunes garçons marchent à fière allure avec un petit sac rouge dans le dos. A l’intérieur se trouve le sésame, un tee-shirt et un dossard. Ces trois copains s’élanceront dimanche matin pour le 10 kilomètres, une des trois courses organisées ce jour-là avec le marathon et le semi-marathon. « Voilà plusieurs fois que nous faisons des aller-retour pour récupérer notre dossard. Enfin c’est fait », lance l’un d’entre eux. « Dans les médias on en parle beaucoup, on va voir ce que cela donne », raconte un autre des trois compères qui resteront ensemble lors de leur course.

    15 000 participants sur deux jours selon les organisateurs

    Vendredi en fin d’après-midi, ils étaient encore très nombreux à se présenter devant le Cercle messe des officiers dans centre de la ville. « On m’a dit de revenir demain », nous confie un peu dépité un jeune homme dont l’amie a pu obtenir son dossard. Ce week-end, selon les organisateurs, plus de 15 000 personnes sont attendues chaussures de sport aux pieds sur le bitume du tronçon de l’autoroute payante qui mènera au nouvel aéroport de Dakar et qui devrait être bientôt inauguré. Et il y aurait eu plus de 4 000 inscriptions ces derniers jours...

    Au pays des Lions de la Téranga, la course à pied a visiblement de nouveaux adeptes. Ce marathon international suscite de l’engouement malgré des protestations. Des associations de citoyens dont les mouvements Y’en a marre et le Mouvement des Forces Vives du 23 Juin appellent au boycott dénonçant les conditions de la concession accordée à l’entreprise Eiffage sur 30 ans et le prix de l’autoroute qu’ils trouvent exorbitant : 1 400 francs CFA sur moins de 20 km entre Dakar et Diam Niadio.

    Relancer le tourisme avec des événements internationaux ?

    Depuis les années 1990, la course à pied connaît un véritable essor sur le continent africain où le Kenya et l'Ethiopie règnent sur la discipline. C’est d’ailleurs l’Ethiopien Haile Gebrselassie, icône vivante de l’athlétisme, qui est le parrain de cette édition.

    Aujourd’hui, il existe plus de vingt marathons en Afrique comme celui du Kilimandjaro en Tanzanie ou encore le Big Five Marathon d’Afrique du Sud. Ce type d’épreuve pourrait être une possibilité de relancer le tourisme mal en point au Sénégal. C’est en tout cas ce que souhaitent les autorités sénégalaises.

    La société Eiffage Sénégal finance l’événement avec des partenariats et le budget est conséquent. « On espère pouvoir dire que nous sommes capables d’organiser des événements internationaux », dit Gérard Sénac, le PDG d’Eiffage Sénégal. L’homme vit ici depuis plus de vingt-cinq ans et se dit « préoccupé par le social ». « Le pays est à découvrir. Le tourisme doit repartir. Et pourquoi ne pas créer un événement international pour faire parler du Sénégal. Ceux qui viennent cette année auront peut-être envie de revenir avec leur famille », explique Gérard Sénac qui rêve de pérenniser l’événement dans Dakar dès l’an prochain, par exemple sur la corniche le long de la mer.

    Depuis 2012, le Sénégal vit une crise touristique. Sur l’Ile de Gorée, haut lieu touristique à quelques minutes de bateau de Dakar, on est conscient que l'activité a largement baissé. Aujourd’hui, les étrangers sont beaucoup moins nombreux à visiter la maison des esclaves, à passer une partie de la journée sur la plage, à déambuler dans les petites ruelles, ou encore à prendre l’ombre à la terrasse des restaurants. Il y a quelques années, environ sept cents personnes y débarquaient chaque jour. « Il y a eu Ebola et les problèmes au Mali », se lamente Abdou, un vendeur de souvenirs. Depuis 2008, il fait chaque jour la traversée. Mais son revenu à été divisé par deux. « L’an dernier, c’était catastrophique », ajoute-t-il.

    Soixante pays représentés ce week-end

    Le Sénégal a eu jusqu’à plus d’un million de touristes par an, et le chiffre a été divisé par deux selon Mamadou Racine Sy. Le président du conseil de surveillance de l’agence sénégalaise de promotion du tourisme ne fait pas dans la langue de bois. « Il y a des destinations proches du Sénégal qui veulent aussi attirer des touristes comme par exemple le Cap-Vert. Le Sénégal ne se vend pas au Sénégal mais à l’extérieur. Et de ce point de vue nous ne sommes pas performants », déclare-t-il.

    Il souhaite « relancer » des campagnes de communication pour la promotion du tourisme. Ce marathon à Dakar en fait visiblement partie. L’activité touristique est considérée comme le deuxième secteur économique du pays. « Il faut investir et renouveler nos infrastructures hôtelières pour être une destination de choix », ajoute Mamadou Racine Sy.

    Dimanche, à l’aube, une partie de la jeunesse sénégalaise prendra un des cent-cinquante bus mis en place dans la ville pour se rendre sur la ligne de départ. Elle se mélangera aux soixante pays présents dont certains représentants tenteront de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio en décrochant les minimas imposés par leur fédération respective.

    Chronologie et chiffres clés
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