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    Sports

    Hailé Gebreselassie, l'ambassadeur de la course à pied

    media L'Ethiopien Hailé Gebrselassie lors du semi-marathon de Vienne en avril 2014. AFP PHOTO / ALEXANDER KLEIN

    L’Ethiopien Hailé Gebreselassie, légende de l’athlétisme mondial, est l’invité de marque du premier marathon international Eiffage qui sera couru ce dimanche 14 février sur une partie de l’autoroute à péage de Dakar. Le double champion olympique a accordé un entretien à RFI.

    Dakar, envoyé spécial,

    C’est une légende vivante de l’athlétisme. Son palmarès et ses records du monde sont dans toutes les têtes. Tout comme son sourire légendaire qu’il arborait au bout de l’effort. Depuis sa retraite internationale qu’il avait annoncée le 10 mai 2015, Hailé Gebreselassie court tous les jours, uniquement le matin. Enfant, Gebreselassie faisait vingt kilomètres aller-retour entre son village d'Assella et son école avec ses jambes. A 19 ans, il réalisait son premier exploit: le doublé 5 000 m - 10 000 m aux Mondiaux juniors à Séoul, en 1992.

    Une « avancée » pour l'Afrique de l'Ouest

    L’Afrique de l’Ouest n’offre pas énormément de possibilité de courir un marathon. C’est donc une « avancée » pour Hailé Gebreselassie qui est heureux de revenir au Sénégal pour faire la promotion de son sport. « Souvent les journalistes me demandent pourquoi c’est important de courir, lance le double champion olympique. Et je réponds que même en Afrique la façon de vivre change. On devient aussi de plus en plus sédentaire. Comme en Europe, on commence à prendre l’ascenseur pour aller du rez-de-chaussée au premier étage ». Selon « Little Big Man », il faut que les gens « transpirent » et s’emparent du « goût de l’effort ». A 35 ans, il avait été le premier homme à franchir la barre des 2 heures 4 minutes lors du marathon de Berlin.

    « Plutôt que de prendre des médicaments, allez courir », dit-il en riant. Mais les médicaments, c’est aussi un moyen d’améliorer les performances des athlètes. Notamment des coureurs Kenyans qui sont dans le collimateur de l’Agence mondial anti-dopage. « Les athlètes doivent être responsables. Je sais que beaucoup de sponsors menacent de se retirer et ce serait un pas en arrière pour l’athlétisme », avance Gebreselassie. « On ne peut pas gagner des médailles à tous prix. Sinon, on tue ce sport et les jeunes ne voudront plus rêver en regardant les athlètes. Et ils cesseront d’avoir envie de faire la même chose en allant transpirer chaque jour. Je ne veux pas que l’on pense que c’est impossible de gagner sans dopage. On ne gagne pas d’argent comme ça ».

    Lance Armstrong, le mauvais exemple !

    Hailé Gebreselassie en veut par exemple au cycliste américain Lance Armstrong qui a « brisé » le rêve de beaucoup de « gamins » qui voulaient lui ressembler. Considéré comme le plus grand sportif Ethiopien de tous les temps, Gebreselassie détiendrait une fortune estimée à vingt millions d’euros. Il y a une semaine, il était eu Brésil où auront lieux les prochains Jeux olympiques d’été en août prochain. « J’ai dit aux médias que l’on ne peut pas mettre en danger sa santé avec le dopage », raconte-t-il. Gebreselassie prône des sanctions fortes en cas de contrôle positif. Il explique que depuis l’an dernier, la législation sur le dopage en Ethiopie a été renforcée. Un athlète éthiopien peut être passible d’emprisonnement.

    Hailé Gebreselassie souhaite que les gens courent partout. Y compris sur une autoroute, et à chacun son rythme. Lui qui avait été le roi du 5 000 et 10 000 mètres est passé au marathon le jour où il a pris conscience qu’il commençait à courir moins vite.

    « Ici au Sénégal, les gens jouent très bien au football. Mais c’est bien que d’autres sports émergent et pourquoi pas la course de fond. Le jour où un athlète sénégalais deviendra une star du marathon, tous les jeunes du pays voudront faire la même chose », conclut-il en espérant que la course à pied face désormais partie de la vie de tous les Sénégalais.

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