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    Rio 2016: où en sont les préparatifs?

    media Le parc aquatique Maria Lenk. REUTERS/Sergio Moraes

    En 2009, lorsque Rio avait été choisi pour accueillir les Jeux olympiques, le Brésil était en pleine croissance. Aujourd’hui, ce pays émergent traverse une crise économique avec l’effondrement du prix des matières premières, les problèmes de corruption au sein de sa classe politique et la menace du virus Zika. Ce qui impacterait la préparation des JO qui débutent le 5 août.

    Rio de Janeiro va accueillir plus de 10 000 athlètes, des milliers de spectateurs et sera le centre du monde pendant deux semaines. Mais cette ville d’Amérique du Sud, connue pour ses plages, son carnaval, et son stade de football mythique nommé Maracanã, où la torche olympique s'allumera, sera-t-elle à l'heure ?

    L'extension du métro 4 en retard

    Selon le maire de la ville, Eduardo Paes, il semblerait que l'extension du métro 4, qui permettra d'accéder aux installations abritant la plupart des compétitions, ne soit pas terminée à temps. Le journal brésilien O Globo assure avoir mis la main sur un courrier « strictement confidentiel » dans lequel le maire demande une « réunion d'urgence » avec l'ensemble des autorités locales et juge nécessaire d'évaluer immédiatement un plan de transport alternatif déjà élaboré, et le « soumettre au CIO ».

    Rio de Janeiro, qui est la première ville d'Amérique du Sud à accueillir des Jeux olympiques, est désormais lancée dans une course contre-la-montre pour finir les travaux d'extension du réseau de métro qui reliera le parc olympique et le village olympique au centre de la ville. « Pour tous les travaux en ville, il existe un plan alternatif. C'est ce qui se fait quand vous organisez des Jeux olympiques », a déclaré Claudia Lopes, une porte-parole de la mairie, ajoutant que le plan alternatif du métro a été élaboré l'an dernier.

    Des coupes budgétaires

    Actuellement, pour relier le principal parc olympique situé à Barra da Tijuca au reste de la ville et ses 6 millions d'habitants, il faut compter jusqu'à deux heures de voiture, contre 13 minutes avec le nouveau métro. CL4S, le consortium en charge des travaux, avait annoncé en janvier que 13 des 16 km de cette ligne, qui devrait être inaugurée le 1er juillet, étaient désormais terminés, soit 83% des travaux. Il y a quelques jours, Eduardo Paes, avait annoncé au quotidien français Le Monde que la ligne 4 du métro « sera prête à temps ». Le délai est serré et sans aucune marge d'erreur.

    Le Comité d’organisation a confirmé en janvier plusieurs coupes budgétaires. Les organisateurs ont acté une baisse des dépenses aussi bien dans le domaine sportif que dans les infrastructures. Les Jeux auront lieu dans quatre quartiers de la ville, distants les uns des autres : Barra de Tijuca (zone ouest), Copacabana (sud), Maracana (nord) et Deodoro (nord-ouest).

    Plusieurs sports s'inquiètent des conséquences des coupes budgétaires sur le déroulement de leurs épreuves. Principale victime des récentes économies décidées par le Comité d'organisation : l'aviron. Ainsi, l'installation d'une tribune flottante, qui devait accueillir 4 000 spectateurs, a été annulée. Les rameurs ne devraient plus pouvoir compter que 6 000 fidèles. « Aux JO de Londres en 2012, le site pouvait recevoir 25 000 spectateurs et a affiché complet tous les jours », regrette Jean-Christophe Rolland, le président de la Fédération internationale d'aviron.

    Un système de transports publics rénové, le principal héritage

    Au lieu d'avoir trois bassins, comme à Londres, la natation devra se contenter de deux. Dans la même piscine se dérouleront les épreuves de plongeon, de natation synchronisée et de water-polo. Il risque d’y avoir des bouchons lors des sessions d’entraînement. Huit des installations sportives pour les Jeux de Rio sont déjà achevées, et la plupart des autres prêtes à plus de 70%, à cinq mois de l'inauguration, le 5 août, assurent les organisateurs.

    « Si l'on songe aux circonstances dans lesquelles doivent travailler nos amis brésiliens, on doit lever notre chapeau et apprécier tout le travail qu'ils font pour les JO », a tout de même salué fin janvier à Athènes le président du Comité olympique international, Thomas Bach.

    Lorsque la flamme olympique s'éteindra, Rio comptera sur un système de transports publics rénové, capable d'absorber les déplacements de 66% de la population contre à peine 33% auparavant. Ce sera « le principal héritage des Jeux », a déclaré le sous-secrétaire aux Transports de la ville, Bernardo Carvalho. Et le maire de la ville jure que les installations sportives ne deviendront pas des « éléphants blancs » comme certains stades ruineux et désormais inutiles du Mondial 2014 de football. Rio a investi 64% de son budget olympique (environ 10 milliards de dollars) dans l'héritage post-olympiades.

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