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    Afrique

    L’athlétisme kényan à nouveau ciblé pour dopage et corruption

    media Le Kényan Isaac Mwangi. SIMON MAINA / AFP

    Le directeur général de la fédération kényane d'athlétisme, Isaac Mwangi, a été suspendu 6 mois de toutes fonctions par la commission d'éthique de la fédération internationale (Iaaf), ce 22 février 2016, en attendant la conclusion d’une enquête. Le Kenya, soupçonné d’abriter plusieurs cas de dopage et de corruption, est sous la menace d’une mise à l’écart pour les Jeux olympiques 2016.

    Le débat enflammé concernant la présence d’athlètes kényans aux Jeux olympiques 2016 ne risque pas de se calmer. Le directeur général de la fédération kényane d'athlétisme (AK), Isaac Mwangi, a en effet été suspendu 6 mois de toutes fonctions par la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf).

    La commission d'éthique de l’Iaaf a jugé recevable les accusations de chantage formulées par deux athlètes kényanes à l’encontre d’Isaac Mwangi. Ce dernier aurait réclamé des pots-de-vin à deux athlètes dopées, en échange d’une remise de peine. Francisca Koki Manunga (400 m haies) et Joyce Zakari (400 m) avaient été contrôlées positives à un produit masquant interdit lors des Championnats du monde 2015 à Pékin.

    Isaac Mwangi est « provisoirement suspendu », en attendant une enquête approfondie.

    Le Kenya dans la tourmente

    L’athlétisme kényan est dans la tourmente depuis la diffusion d’un documentaire sur ARD, en août 2015. La chaîne allemande y affirme que les cas de dopage seraient courants au Kenya et couverts moyennant finances.

    En novembre 2015, c’est l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) qui évoque le cas du Kenya, lors de la présentation d’un rapport sur les dérives de l’athlétisme, en Russie surtout. « Si les Kényans n’obtiennent pas de résultats sur le sujet, quelqu’un d’autre devra faire le travail à leur place », déclare alors Dick Pound, ex-président de l’AMA.

    Puis, début décembre, la commission d'éthique de l’Iaaf annonce la suspension provisoire de trois responsables de la fédération kényane, dont son président Isaiah Kiplagat.

    « Nous devons soutenir les efforts du Kenya »

    Depuis, la polémique s’est encore amplifiée. Le 18 février, c'est Sebastian Coe, le nouveau président de l’Iaaf, qui critique le manque de transparence et de volonté de certains pays, dont le Kenya, en matière de lutte antidopage notamment. « Si ça veut dire les exclure des Championnats du monde ou des Jeux olympiques, alors nous devrons le faire », menace alors le Britannique.

    Le président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA), Hamad Kalkaba Malboum, a lui volé au secours du Kenya, ce 22 février. « Nous devons soutenir les efforts déjà entamés par le gouvernement du Kenya et par les autorités sportives du pays pour les aider à atteindre nos exigences », a réclamé le Camerounais.

    Le Kenya, superpuissance de l’athlétisme, est la première nation africaine à avoir fini en tête du classement des médailles, en Championnats du monde. Mais cet Etat d’Afrique de l’Est, très performant en courses de fond et de demi-fond, a aussi vu une quarantaine de ses représentant(e)s suspendu(e)s pour dopage au cours des trois dernières années.

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