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    Sports

    Election Fifa: qui pour réformer cette institution si décriée?

    media AFP

    Vendredi 26 février, à Zurich en Suisse, le congrès de la Fifa élira le successeur de Joseph Blatter. Cinq candidats sont en lice. Qui de Tokyo Sexwale, Gianni Infantino, Jérôme Champagne, le cheikh Salman et du Prince Ali aura les faveurs du scrutin ?

    Le chantier est considérable tant l’image de la Fifa est écornée. Le nouveau patron devra s’attaquer à la reconstruction d’une institution où la corruption est devenue pandémique. Il devra mener une véritable réforme de la gouvernance, retrouver du crédit auprès des sponsors tout en gérant les procédures pénales en cours.

    Tokyo Sexwale président africain à la tête de la Fifa ?

    Depuis l'arrestation de sept hauts responsables du football mondial en mai dernier à Zurich, accusés par la justice américaine d'avoir accepté des millions de dollars de pots-de-vin, les révélations se succèdent. Après les lieutenants, c'est le patron, Joseph Blatter, qui est tombé en décembre, suspendu huit ans par la justice interne de la Fédération internationale, après avoir été mis en examen par la justice suisse. Blatter paie notamment le versement controversé d'1,8 million d'euros à son successeur désigné, Michel Platini, président de l'UEFA, lui aussi suspendu huit ans.

    Ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, ex-animateur de télévision devenu richissime homme d'affaires, le Sud-Africain Tokyo Sexwale rêve de devenir le premier président africain à la tête de la Fifa. Une mission qui semble quasi impossible après une campagne terne. Ambitieux et charismatique, le candidat de 62 ans s'est longtemps présenté comme l'homme du changement, lui qui n'a jamais occupé le moindre poste dans l'exécutif de l'instance mondiale du football.

    Davantage connu pour son engagement politique et son sens des affaires, ses partisans estiment qu'il aurait le mérite d'apporter du sang neuf dans une Fifa rongée par un retentissant scandale de corruption. Début février la Confédération africaine de football (CAF) a publiquement annoncé qu'elle soutiendrait le cheikh Salman pour l'élection de vendredi. Selon une source interne, même la Fédération sud-africaine de football (Safa) pourrait choisir un autre candidat que Tokyo Sexwale !

    Un Français en course, mais pas Platini !

    Le Français Jérôme Champagne, ancien diplomate et ex-secrétaire général adjoint de la Fifa, a lui aussi eu du mal à exister. M. Champagne, qui promet d'accroître l'aide au développement des fédérations les moins nanties, espère capitaliser sur son expérience. « Je n'ai pas honte de mes onze ans à la Fifa », confie le Français, sans hésiter à répéter que « Blatter a fait du bien au football ». Mais il n’est même pas soutenu par Noël Le Graët, président de la Fédération française de football qui préfère Gianni Inantino. Lors de la dernière élection, Noël Le Graët avait voté pour Blatter et soutenu l’idée que la candidature du Prince Ali était mauvaise. « Je souhaitais que Michel Platini y aille », dit-il dans les colonnes de France Football.

    Pour l'un des favoris de l'élection, l'Italo-Suisse Gianni Infantino, « l'image et la réputation de la Fifa ont été sévèrement mises à mal par les récents événements ». Il annonce : « Mon objectif principal sera de faire changer les choses et de remettre le football au centre des activités de la Fifa. » Gianni Infantino a fait une tournée en Afrique pour exposer son projet. « Je suis confiant et j'ai des raisons de l'être encore plus. Les discussions que j'ai pu avoir avec les présidents de fédérations africaines ont été très concluantes. J'ai parcouru l'Afrique du nord au sud, j'ai commencé au Caire [...] et j'ai fini au Cap », explique le secrétaire général de l'UEFA. « J'ai élaboré un programme avec des propositions très concrètes notamment pour l'Afrique », dit-il. Avec 54 pays affiliés, l'Afrique dispose en effet du plus gros réservoir de voix.

    Rompre avec les « pratiques du passé »

    Le Prince Ali, lui, veut rompre avec les « pratiques du passé » et la « culture des arrangements en coulisse ». « Nous devons être plus ouverts, plus transparents dans la façon avec laquelle nous faisons les choses », a-t-il coutume de dire.

    Mi-janvier, le prince jordanien Ali, candidat malheureux en mai dernier face à Blatter et en difficulté pour rassembler sur son nom, a dénoncé les tentatives de négocier des votes en bloc, désignant implicitement les deux poids lourds, Infantino et le cheikh Salman. Le président de la Fédération jordanienne de football veut limiter le mandat à la tête de la Fifa, deux fois quatre années au maximum. Il souhaite injecter 700 millions d’euros pour moderniser des stades dans le monde et lutter contre le racisme et le trucage des matches.

    Pourtant, celui qui dirige depuis 1999 la Fédération jordanienne de football a lui aussi fait partie du système, en tant que vice-président de la Fifa de 2011 à mai 2015. Ironie du sort, c'est le cheikh Salman qui l'a remplacé à cette date au Comité exécutif de la Fifa, où la Confédération asiatique ne l'a pas reconduit.

    Le cheikh Salman ben Ibrahim al-Khalifa, un prétendant de poids

    Fan de Manchester United, ancien homme d'affaires et membre de la famille royale de Bahreïn, le cheikh Salman ben Ibrahim al-Khalifa est un prétendant de poids à la présidence de la Fifa. Le président de la Confédération asiatique (AFC) depuis 2013 et vice-président de la fédération internationale depuis 2015, espère arriver au sommet de la planète football, ce qui serait une première pour son continent. A 50 ans, le cheikh Salman a la réputation d'un homme discret, ferme et déterminé. Il est soutenu officiellement par les grosses confédérations d'Asie et d'Afrique. Dans son manifeste, le cheikh Salman promet « une refonte complète de l'organisation et l'introduction de mécanismes de contrôle rigoureux qui permettront de relancer la Fifa dans son ensemble ».

    En dépit d'un statut de favori, le cheikh Salman part avec un handicap : les critiques récurrentes pour son implication supposée - qu'il réfute - dans la répression du soulèvement chiite de 2011 à Bahreïn. Autre épine dans le pied, Damian Collins, député anglais, a estimé mardi 23 février qu'il y avait de « fortes raisons de soupçonner » que le cheikh Salman ait négocié le soutien du Kirghizistan à son élection à la présidence de la Confédération asiatique (AFC) en 2013 contre des promesses d'aides financières à des projets sportifs.

    Quelque soit le nom du prochain président de la Fifa, cette élection devrait être suivie de polémiques en tout genre.

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