GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 21 Août
Lundi 22 Août
Mardi 23 Août
Mercredi 24 Août
Aujourd'hui
Vendredi 26 Août
Samedi 27 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Afrique

    Segun Toriola, premier africain à participer sept fois au Jeux Olympiques

    media Le Nigérian Segun Toriola lors des JO de Londres en 2012. AFP Photo / Saeed Khan SAEED KHAN

    En août prochain, Segun Toriola deviendra le premier Africain, tous sports confondus, à avoir participé sept fois aux Jeux olympiques. Le joueur de tennis de table nigérian, qui évolue en France, revient sur cette aventure exceptionnelle, qui a débuté lors des JO 1992 de Barcelone.

    Segun Toriola n’est sûrement pas le sportif africain le plus connu. Quant à sa discipline, le tennis de table, elle est loin d’être la plus pratiquée sur le continent. Pourtant, ce Nigérian de 41 ans va bel et bien entrer dans la légende du sport, le 6 août 2016.

    Ce multi-champion d’Afrique et multiple vainqueur des Jeux africains deviendra en effet le premier athlète continental à avoir disputé sept fois les Jeux olympiques, à l’occasion des JO 2016. « Je n’aurais imaginé que ce soit possible lors de mes premiers JO en 1992, lorsque j’avais 17 ans, savoure celui qui a décroché sa qualification pour Rio, en février dernier au Soudan. Même à ce moment-là, je ne me voyais pas disputer les Jeux trois ou quatre fois ».

    A Barcelone avec Michael Jordan

    Segun Toriola se souvient comme si c’était hier de sa première expérience olympique, à Barcelone. « Je n’y allais pas pour réussir quelque chose de spécial, raconte-t-il. Je voulais surtout affronter les stars mondiales du tennis de table, faire de mon mieux et m’amuser. Je voulais apprendre au contact des meilleurs ».

    En Catalogne, le Nigérian côtoie des légendes du sport : Michael Jordan et la dream team américaine de basket-ball, les athlètes Carl Lewis ou Marie-Josée Perec, les footballeurs Luis Enrique ou Josep Guardiola… « Dans le village olympique, avec toutes ces stars mondiales qui pratiquent des sports différents, vous êtes investi d’un état d’esprit différent », assure-t-il.

    Pékin, son meilleur souvenir

    Sont ensuite venus Atlanta (1996), Sydney (2000), Athènes (2004), Pékin (2008) et Londres (2012). Segun Toriola conserve un souvenir particulièrement de la Chine, pays du tennis de table. « J’avais très très bien joué, lance celui qui avait été éliminé en 16es de finale, après trois victoires. Tout le monde avait été surpris par mon niveau de jeu. J’aimerais bien faire aussi bien à Rio ».

    Le Nigérian reste en tout cas l’une des principales valeurs sûres du tennis de table africain depuis plus de vingt ans. « Il n’y a pas vraiment de secret à ça, relativise-t-il. Tout repose sur la discipline et le sérieux. Tout sportif base sa réussite sur des sacrifices et la rigueur dont il fait preuve ». Il ajoute : « Mais ça n’est pas si simple que ça de rester au top. Lorsqu’on est un champion, beaucoup de joueurs veulent vous défier et vous battre. »

    Pas de JO 2020 à Tokyo pour lui

    Segun Toriola songe toutefois à passer la main. Sa présence inhiberait les jeunes pongistes du Nigeria. « Ils ont trop peur de moi, soupire-t-il. A cause de ça, ils pensent qu’ils ne vont pas réussir, qu’ils ne vont pas progresser ». Du coup, après ces JO 2016, il compte arrêter de jouer pour le Nigeria. « Je vais juste continuer à jouer en tant que professionnel, en club », explique-t-il.

    Ce sera donc « stop » après Rio, même si la perspective de disputer les JO 2020 à Tokyo n’a rien de déplaisant. « Voyons, c’est impossible de se lasser des Jeux olympiques ! rit l’intéressé. Même si c’était ma onzième participation, je ne serais toujours pas lassé des Jeux ».

    Devenir coach

    Segun Toriola, qui a vécu aux Pays-Bas, en Belgique et en Italie, avant d’atterrir en France en septembre 2007, préfère désormais faire profiter de son expérience. « Vous pouvez appeler ça un sacrifice si vous voulez. Mais pour moi, ce n’est pas un sacrifice. Je veux aider les jeunes joueurs », expose-t-il.

    Faire venir ses compatriotes à Bayard Argentan, son club en Normandie, ne lui déplairait pas. « J’aime jouer au tennis de table en France parce que le niveau du championnat y est très bon », explique-t-il. Ce père de cinq enfants apprécie aussi la vie dans l’Hexagone, même s’il « n’aime pas la cuisine française » et la crème normande notamment.

    Porte-drapeau du Nigeria à Rio ?

    « Trop maigre » pour jouer au football et pour traîner dans les rues durant son enfance, Segun Toriola raconte qu’il a commencé à jouer au tennis de table à l’âge de cinq ans, dans un garage, avec son père et ses frères.

    « Même si le football est la grande affaire, le tennis de table est très populaire aussi au Nigeria, sourit-il. Il y a des millions de personnes qui adorent ça, là-bas ». Les félicitations continuent d’ailleurs d’affluer suite à sa qualification pour les JO 2016. Et Segun Toriola se rêve en porte-drapeau du Nigeria lors de la cérémonie d’ouverture de ses septièmes Jeux olympiques.

    Propos recueillis par Paul Myers et David Kalfa

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.