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    Sports

    L’AS Monaco, un rocher qui déboule sur le basket français

    media Le Malien Amara Sy de l'ASM Basket. AS Monaco Basket

    L’AS Monaco réussit une saison impressionnante pour son retour en première division du Championnat de France de basket-ball (Pro A), après 24 années d’absence. La « Roca team », financée par un riche homme d’affaires ukrainien, semble d’ores et déjà capable de dominer la Pro A et d'exister en coupe d’Europe.

    L’AS Monaco (ASM) a écrasé Paris, ce 12 mars 2016. Mais il s’agissait d’un match du Championnat français de basket-ball (Pro A) et non pas de football. Car, oui, l’ASM, c’est aussi un club de basket. Une Roca Team – surnom de l’équipe – qui a connu ses heures de gloire durant les années 1980, puis qui a sombré, avant de retrouver les sommets avec une rapidité météorique.

    L’AS Monaco, qui végétait encore en 4e division en 2012, a ainsi réintégré l’élite cet été, après 24 années d’absence. Et les résultats sont déjà au rendez-vous, avec une 2e place au classement de pro A et une victoire en Leader’s cup – un tournoi qui réunit les 8 meilleurs équipes à mi-saison.

    Un effectif taillé sur mesure

    « Tout le monde est surpris, nous les premiers, assure pourtant l’ailier malien Amara Sy, recruté en juillet dernier. Mais c’est vrai que notre équipe a été construite intelligemment, avec un mélange de joueurs d’expérience et de joueurs plus jeunes qui amènent leur fougue et leur talent. Le club est un peu nouveau, c’est vrai, mais il a tout mis en œuvre pour bâtir une équipe cohérente ».

    L’ASM ne pratique pas toujours un jeu flamboyant. Mais les Monégasques ont un basket suffisamment efficace et élaboré pour bousculer une Pro A un peu endormie. « L’équipe est bien coachée (par le Monténégrin Zvezdan Mitrovic, ndlr) et elle a été bien constituée, explique l’intérieur Cyril Akpomedah, joueur le plus âgé de l’effectif (36 ans). Tout le monde s’entend bien dans le groupe. Le plus difficile, lorsque tu changes presque tout un effectif en quelques mois, c’est de conserver une solidarité, une bonne entente, un collectif. Or, tout ça, on y arrive plutôt bien et assez rapidement ».

    Avec le 6e budget de Pro A, l’ASM a en effet beaucoup recruté, mais intelligemment. Et elle est en train de réussir son pari : décrocher une place en phase finale (play-offs) du championnat, dès 2016. Cyril Akpomedah, qui a pris le train en marche en deuxième division, savoure : « Lorsque je suis arrivé, il n’y avait pas beaucoup d’engouement [...]. Mais petit à petit, les gens commencent à venir régulièrement. On commence même à jouer des matches à guichets fermés. »

    Un mécène passionné

    A la base de cette réussite quasi-insolente, il y a un homme : Sergueï Dyadechko. Cet homme d’affaires, réfugié à Monaco en 2012 après une tentative d’assassinat en Ukraine, porte financièrement la Roca Team. « Son importance est forcément immense, puisqu’il a repris le club et a tout reconstruit de A à Z, ou presque, lance Cyril Akpomedah. Il est à la base de tout. C’est un passionné. Sans lui, le club ne serait pas à ce niveau ».

    Sergueï Dyadechko dirigeait également un club à Donetsk, avant de devoir fuir son pays. « Je rêve que la Roca Team soit de nouveau représentée en Europe, expliquait-il en octobre au quotidien L’Equipe. Même si notre première mission reste de nous installer en Pro A, et d’être capables de nous battre pour les play-offs. Je ferai tout mon possible pour que le club grandisse ».

    Jusqu’à susciter de la jalousie dans le monde du basket français ? « Pour le moment, on est encore des petits nouveaux, relativise Amara Sy. Il faudra voir au fur et mesure que les années passent, comment ça évolue. […] C’est vrai que tout va très vite pour nous. On sait que la réussite peut faire des envieux. Mais on jugera de ça au fil des années. » Cyril Akpomedah ajoute : « Avec le temps, je pense que les gens se rendront compte que le club cherche à faire les choses bien. […] L’AS Monaco est comme tous les gros clubs, qui ont beaucoup d’ambition. La seule différence, c’est qu’au lieu d’avoir plein de sponsors, là, une seule personne met les moyens. »

    Demain, l’Europe ?

    Prochaines étapes, être champion de France et briller en coupe d’Europe, ce que font très rarement les clubs français ? « C’est trop tôt pour le dire, sourit avec malice Amara Sy. Si l’équipe a la chance d’évoluer la saison prochaine en coupe d’Europe, elle sera ambitieuse. Je pense que l’équipe bâtira un effectif en conséquence ». Une idée confirmée par les déclarations récentes de Sergueï Dyadechko : « L’important est de voir l’AS Monaco dans quelques années parmi les grands d’Europe. »

    Reste à savoir si la Roca Team ne connaîtra pas le même destin, un peu contrairé,  que son homologue footballistique, reprise par le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev. L'ASM FC avait effectué un recrutement haut de gamme (Radamel Falcao, Joao Moutinho, James Rodriguez, Jérémy Toulalan, etc.) en 2013, avant de vendre ses meilleurs joueurs et de réduire son train de vie, se retrouvant larguée par le Paris Saint-Germain.

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