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    Sports

    Euroligue contre Fiba: le basket européen en pleine scission

    media Un joueur de Limoges (en jaune) et de l'Alba Berlin qui s'affrontent. Une future affiche de Ligue des champions Fiba. PASCAL LACHENAUD / AFP

    La Fiba-Europe, l’instance qui gère le basket-ball européen, a lancé sa nouvelle compétition, la Ligue des champions, ce 21 mars 2016 à Paris. Celle-ci vient concurrencer l’Euroligue et l’Eurocup, des compétitions organisées par une société privée. Les clubs et les fédérations nationales sont sommés de choisir leur camp, sous peine de représailles.

    « Quel numéro de téléphone pour appeler l’Europe ? » Cette question provocatrice, qu’on prête au célèbre diplomate américain Henry Kissinger, moquait le projet d’union politique européenne, dans les années 1970. Mais elle pourrait sortir tout droit de la bouche d’un dirigeant de la NBA, la toute puissante ligue nord-américaine de basket-ball, ce 21 mars 2016.

    Le basket du Vieux continent semble en effet plus que jamais confus et désuni. D’un côté, on trouve la Fiba-Europe, l’instance qui gère la discipline aux yeux du mouvement olympique et sportif. De l’autre, il y a l’Euroligue, une société privée qui organise depuis une quinzaine d’années une compétition de clubs du même nom, la plus prestigieuse de ce côté-ci de l’Atlantique.

    Entre les deux, il y a les pays et leurs clubs affiliés, qui doivent choisir entre l’Euroligue et sa petite sœur l’Eurocup, ou la Ligue des champions (BCL), un nouvel événement lancé ce lundi par la Fiba-Europe.

    La Fiba-Europe matraque sa légitimité

    Pour sa présentation, la Fiba-Europe a choisi la Maison du Sport de Paris, avenue Pierre de Coubertin. Tout sauf un hasard. La confédération européenne de basket a ainsi voulu réaffirmer la légitimité de la BCL. « Les principes fondamentaux de la Basketball Champions League sont d’offrir une compétition juste et ouverte, basée sur le mérite sportif [voir par ailleurs], assure son dirigeant, Marcus Studer, devant un peu moins de 200 personnes. La Basketball Champions League est une compétition facilement compréhensible de tous, que ce soit des amateurs ou des médias ».

    Une critique à peine voilée à l’égard de la nouvelle formule de l’Euroligue, qui devrait être un championnat semi-fermé, un peu à l’image de la NBA. Une compétition que des clubs fortunés, espagnols et russes notamment, seront quasiment certains de disputer chaque année, même en cas de mauvais résultats la saison précédente.

    « Je ne suis pas contre les ligues fermées, lance à l’estrade Nikos Laskaris, le très zélé propriétaire du réputé club grec Aris Salonique. Mais il est temps d’opter pour des changements radicaux. […] Tout changement suppose un risque certes. Mais d’un point de vue financier, je n’en vois pas vraiment. » Il sourit : « Il y a une guerre en cours. Et les deux camps tentent de persuader les équipes que leur projet est le meilleur. Certains le font de manière gentille et d’autres de manière plus souterraine. Mais ça fait partie du jeu ».

    Menaces envers les partisans de l’Euroligue

    Dix ligues nationales sont partenaires et associées financièrement à 50% dans la création de la Basketball Champions League : l’Allemagne, la Belgique, la France, la Grèce, Israël, l’Italie, la Lituanie, la Pologne, la République thèque et la Turquie. Toutes espèrent que la CBL deviendra immédiatement la deuxième meilleure compétition européenne derrière l’Euroligue mais devant l’Eurocup. « On est navré que le Real Madrid, le Barça ou des clubs d’Istanbul ne soient pas là, mais c’est comme ça, déplore Alain Béral, le président d'une Ligue française (LNB) qui a subi bien des tiraillements. Mais il y a déjà quelques noms qui claquent (sic) en Champions League ».

    Quant à ceux qui ont rejoint ou qui compteraient rejoindre la société Euroligue et ses compétitions, ils s’exposent à des sanctions allant jusqu’à l’exclusion, laisse entendre  Jean-Pierre Siutat, le président de la Fédération française (FFBB). « On ne peut pas laisser les clés du basket-ball à cinq ou six clubs qui veulent gérer toute l’Europe, lance-t-il. Des mains ont été tendues pendant des années à quelqu’un (l’Euroligue, ndlr), qui n’en veut pas. Si l’Euroligue existe, tant mieux. Mais elle doit se faire seule. La NBA, elle, se joue seule ». L’Euroligue a de son côté publié un communiqué où elle juge « inacceptable toute forme de pression exercée sur les clubs ».

    Alain Béral espère que la première phase finale (Final Four) de la Ligue des champions aura lieu en avril prochain à Paris. Avec les meilleures équipes du continent ? C'est encore loin d'être certain.


    Euroligue et Champions League: quelles différences majeures ?

    La saison prochaine, l’Euroligue, la plus prestigieuse compétition européenne de basket-ball de clubs, ne se jouera plus à 24 mais 16 équipes. Onze d’entre elles, dont le Real, le Barça, le CSKA Moscou, y participeront chaque année, quelque soit leurs résultats en championnat national. Vingt-quatre autres équipes, un peu moins prestigieuses et fortunées, prendront part à l’Eurocup, avec un petit espoir d’intégrer plus tard l’Euroligue.

    C’est ce système que dénonce la Fiba-Europe, bien décidée à reprendre en partie la juteuse gestion des coupes de clubs. C’est pourquoi elle a présenté ce 26 mars sa Ligue des champions qui s’inspire énormément de l’Uefa Champion League (football). Les clubs s’y qualifieront en grande partie selon leurs résultats et classement en  championnats nationaux.

    La première édition débutera avec des éliminatoires en septembre 2016. Les huit équipes rescapées en rejoindront 24 qualifiées d’office pour une phase de groupes qui démarrera en octobre. Les quatre meilleurs de chacun des quatre groupes seront qualifiés pour des 8es de finale de la BCL. Les demi-finalistes, enfin, se retrouveront dans un seul lieu, du 28 au 30 avril 2017, pour un Final Four qui désignera le vainqueur de la Ligue des champions Fiba.

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