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    L’African Basketball League, une «NBA» à l’africaine?

    media Lors d'un match de l'African Basketball League entre les Warriors et les Stallions de Lagos. Courtesy of African Basketball League

    Le 5 mars 2016 marquait les grands débuts de l’African Basketball League. Cette ligue panafricaine de basket-ball, qui compte trois équipes nigérianes mais aussi une équipe ivoirienne, sénégalaise et gabonaise, espère s’étendre en s'inspirant notamment de la NBA, la référence. Une ambition réaliste ?

    Le 5 mars 2016 va-t-il devenir une date historique dans l’histoire du basket-ball et dans celle du sport africain ? C’est ce jour-là, à Lagos, que s’est disputé le tout premier match de l’African Basketball League (ABL).

    L’ABL est une ligue panafricaine et professionnelle qui réunit six équipes venues de quatre villes : les Islanders de Lagos, les Stallions de Lagos, les Warriors de Lagos (Nigeria), les Ramblers d’Abidjan (Côte d’Ivoire), les Izobe de Libreville (Gabon) et les Rapids de Dakar.

    D’ici quelques années, l’ABL ambitionne de devenir un grand championnat avec des franchises issues d'une quinzaine de pays.

    « Besoin d’un souffle niveau » sur le basket africain

    Derrière ce très ambitieux projet, initié en octobre 2015 et dévoilé le 16 décembre à Lagos, on trouve une demi-douzaine d’amis, avec des profils assez similaires : d’anciens basketteurs et étudiants en Europe et/ou en Amérique du Nord devenus businessmans, souvent dans le domaine du sport, sur le continent africain et ailleurs. « On se connaît pour la plupart depuis une douzaine d’années, parce qu’on organise des camps de basket un peu partout en Afrique, raconte l’un d’entre eux, Lamine Savané, président des Rapids de Dakar. En août dernier, on était à Johannesburg pour le premier match organisé par la NBA en terre africaine. A ce moment-là, on a eu une discussion. On s’est dit que ce serait vraiment bien de voir ce qu’on pouvait faire de nouveau dans le monde du basket africain. »

    Le basket continental est en effet rythmé par le Championnat d’Afrique des nations (Afrobasket), qui a lieu tous les deux ans, et les coupes d’Afrique de clubs. Mais au quotidien, sur le plan national, les compétitions sont plus rares et peu suivies, sauf en Afrique du Nord et en Angola. « On a tous gravité autour d’équipes nationales durant les compétitions africaines. On a senti qu’il y avait besoin d’un souffle niveau, ajoute le Sénégalais Savané. On s’est dit qu’on allait donc se lancer avec six équipes et une saison-test [jusqu'à la mi-juin, Ndlr], pour voir comment ça marche. »

    Pour l’heure, tous les matches ont lieu à Lagos. Les rencontres, diffusées sur les réseaux sociaux, opposent des pros qui gagnent entre 500 et 2 500 dollars par mois, soit entre 300 000 et 1,5 million de francs CFA. Chaque équipe a le droit d’avoir recours à deux joueurs américains seulement. « On crée ainsi pour les joueurs africains un palier intermédiaire entre le basket amateur qui existe aujourd’hui en Afrique subsaharienne et le basket pro qui existe ailleurs », assure Lamine Savané.

    Offrir un spectacle complet, comme en NBA

    Le but de l’ABL est aussi, évidemment, financier. Et ce, en vendant un véritable show. « On ne s’adresse pas qu’aux férus de basket, mais aussi à des gens de la classe moyenne, au papa qui a envie de sortir avec ses enfants, souligne Lamine Savané. On propose ainsi une offre de divertissement nouvelle sur le marché. Certains vont au cinéma ou au théâtre. Alors pourquoi ne pas aller à un match de basket durant lequel il va y avoir tout un spectacle ? » Il ajoute : « Le basket nous sert de prétexte pour mettre en avant des éléments de la culture africaine. Aux Etats-Unis, par exemple, il y a plein d’animations, des pom-pom girls durant les rencontres. Nous, on veut faire la même chose, mais à la manière africaine, avec des artistes locaux. »

    Si les références au modèle américain sont omniprésentes, c’est parce que le patron de l’ABL, le Nigérian Obinna Ezekie, est un ancien joueur de la NBA. Mais pas seulement. « On s’inspire énormément de la NBA, admet Lamine Savané. Parce que plusieurs d’entre nous ont travaillé ou travaillent encore avec des joueurs NBA. […] On ne peut que gagner à s’inspirer de ligues comme la NBA, l’Euroligue, les championnats asiatiques. L’essentiel pour nous est de créer un modèle africain qui correspond à nos réalités. » Il sourit : « Nous sommes les petits frères en quelque sorte. On espère que la NBA et la NBA Afrique vont le voir et venir nous aider en appoint. »

    La NBA et la Fiba-Afrique prudentes

    L’African Basketball League (ABL) assure que la section Afrique de la NBA, dirigée par le Sénégalais Amadou Gallo Fall, voit d’un bon œil l’ABL. Contactée par RFI, la NBA Afrique préfère toutefois rester prudente sur le sujet. Ne serait-ce que parce que l’ABL est en conflit avec la Fédération nigériane de basket-ball sur la légitimé d’un tel tournoi.

    Une forme de concurrence qui a notamment poussé la confédération africaine de basket-ball (Fiba-Afrique) a rédigé un communiqué rejetant l’ABL, le 16 mars dernier. Sans toutefois fermer la porte : « La Fiba-Afrique reste disponible, pour être partenaire de toute Organisation désireuse de contribuer au développement du Basket-ball en Afrique, pourvu qu’elle s’engage à respecter les réglementations et décisions de la Fiba. »

    Des écueils financiers et organisationnels

    Outre d’éventuelles réticences, l’ABL se heurte aussi à des écueils financiers. Rendre la ligue rentable nécessite de nouveaux partenaires, sponsors, prêts à financer autre chose que du football. Chaque équipe se cherche donc des parrains tandis que l’ABL négocierait un accord avec le groupe audiovisuel Trace TV.

    Enfin, il y a aussi les problèmes propres au continent : les distances entre les différentes villes concernées (plus de 3 300 kilomètres entre Dakar et Libreville, par exemple), les difficultés à obtenir des visas, à voyager, etc. Autant d’handicaps pour une ligue qui espère avoir prochainement des franchises au Burkina Faso ou au Soudan…

    « Mais notre but est aussi de mettre en lumière les goulots d’étranglement que sont toutes ces procédures, conclut Lamine Savané. Et notre rêve est de couvrir toute l’Afrique ».

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