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    Sports

    Jeux paralympiques: le tennis de table pour se reconstruire

    media L'Athlète chinois Feng Yanke. Thomas Lovelock for OIS/IOC via AFP

    Le tennis de table fait partie des sports légendaires depuis les premiers Jeux paralympiques en 1960. Cette discipline souvent pratiquée dans les centres de rééducation a conquis pas mal de personnes. A Rio, la compétition dure 10 jours et la Chine est encore une fois la nation qui devrait obtenir le plus de médailles. Reportage.

    De notre envoyé spécial à Rio,

    Huit tables au centre de la salle, des gradins autour, des moments intenses, et des hurlements de joie. Le tennis de table aux Jeux paralympiques reste un des sports de référence où comme chez les valides, les nations asiatiques dominent la discipline. Le ping-pong est sport paralympique officiel depuis Rome en 1960.

    La discipline la plus pratiquée dans les centres de rééducation

    Pour cette discipline, le handicap est classé en onze niveaux de catégories. De 1 à 5 pour les athlètes en fauteuil et de 6 à 10 pour ceux qui jouent debout. La classe 11 est dédiée aux déficients mentaux. Autour des tables, pratiquement tous les handicaps sont représentés mise à part la cécité. On peut par exemple assister aux performances de sportifs dont les membres inférieurs et supérieurs sont atrophiés, souvent par manque d’oxygène au moment de la naissance. Mais le spectacle sportif est garanti et le public de Rio ne s’y trompe pas, il ne cesse d’applaudir.

    « C’est une des disciplines que l’on découvre en premier au moment de faire sa rééducation après un accident qui vous a rendu tétraplégique. Souvent, les gens y prennent goût et quand ils ont le virus, ils se mettent à la compétition », raconte Eric Angles, entraîneur de l’équipe de France qui indique que les critères de sélection sont difficiles au vu du nombre important de pratiquants dans le monde. Le tennis de table agit sur le mental au moment de se reconstruire, car il fait appel « au dépassement de soi » selon Eric Angles. « Il faut être capable d’aller au-delà de ses capacités et apprivoiser le goût de l’effort », ajoute-t-il.

    Sauvé par le tennis de table

    « C’est une discipline historique, il y a eu beaucoup de champions et la Chine est fortement représentée (46 médailles d'or depuis 1960, ndlr). Là-bas c’est le sport numéro 1 et nous sommes portés par la grandeur chinoise », se réjouit le Français Stéphane Molliens, 41 ans, dont c’est la quatrième participation aux Paralympiques et qui compte trois médailles (deux à Pékin en 2008 et une à Londres en 2012). « C’est un des sports les plus accessibles et il y a énormément de possibilités techniques qui permettent la pratique, quels que soient le handicap et les difficultés physiques que l’on peut avoir. Ce qui est bien, c’est que l’investissement financier n’est pas énorme », explique Stéphane Molliens qui s’est entraîné depuis des mois environ 20 heures par semaine pour Rio 2016.

    En termes de possibilité techniques, l’exemple le plus frappant reste celui de l’Egyptien Ibrahim Hamadtou qui a perdu ses deux bras dans un accident et qui joue avec sa raquette dans la bouche. Il lance la balle avec ses doigts de pieds. Ibrahim Hamadtou est la figure tutélaire du tennis de table en handisport.

    Le pongiste français Pascal Pereira-Leal qui vise l'or à Rio représente les déficients mentaux. En 2012 à Londres, après l'obtention de sa médaille de bronze, il avait livré un discours émouvant : « J'espère que vous êtes satisfaits de moi les Français, parce que ce n'était pas facile. J'ai travaillé très, très dur et je repars de Londres avec une belle médaille. » A 33 ans, le numéro 5 mondial croit en ses chances : « J'ai envie de montrer que même lorsqu'on a une maladie, on peut faire de grandes choses. » Sa schizophrénie polymorphe a été détectée à 17 ans. Il a longtemps multiplié des traitements qui se sont révélés inefficaces. Le tennis de table a été son exutoire, sa raison de vivre. Une chose est sûre, le public carioca appréciera ses performances.

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