GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 11 Septembre
Jeudi 12 Septembre
Vendredi 13 Septembre
Samedi 14 Septembre
Aujourd'hui
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Sports

    Jeux paralympiques: le combat de Marieke Vervoort pour l’euthanasie

    media Marieke Vervoort avec sa médaille d'argent obtenue sur le 400 mètres. REUTERS/Jason Cairnduff

    Marieke Vervoort, 36 ans, a décroché samedi 10 septembre la médaille d'argent du 400 m (T52) des Jeux paralympiques de Rio. Si la jeune femme attire l'attention des médias, c'est aussi parce que l'athlète a un autre combat : le droit à l'euthanasie. Ce qu’elle n’envisage pas de faire pour le moment, même si le contraire a été écrit dans la presse.

    De notre envoyé spécial à Rio,

    Marieke Vervoort, qui souffre d'une maladie dégénérative incurable, mettra un terme à sa carrière à l'issue des Paralympiques 2016. Double médaillée il y a quatre ans à Londres (d'or sur 100m et d'argent sur 200m), elle disputera encore le 100 m la semaine prochaine. Dimanche, elle a donné une conférence de presse pour faire une mise au point. En effet, des médias belges avaient annoncé que l’athlète se ferait euthanasier à l’issue des Paralympiques 2016. Ce qu’elle a catégoriquement démenti.

    Encore beaucoup de projets

    « Tout le monde sait que j'ai mes documents depuis 2008 pour une euthanasie. Si je ne les avais pas eus, je me serais suicidée depuis longtemps », a-t-elle confié. « J'ai déjà engagé les préparatifs, comme mon testament. Mais ce n'est pas encore concret. J'ai encore beaucoup de projets. J'aimerais publier un second bouquin et je rêve d'un musée "Wielemie" », en référence à son surnom.

    A Rio, l'attention des médias internationaux à l'égard de Vervoort est énorme étant donné ses positions sur l'euthanasie. « Partout dans le monde, on pense qu'on pratiquera l'euthanasie sur moi après les Jeux. Ce n'est absolument pas ainsi. Cela doit être rectifié », dit-elle.

    « Pour le moment, c’est hors de question. Le droit à l’euthanasie me donne un sentiment de tranquillité. Lorsque le moment viendra où je vivrai plus de jours difficiles, je l’envisagerai. Mais ce n’est pas encore le cas », explique Marieke Vervoort qui pour le moment vit « plus de journées positives que négatives » malgré des moments de douleur qui provoquent même des évanouissements.

    Marieke Vervoort arrêtera la compétition, car son corps ne le supporte plus vraiment. Elle dit avoir été le plus loin possible et va désormais consacrer toute son énergie à sa famille et à ses amis. Elle donnera aussi des conférences pour expliquer sa vie et faire part de son combat pour que l’euthanasie ne soit pas considérée comme « un crime ». « J’envisage la mort comme quelque chose de tranquille. Je veux mourir en paix et entourée des gens que j’aime. Cela ne m’effraye pas ».

    « J’ai peu de choses, mais je suis la personne la plus riche du monde »

    Marieke Vervoort raconte que la procédure pour le droit à l’euthanasie est très compliquée en Belgique et qu’il n’y a rien d’anodin dans sa démarche. « Tu ne signes pas un simple formulaire », lance-t-elle à l’assistance. Elle a dû voir un psychologue pour attester qu’elle était saine d’esprit et trois médecins ont signé les documents.

    « Pour l’instant je repousse mes limites. J’ai une infirmière qui vient chez moi quatre fois par jour. Je n’ai pas la grippe, j’ai une maladie de l’épine dorsale et chaque année cela s’aggrave. Je n’arrive plus à dessiner, ce que j’adorais faire, et je ne vois plus beaucoup, avance celle qui s’adonne au bouddhisme. Qu’est-ce que je vais devenir ? Lorsque j’ai eu une bonne journée, je suis contente. J’ai peu de choses, mais je suis la personne la plus riche du monde ».

    Le 17 septembre, elle entrera sur une piste d’athlétisme pour la dernière fois de sa vie. « Je vais pleurer, car ce sera ma dernière course », concède celle pour qui le sport aura été une « grande part » de sa vie. Avec sa médaille d’argent dans les mains obtenue samedi, elle lâche à l’assistance : « Je vais en profiter et je compte sur vous pour rectifier le tir ». Dont acte.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.