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    Rugby: la fusion Racing 92-Stade Français déjà enterrée

    media Finalement, les clubs franciliens du Stade Français et du Racing 92 ne fusionneront pas. Le projet décrié a été abandonné par les présidents des deux clubs. MIGUEL MEDINA / AFP

    Le projet controversé de fusion entre le Racing 92 et le Stade Français a été soudainement abandonné par les présidents des deux clubs franciliens. La levée de boucliers suscitée par cette union a poussé les dirigeants à revoir leurs plans. L’avenir du Stade Français n’en demeure pas moins très incertain.

    Six jours. Le projet de fusion entre le Racing 92 et le Stade Français, dévoilé à la surprise générale le 13 mars, n’aura pas fait long feu. Ce dimanche 19 mars, peu après 12h30, Jacky Lorenzetti, président du club des Hauts-de-Seine, a annoncé dans un communiqué qu’il « renonce au rapprochement avec le Stade Français Paris, en accord avec Thomas Savare. La fusion n’aura donc pas lieu ». Savare, à la tête de l’autre club parisien, a confirmé la nouvelle dans la foulée.

    Un projet décrié de toutes parts

    J’ai entendu et compris les fortes réticences qu’a soulevées ce beau projet d’union. « En tout état de cause, les conditions sociales, politiques, culturelles, humaines, sportives ne sont pas remplies. Peut-être avons-nous eu raison trop tôt, l’avenir nous le dira », poursuit Lorenzetti. Son homologue Savare ajoute : « J’ai entendu l’émotion, la surprise et l’incompréhension des supporters, des joueurs et des membres de notre association ». « Incompréhension » et de « fortes réticences » apparaissent comme de doux euphémismes tant cette fusion programmée a ébranlé le rugby français.

    La Fédération française de rugby – dont le président, Bernard Laporte, a été entraîneur du Stade Français – s’était vite déclarée « choquée » et « très étonnée » lundi, juste après l’officialisation du projet. La FFR précisait qu’elle n’avait « jamais été consultée ». Mais c’est au sein du Racing 92 et du Stade Français surtout que la fusion a été très mal acceptée. Dans les rangs du club stadiste, on considérait ce projet comme un « rachat » déguisé, les deux dirigeants n’ayant pas caché que cette fusion était dictée par des raisons économiques.

    De l’obstination à la résignation éclair

    La crise ouverte au Stade Français s’est envenimée dès le 14 mars quand les joueurs ont décrété un mouvement de grève illimité qui a notamment eu pour conséquence de reporter les matches de Top 14 Montpellier-Racing 92 et Castres-Stade Français, prévus samedi 18. Un possible forfait pour toute la fin du championnat était même évoqué, ce qui aurait eu des conséquences très importantes pour les autres clubs du Top 14.

    Le rétropédalage soudain du Racing 92 et du Stade Français ramène un peu de calme pour l’heure. Vendredi, pourtant, Jacky Lorenzetti et Thomas Savare semblaient décidés à aller jusqu’au bout. A l’issue d’une réunion de crise, le président stadiste assurait que le projet n’était « pas remis en cause ». En l’espace de quelques jours, voire de quelques heures, tout et son contraire a donc été dit dans cette affaire rocambolesque.

    Que va devenir le Stade Français ?

    L’avortement de la fusion fait des heureux dans les rangs des deux clubs concernés. Le trois-quarts centre Henry Chavancy, arrivé au Racing 92 en 1999, s’est exprimé sur Twitter. Il s’est dit « tellement heureux de (se) dire (qu’il aura) l’occasion de jouer plein d’autres derbys (sic) en ciel et blanc ». Auprès de l’AFP, Pierre Mignoni, entraîneur du club de Lyon, salue aussi cette décision : « Ce sont deux clubs magnifiques, je suis bien content que ce soit clair. J’espère qu’on va continuer à voir le Stade Français au plus haut niveau ».

    René Bouscatel, président du Stade Toulousain, se fait du souci pour l’avenir du club parisien justement. « Avant de se réjouir ou de ne pas se réjouir, il faut savoir ce qui va se passer après », prévient-il. Thomas Savare et sa famille ont racheté le Stade Français en 2011. Depuis deux ans, le dirigeant cherche à vendre le club. Ce projet de fusion représentait une porte de sortie viable. Le futur du club aux 14 titres de champion de France s’inscrit en pointillés.

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