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    Sports

    Roger Federer, la résurrection implacable du «Maître»

    media Le Suisse Roger Federer a battu l'Espagnol Rafael Nadal en finale du Masters 1000 de Miami 2017 (6-3, 6-4). Il devient n°4 mondial. Geoff Burke / REUTERS

    En domptant Rafael Nadal en finale du tournoi de Miami (6-3, 6-4), Roger Federer, qui file sur ses 36 ans, signe un début d’année 2017 grandiose. Le Suisse, désormais 4e mondial, écoute son corps et domine à nouveau la planète tennis. « Le Maître » se retire pendant quelques semaines afin d’être au top cet été à Wimbledon, son tournoi fétiche.

    L’expression « Papy fait de la résistance » ne sied pas vraiment à Roger Federer. Pas parce que sa familiarité peut écorcher les oreilles. C’est plutôt qu’elle ne correspond pas au début d’année 2017 du tennisman. Après l’Open d’Australie en janvier et le Masters 1000 d’Indian Wells mi-mars, le Suisse s’est offert hier, dimanche 2 avril, le Masters 1000 de Miami. Federer fait mieux que résister ; tel un rouleau-compresseur, il écrase méthodiquement la concurrence.

    Injouable depuis janvier

    Rafael Nadal, déjà dominé à Melbourne, a encore mordu la poussière en Floride. Roger Federer a plié la finale en deux sets et un peu plus de 1h30 de jeu (6-3, 6-4). Cela lui fait un bilan de 19 victoires et une seule défaite en 2017, et trois succès consécutifs dans ses confrontations directes avec l’Espagnol, son rival historique. Certes, le ratio général reste largement favorable à Nadal (23 victoires pour lui, 13 pour Federer), l’homme qui a tant fait déjouer l’Helvète. Mais jamais ce dernier n’avait dompté son adversaire trois fois de suite. Ce début d’année 2017 surpasse toutes ses espérances.

    « C’est fou, je ne sais pas comment expliquer le truc », a-t-il confié à propos de ses succès dans les trois tournois les plus importants disputés jusqu’à présent cette saison. « C’est fou, je n’en reviens pas », répète-t-il. Arrêté pendant six mois, de juillet à décembre 2016, pour soigner un genou gauche mal en point, celui qu'on surnomme « le Maître » signe un retour tonitruant sur le circuit. Tombé au 17e rang à l'ATP – son pire classement depuis 2001 – avant l’Open d’Australie, il pointe désormais à la 4e place, devant Rafael Nadal et à un cheveu de son compatriote Stan Wawrinka. Andy Murray (n°1 mondial) et Novak Djokovic (n°2), blessés ou méconnaissables, peuvent se faire du souci.

    « Le come-back le plus impressionnant de l’histoire », d’après Nadal

    Pour 2017, le retour au très haut niveau de Rafael Nadal, pas épargné par les blessures ces dernières années, était attendu. Le « Taureau de Manacor » ne démérite pas, et ses prestations sont prometteuses en prévision des tournois sur terre battue. Mais c’est bien la résurrection de Roger Federer qui agite le monde de la balle jaune. « C’est sans doute le come-back le plus impressionnant de l’histoire du tennis », salue Nadal, beau joueur malgré sa défaite à Miami (l’un des rares tournois qui se refuse à lui).

    Néanmoins, il va falloir être patient avant de revoir le Suisse sur un court. A 35 ans et sept mois, le champion va faire une pause de presque deux mois. « Mon corps a besoin de faire un break, ma tête aussi », a-t-il déclaré. A l’écoute de son organisme, Federer se méfie de la terre battue avec laquelle son genou avait un rapport « vraiment bizarre l’an dernier ». « Rester le plus loin possible de la terre battue ne peut pas être une mauvaise chose », juge le vétéran expérimenté.

    Il rêve d’un huitième sacre à Wimbledon

    Federer reviendra en mai-juin pour Roland-Garros, le deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison. Vainqueur en 2009, « Rodgeur » ne viendra pas pour faire de la figuration. Mais le tournoi parisien, royaume de Nadal (9 victoires sur les 13 dernières éditions), n’est pas l’objectif principal du Suisse, qui se focalise sur le Grand Chelem suivant. « Wimbledon est le prochain grand rendez-vous. C’est là que ma saison va vraiment commencer, même si cela peut paraître étrange de dire ça maintenant. Mais cela a toujours été clair dans mon esprit », confirme-t-il.

    Sept fois vainqueur sur le gazon londonien (un record partagé avec l’Américain Pete Sampras), Roger Federer veut écrire une nouvelle page de sa légende en juillet prochain, à l’aube de ses 36 bougies. Puis, il y aura l’US Open et le Masters… Ainsi, l’homme aux 18 titres du Grand Chelem va se ménager pour aborder l’été dans les meilleures conditions. Mais le Suisse n’est pas guéri de sa boulimie. Avec ses 91 titres en carrière, il est le 3e joueur le plus titré derrière Ivan Lendl (94) et Jimmy Connors (109). Federer vise la barre des 100 titres : « Je ne vais pas aller sur des petits tournois pour atteindre ce chiffre. Je ne choisis pas tournois les plus faciles ». « Le Maître » a parlé ; il s’éclipse pour revenir encore plus fort. La saison estivale s’annonce palpitante.

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