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    Sports

    Trois livres à dévorer sur le cyclisme

    media Le peloton du 103e Tour de France. FRANCK FIFE / AFP

    Comme chaque année, avec les premiers coups de pédale sur le Tour de France, les écrits sur le cyclisme fleurissent. Un ouvrage est consacré à Eddy Merckx qui fait partie des plus grands coureurs de la planète. Avec «En roue libre, le vélo sur la sellette», des acteurs du monde du vélo se confient. Enfin, l’écrivain italien revisite le Tour d’Italie 1949 et s’intéresse au duel Bartali-Coppi.

    Le Cannibale, par William Fotheringham, édition Talent sport

    Avec un palmarès éloquent de près de 500 victoires, Eddy Merckx fait partie des plus grands coureurs de la planète. Il est au cyclisme ce que Pelé est au football et Mohamed Ali à la boxe. Il a dominé son sport dans les années 70. Aujourd’hui, William Fotheringham consacre un ouvrage sur la vie du « Cannibale » à travers le témoignage de tous ceux qui ont vécu l’épopée d’Eddy Merckx. Le Belge sera d’ailleurs fêté en 2019 puisque les organisateurs du Tour de France ont décidé que l’édition 2019 partira de Bruxelles pour célébrer le cinquantenaire de sa première victoire dans la Grande Boucle, lui qui en compte cinq. Également vainqueur du Tour d'Italie à cinq reprises et trois fois champion du monde, Eddy Merckx était le « boss » du peloton. « Dans une classique, vous étiez content de finir deuxième derrière lui », raconte son compatriote Frans Verbeeck. Pendant des années, le monde du vélo a assisté à la domination inexorable de Merckx devenu au fil du temps une icône de son sport. Merckx raconte entre autres que c’est la passion qui l’a animé tout au long de sa carrière, comme lorsqu'il a voulu remporter un 6e Milan-San Remo. « A l’école on m’a demandé ce que je voulais faire. J’ai répondu 'coureur cycliste' », relate-t-il, ajoutant que faire de sa passion un métier est « la plus belle chose qui puisse arriver ».

    En roue libre, le vélo sur la sellette, Tana édition

    Sous forme de questions-réponses, des acteurs anciens ou actuels du cyclisme se livrent. On y retrouve le Français Romain Bardet, monté sur la deuxième marche du podium 2016 du Tour de France ou encore Chris Froome, vainqueur sortant. Chacun s'y livre pour le plus grand bonheur des amateurs de cyclisme, toujours enclins à essayer de comprendre ce qui anime leur choix pour la souffrance sur un deux roues. « Je suis dans la quête d’un accomplissement à travers ce que j’aime au quotidien. Mon vœu est de finir ma carrière en n’ayant rien à regretter », admet Romain Bardet. Avec une victoire sur le Tour, tu te retrouves dans la lumière, tout le monde veut une part de ton temps (…) une partie de mon succès vient du fait que je ne me suis pas emballé à ce niveau-là. Je suis coureur et je me concentre là-dessus », avoue Chris Froome qui va tenter de remporter une quatrième Grande Boucle sans avoir gagné aucune course cette saison.

    « Mon pic de forme, je dois l’atteindre au mois de juillet, là où tout va se jouer », confie de son côté l’Espagnol Alberto Contador, double vainqueur du Tour et qui a fait de l’édition 2017 « une priorité ». Compétiteur acharné quelle que soit la course, El Pistolero s’est vu destituer de sa victoire dans le Tour 2010 après un contrôle antidopage positif. Depuis, il est à la recherche de ce troisième titre.

    Celui qui a fait rêver la France avec ses deux épopées de dix jours en Jaune en 2004 et 2011, Thomas Voeckler, revient sur ses Tours de France qui ont marqué sa carrière. « J’étais un bon coureur, champion de France en titre (en 2004), j’avais gagné des courses, mais j’ai été propulsé au-delà du peloton. Ça m’a permis d’avoir une petite notoriété et de vivre une superbe aventure », indique celui qui va participer à sa dernière course avant de mettre son vélo au clou au soir de son quinzième Tour de France.

    Sur le Giro 1949 par Dino Buzzati, Éd. So Lonely

    C’est un monument de la littérature sportive que les éditions So Lonely ont décidé de republier. Sur le Giro 1949, rédigé jour après jour tout au long du 32e Tour d’Italie par Dino Buzzati, reste un des ouvrages de référence sur le cyclisme. L’auteur du Désert des Tartares s’est emparé de la petite reine pour raconter ce duel mythique entre Gino Bartali et Fausto Coppi, alors stars du cyclisme de l’époque et que le public adulait ou détestait. Son livre se lit comme un roman, avec une écriture jubilatoire qui fait place au souci du détail et ressemble à une tragédie antique. Les chroniques de l’écrivain italien pour le compte du Corriere della Serra nous transportent de la Sicile à Milan, dans cette Italie qui allait connaître la Dolce Vita, après le désastre de la Seconde Guerre mondiale. « Ce sont les derniers, les déshérités, les affligés, les parias, les inconnus toujours à la limite dangereuse du temps maximum », écrit-il à propos des sans-grade finissant l'étape à l'arrière du peloton. Dans son reportage en immersion, Dino Buzzati mêle l’ordinaire et l’extraordinaire.

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