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    Qui est Dana White, troisième homme du combat Mayweather-McGregor?

    media Dana White, le président de l’Ultimate Fighting Championship, sépare son protégé Conor McGregor (à droite) et le boxeur Floyd Mayweather. Harry How / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

    Dana White est président depuis 2001 de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus puissante fédération d’arts martiaux mixtes (MMA). Cet Américain de 48 ans s’est bâti une fortune et une immense popularité grâce à cette discipline spectaculaire mais décriée dans plusieurs pays. Le combat de son « poulain » Conor McGregor face au boxeur Floyd Mayweather devrait le propulser un peu plus encore sur le devant de la scène.

    Avec ses 4,74 millions d’abonnés sur Twitter, aucun président de fédération sportive au monde ne semble arriver à la ceinture de Dana White. Question « notoriété », le président de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus puissante fédération d’arts martiaux mixtes (MMA) au monde, n’est même pas si loin de son poulain devenu poule aux œufs d’or, Conor McGregor (5,5 millions d’abonnés).

    Cet Américain de 48 ans, figure emblématique du MMA, a certes du chemin à faire avant de rattraper Floyd Mayweather sur les réseaux sociaux (7,41 millions d’abonnés). Mais une victoire de McGregor sur le boxeur, dans la nuit du 26 au 27 août à Las Vegas, pourrait propulser un peu plus cet entrepreneur autodidacte devenu richissime sur le devant de la scène.

    L’hommage de Floyd Mayweather

    De fait, Dana White est presque toujours à proximité des deux protagonistes depuis que ce combat hors norme entre une des légendes de la boxe anglaise et McGregor a été officialisé. Lors des points presse, cet homme au crâne lisse « checke » ostensiblement l’un et l’autre où les sépare lorsque le ton monte trop entre eux. Comme s’il était le troisième acteur de ce show…

    Le 16 juillet, même l’hyper égocentrique et arrogant Floyd Mayweather, l’homme aux 49 victoires et 800 millions de dollars de gains, a rendu un hommage appuyé à Dana White, après s’être ouvertement moqué de lui quelques mois plus tôt : « Dana, je ne pourrais jamais te manquer de respect. Je te connais depuis 21 ans. Tu as réalisé un travail de fou avec cette entreprise (l’UFC). Et j’ai envie de continuer à te voir grandir. »

    Une victoire pour Dana White et l’UFC

    Pour White, cet affrontement « à 1 milliard de dollars » est évidemment une nouvelle victoire, même s’il s’en défend. « C'est un combat que les spectateurs à travers le monde voulaient voir, expliquait récemment l’intéressé. A terme, il n'y en aura pas d'autre de cette magnitude, aucun sport ne sortira vainqueur ».

    Le MMA, discipline en plein essor mais interdite dans plusieurs pays, est pourtant encore considéré avec un certain mépris dans le monde du sport.

    Un business qui se porte bien

    Sur le terrain financier, Dana White et sa fédération n’ont en tout cas rien à envier à d’autres disciplines. En juillet 2016, WME-IMG, une agence californienne omniprésente à Hollywood et dans le sport professionnel, est devenue actionnaire majoritaire de l’UFC contre 4 milliards de dollars. Malgré ce deal, White, qui est actionnaire minoritaire à hauteur de 9 à 10%, a conservé son poste.

    C’est un nouveau tour de force de la part de cet homme qui a pris le contrôle de l’UFC en 2001, contre 2 millions de dollars seulement, grâce à l’apport financier d’un ancien copain de lycée (Lorenzo Fertitta) ayant fait fortune dans les casinos, à Las Vegas.

    Un « self made man », fan de Donald Trump

    Dana White, qui est connu pour son soutien à Donald Trump, a le profil du self made man. Ce fils d’une infirmière et d’un employé de bureau, est en effet issu d’une famille modeste venue de la côte Est.

    C’est au Nevada, après sa scolarité, qu’il trouve sa voie après avoir effectué plusieurs petits boulots, comme videur, ouvrier, portier, maître d’hôtel… A partir du milieu des années 1990, Dana White donne en effet des cours de boxe et de fitness dans des salles de sport à Las Vegas. Un franc succès.

    Il rencontre ainsi Chuck Liddell et Tito Ortiz, deux combattants de MMA, qui lui font découvrir cette discipline en plein essor. Un sport qu’il va promouvoir pendant 17 ans, sur toute la planète, à coups de galas, de diffusions télé en pay-per-view, d’émissions de téléréalité hyper populaires.

    Une personnalité controversée

    Cette « success story » n’est toutefois pas exempt de polémiques. En 2011, June White, la mère de Dania White, a publié une biographie non-autorisée et assassine où elle décrit son fils comme « un tyran vindicatif », « égocentrique, autocentré et cruel ».

    Ce dernier peut en tout cas se montrer brutal, surtout lorsqu’on critique sa gestion des combattants sous contrat avec l’UFC. Ce qu’il admettait en juin dernier dans une interview accordée au site d’info sportive, lequipe.fr. « Vous savez, on parle de l'économie du monde des combats, ce n'est pas un endroit où tout le monde est gentil et poli. Je ne dirige pas Microsoft. » Non, mais son entreprise semble bien parti pour régner sur l'univers des arts martiaux comme la firme de Bill Gates l'a fait sur celui de l'informatique.

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