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    Tour de Lombardie: Vincenzo Nibali à l’assaut de son deuxième «monument»

    media Vincenzo Nibali lors du Tour d'Italie en 2017. Luk BENIES / AFP

    Visiblement très en forme, Vincenzo Nibali a terminé le mardi 3 octobre à la troisième place des Trois Vallées Varésines qu’il avait remportés en 2015. Le 8 octobre, il sera un des prétendants au titre de la 111e édition du Tour de Lombardie. Un « monument » qu’il lui est revenu en 2015.

    Le Tour de Lombardie, dernier « Monument » de la saison cycliste avec Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège,  consacrera-t-il une nouvelle fois Vincenzo Nibali ?

    Le coureur italien vise, après 2015, la victoire sur cette course prestigieuse convoitée par les grimpeurs, ceux qui sont habitués au classement général sur les Grands Tours. Il l’avait dompté à l'époque en solitaire grâce à une attaque en descente, à 17 kilomètres de l'arrivée. L'Espagnol Dani Moreno et le Français Thibaut Pinot, successivement deuxième et troisième, n’avaient pas réussi à recoller.

    Celui qui a vaincu les trois Grands Tours (France, Italie et Espagne), comme Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Alberto Contador, fait toujours preuve d’une aisance diabolique dans les descentes, une qualité nécessaire pour s’imposer une nouvelle fois sur le Tour de Lombardie, créé en 1905.

    « J'ai toujours aimé attaquer »

    Amoureux de son sport, Nibali ne peut se réserver qu’à une seule course. Il est présent une grande partie de l’année quand les autres ont déjà l’esprit à la saison prochaine. Celui qu'on surnomme le « Requin de Messine » est encore sur le pont alors qu’il est monté à la troisième place du podium du Tour d’Italie en mai et à la deuxième du Tour d’Espagne en septembre.

    En début de saison, il peut prendre part à Milan-San Remo, à l’Amstel Gold Race, à la Flèche Wallonne ou encore à Liège-Bastogne-Liège, son « rêve », qu’il avait failli toucher du doigt en 2015 avec une deuxième place, rattrapé dans le dernier kilomètre.

    Nibali peut déclencher les hostilités partout : sur les pavés (ancien vététiste), dans la montagne, sur le plat et bien évidemment dans les descentes. « J'ai toujours aimé attaquer, je ne suis pas rapide au sprint et je n'ai pas d'autre choix, expliquait le champion italien lors de son sacre sur le Tour de France en 2014. Je suis prêt à saisir la moindre occasion. »

    On lui a souvent reproché de ne marcher qu’à l’instinct. Parfois, ses attaques lui ont valu des malheurs, comme lors de cette descente à tombeau ouvert lors de la course olympique de Rio, en 2016. Nibali y avait laissé une clavicule dans le final, à 12 kilomètres de l'arrivée, alors qu'il était en tête de la course.

    « Il y a quelque chose de solennel, de noble, d'ecclésiastique dans ce personnage »

    « Il se plaît dans l'offensive, il aime le mouvement. Et puis, c'est un coureur qui est présent toute la saison. Je me souviens l'avoir vu attaquer trois fois dans Milan-San Remo. Il a une part d'humeur que personne ne peut modifier, c'est un modèle ancien », avait raconté le journaliste Philippe Bruel, spécialiste du cyclisme italien pour le journal L’Equipe.

    « Il y a quelque chose de solennel, de noble, d'ecclésiastique dans ce personnage. Il a ce teint basané des peintures de Goya. Il ne dit jamais de mal de personne, il est toujours d'humeur égale. Il est serein », avançait dans les colonnes du Télégramme le journaliste italien Gianni Mura, qui a plus de 40 Tours de France et d’Italie à son actif.

    Fils de commerçants siciliens, Nibali a rejoint la Toscane à l’âge de 16 ans afin d'intégrer le GS Mastromarco, l'un des plus grands clubs amateurs italiens. Un peu plus d’une quinzaine d’années plus tard, celui qui a symbolisé le renouveau du cyclisme italien part à l’assaut de son deuxième « monument ».

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