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    Sports

    Tour du Rwanda: Alleluia Joseph Areruya !

    media Le Rwandais Joseph Areruya. Photo: Tour du Rwanda / Mjrka Boensch Bees

    Joseph Areruya a remporté le Tour cycliste du Rwanda 2017 ce dimanche 19 novembre. A 21 ans, il signe la quatrième victoire consécutive pour les coureurs rwandais, après Jean-Bosco Nsengimana en 2015 et Valens Ndayisenga en 2014 et 2016.

    Bien malin qui aurait pu dire quel coureur rwandais avait le plus de chance de s’imposer sur le Tour du Rwanda cette année. L’un des deux vainqueurs des trois dernières éditions, Valens Ndayisenga le tenant du titre ou Jean-Bosco Nsengimana à la tête de l’équipe nationale rwandaise ? L’un des espoirs du cyclisme local, Samuel Mugisha meilleur grimpeur l’an-passé, ou Joseph Areruya, second en 2015 et au pied du podium du dernier tour ?

    D’autant plus difficile à dire, que les deux premiers n'ont pas démérité. « Bosco » le premier, en remportant le prologue dans les rues de Kigali. Valens le dernier, en s’adjugeant la huitième et dernière étape, toujours à Kigali.

    Joseph Areruya, ou le triomphe de la jeunesse

    Mais entre les deux, alors que Samuel Mugisha perdait rapidement trop de temps pour rester dans la course, celui que l’on a vu tous les jours, ou presque, est Joseph Areruya. Ou Alleluia, car en kimi-rwanda, on ne fait pas vraiment la distinction entre les r et les l.

    Joseph Areruya, ou le triomphe de la jeunesse, a construit sa victoire au lendemain du prologue avec un raid solitaire de trente kilomètres. Seul, il résiste au retour du peloton et accroît même l’écart jusqu’à la ligne, à Huye dans le sud du pays. « La machine », c’est son surnom dans le peloton, montre sa force pour s’emparer en costaud du maillot jaune. Pour finalement le perdre vingt-quatre heures plus tard, à l’issue d’une étape très mal gérée sur le plan tactique, qui a profité au Suisse Simon Pellaud.

    Les cadors rwandais ont tous voulu montrer leurs muscles en sortant les uns après les autres et le Suisse, comme il le confie sur la ligne d’arrivée, l’a joué « à l’expérience » en faisant la différence en descente. Areruya n’a plus son maillot et il a l’air tout penaud.

    La jouer collectif !

    Dès lors, il y a eu une réunion de crise chez Team Dimension Data for Qhubeka, l’équipe sud-africaine qui lui a permis de courir en Europe en 2017. On se parle et on décide que face à Pellaud, très seul – il n’a plus que 2 équipiers – il faut se montrer patient et surtout, la jouer collectif.

    Joseph Areruya, vainqueur d’une étape du Tour d’Italie Espoirs, le Baby Giro, cette année, apprend vite. Il commence par remporter une deuxième étape, au sprint cette fois-ci. Avant de prendre la bonne échappée sur la route vers Nyamata le lendemain. La bonne échappée pour lui, parce qu’il est accompagné de deux de ses coéquipiers. Et c’est main dans la main avec l’un d’entre eux, l’Erythréen Metkal Eyob qu’il franchit la ligne d’arrivée après avoir distancé tous ses rivaux et repris son maillot.

    Pour le garder jusqu’à Kigali, continuant même de prendre des secondes supplémentaires à ses poursuivants au fil des jours. Comme à Rwamagana, petite ville de l’est du Rwanda, où il a sa maison et où il a fait ses débuts dans le club local « Les Amis Sportifs de Rwamagana. » Des « amis sportifs », tout comme la famille de Joseph, où le père était également coureur, alors que son jeune frère de 16 ans promet déjà, d’après son entourage.

    Joseph Areruya (en jaune), âgé de 21 ans, court pour l'équipe réserve de Dimension Data. Photo: Tour du Rwanda/ Mjrka Boensch Bees

    Une première sous pression

    Cela n’empêche pas Joseph Areruya de connaître une dernière frayeur dans l’ultime étape. Une crevaison qui oblige ses coéquipiers à rouler fort pour le ramener dans le peloton et finalement franchir la ligne d’arrivée sans dommage.

    Sur le podium protocolaire, le jeune homme a encore du mal à sourire après sa première victoire sur le Tour du Rwanda. Il n’est pas tout à fait libéré de la pression qu’il s’est mise tout au long de la course.

    « C’était dingue aujourd’hui confie-t-il après la cérémonie protocolaire. Un grand jour. J’avais peur de ce qui pouvait m’arriver, mais maintenant je n’ai plus peur, car j’ai le maillot jaune ! C’était un tour très dur. Dans la deuxième étape, j’ai perdu le maillot et c’était difficile à vivre, mais nous avons travaillé tous ensemble pour le reprendre, et toute l’équipe est heureuse aujourd’hui. » Forcément réservé quand il doit s’exprimer en anglais face à la presse internationale, il est plus prolixe quand il peut recourir au kimi-rwanda avec les journalistes locaux.

    Pour son directeur sportif chez Dimension Data For Qhubeka, Andrew Smith, le garçon est : « ouvert et calme en dehors du vélo. » Il ajoute : « Sur le vélo il est très fort, c'est un coureur monstrueux, une vraie machine. » La machine, la bête, ce sont d’ailleurs les surnoms dont on l’affuble dans le peloton local. Pas encore en Europe, malgré ses débuts prometteurs dans l’équipe réserve de Dimension Data.

    « L’an prochain, on continue avec Joseph, affirme Andrew Smith. Pour le faire progresser sur, et en dehors, du vélo. Il a commencé six ou sept ans plus tard que la plupart des coureurs européens. Il a donc beaucoup de choses à rattraper, mais il a commencé cette année. » Le coach Sud-Africain conclut : « Et sa victoire d’étape sur le Tour d’Italie Espoirs démontre qu’il peut devenir performant .» Alleluia Areruya.

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