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    Sports

    JO-2018: la Russie suspendue, ses sportifs autorisés sous drapeau olympique

    media Le président du CIO Thomas Bach annonce, le 5 décembre, la suspension de la Russie pour les JO 2018. Denis Balibouse/Reuters

    Le Comité international olympique (CIO) a annoncé, ce 5 décembre, la suspension de la Russie pour les Jeux olympiques d'hiver 2018 après les révélations sur le dopage institutionnalisé lors de la précédente édition en 2014. Les sportifs et sportives russes pourront toutefois concourir sous drapeau olympique et « sous conditions strictes ».

    La décision du Comité international olympique était très attendue, ce mardi 5 décembre. A 65 jours de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang en Corée du Sud (du 9 au 25 février), la Commission exécutive devait trancher sur l'épineuse question de la participation de la Russie à l'événement.

    Le jugement a été rendu peu après 19h30: la Russie est suspendue, mais ses athlètes pourront participer sous drapeau olympique et « sous conditions strictes ».

    La Russie punie après la découverte d'un vaste système de dopage

    A Lausanne en Suisse, le président du CIO Thomas Bach a ouvert dès 9h00 la réunion de la Commission exécutive. Ses 14 membres ont écouté les arguments de la délégation russe, menée par le président du comité olympique national, Alexander Zhukov, ainsi que par Evgenia Medvedeva, 19 ans et double championne du monde de patinage artistique. La jeune femme, qui vise la médaille d'or à Pyeongchang, a pris la parole face au CIO pour défendre les intérêts de son pays.

    La Russie était menacée d'exclusion depuis les révélations du rapport McLaren en juillet 2016. Commandée par l'Agence mondiale antidopage (AMA), cette enquête a révélé l'existence d'un système de dopage institutionnalisé mis en place par la Russie entre 2011 et 2015 et particulièrement lors des Jeux olympiques d'hiver 2014, qui se sont tenus à Sotchi. L'Etat russe et les services secrets, le FSB, étaient aussi impliqués.

    Depuis, 25 sportifs et sportives russes présents à Sotchi ont été disqualifiés, et le pays a perdu un tiers des médailles remportées (soit 11 sur 33).

    «Une attaque sans précédent contre l'intégrité des Jeux olympiques»

    Le CIO, après avoir écouté la délégation russe, a donc pris la décision de suspendre la Russie tout en autorisant ses sportifs et sportives à participer aux prochains Jeux sous drapeau olympique et « sous conditions strictes ». « Il s'agit d'une attaque sans précédent contre l'intégrité des Jeux olympiques et du sport. La commission exécutive du CIO, a pris des sanctions proportionnées au regard de la manipulation systémique, tout en protégeant les athlètes propres », indique Thomas Bach dans un communiqué.

    La suspension de la Russie pour des raisons liées au dopage est une grande première dans l'histoire de l'olympisme. Par ailleurs, le CIO a annoncé le bannissement à vie des JO de Vitali Moutko, vice-Premier ministre russe, longtemps en charge des Sports.

    Le CIO suit la même logique que la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), qui avait découvert plus tôt d'autres cas de dopage parmi les athlètes russes. En novembre 2015, l'IAAF avait suspendu la Fédération russe d'athlétisme mais avait autorisé ses athlètes à participer aux Jeux olympiques d'été de Rio en 2016 et aux Mondiaux d'athlétisme de Londres en 2017 sous la bannière olympique.

    Le dilemme de Vladimir Poutine

    Le 1er décembre, Vitali Moutko avait dénoncé un complot contre son pays: « Il s'agit d'une tentative de présenter (la Russie) comme un axe du mal, mais c'est parce que nous sommes une grande puissance sportive. »

    Le président russe Vladimir Poutine, lui, se retrouve face à un dilemme. Mi-octobre, le maître du Kremlin avait mis la pression en déclarant que bannir son pays ou obliger ses représents à participer sous drapeau neutre constituerait « une humiliation » et « ferait du mal au mouvement olympique ».

    A trois mois de l'élection présidentielle, Vladimir Poutine n'a donc que deux options: accepter la décision du CIO ou boycotter l'événement olympique, comme l'URSS le fit lors des JO d'été 1984 à Los Angeles en pleine Guerre froide. Thomas Bach n'envisage pas cette possibilité: « Un boycott n'a jamais rien résolu », estime-t-il, en rappelant que « (nous) autorisons les athlètes russes propres à participer ».

    Vladimir Poutine le 23 novembre 2017. Sputnik/Reuters

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