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    Sports

    Cyclisme: Christopher Froome, l’asthmatique qui brille sur un vélo

    media Le Britannique Chris Froome, vainqueur de la Vuelta, le 10 septembre 2017. REUTERS/Susana Vera

    Le salbutamol, produit pour lequel Chris Froome encourt une sanction en raison d'une concentration excessive dans ses urines détectée lors du Tour d'Espagne 2017, est la substance couramment utilisée pour soigner l'asthme, affection dont souffre une part importante de sportifs et notamment de cyclistes.

    Le Britannique Chris Froome, quatre fois vainqueur du Tour de France, a subi un contrôle antidopage qui a révélé une concentration de salbutamol (anti-asthmatique) deux fois supérieure au seuil autorisé, lors de sa victoire dans la Vuelta en septembre dernier.

    Froome, 32 ans, s'est immédiatement défendu pour justifier la concentration de salbutamol trouvée dans ses urines. Dans un communiqué, le Britannique a assuré avoir « suivi les conseils du médecin de l'équipe » Sky pour augmenter son dosage face à une aggravation de son asthme. Dans le monde, 235 millions de personnes sont asthmatiques, ce qui représente 5% des adultes et 10% des enfants.

    L'asthme, un vrai casse-tête pour les autorités sportives et l’antidopage

    Depuis avril 2000, le code antidopage du mouvement olympique a fixé des concentrations urinaires limites pour le salbutamol (Ventoline) : plus de 100 ng/ml signerait un usage stimulant et plus de 1 000 ng/ml un usage anabolisant. La prise d'anabolisants, par voie orale ou par piqûre, augmente la masse musculaire, diminue la masse grasse et favorise la récupération après l'effort.

    La question de l’asthme et du sport reste toujours d’actualité et est un vrai casse-tête pour les autorités sportives et l’antidopage. Comment peut-on performer quand on a des problèmes respiratoires ? Ou alors, l’athlète s'est-il tourné vers un médecin complaisant pour valider des tests et obtenir une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) pour traiter un asthme inexistant.

    Ce qui est certain, c’est qu’au-delà de 1 000 ng/ml, le texte précise que la concentration « sera présumée ne pas être une utilisation thérapeutique intentionnelle ». En d'autres termes, cela pourrait être un dopage déguisé puisque le salbutamol à haute dose possède des effets anabolisants. « A moins que le sportif ne prouve par une étude de pharmacocinétique contrôlée que ce résultat anormal est bien la conséquence de l'usage d'une dose thérapeutique (par inhalation) », ajoute le règlement. Lors des Jeux olympiques de Pékin, en 2008, 658 athlètes en avaient obtenu une autorisation pour l’inhalation de salbutamol, soit plus de 6 % des participants. Depuis 2010, la consommation de salbutamol par voie orale ne nécessite plus d’AUT.

    Beaucoup de sportifs sont asthmatiques

    « Mon asthme s'est accentué durant la Vuelta, donc j'ai suivi les conseils du médecin de l'équipe pour augmenter mes doses de salbutamol. Comme toujours, j'ai pris les plus grandes précautions pour faire en sorte de ne pas dépasser la dose permise », assure Chris Froome qui a réalisé en 2017 le doublé Tour de France - Tour d'Espagne.

    « La Ventoline améliore la respiration même chez les non-asthmatiques. Une simple bouffée vasodilatatrice augmente la consommation d'oxygène de 0,3 litre », rappelle le Dr Jean-Pierre de Mondenard, historien et spécialiste de l'antidopage qui expliquait en juin dernier les ambiguïtés liées à l'asthme dans le sport. « Si vous êtes asthmatique, cela peut vous pénaliser et vous pouvez vous retrouvez avec des performances moindres. Cela démontre en tout cas que le salbutamol est efficace. Avec toutes les magouilles qui existent dans le sport de haut niveau, je ne suis pas certain à 100 % que Froome soit réellement asthmatique », raconte-t-il à RFI. « Il faut recruter les champions dans les hôpitaux », ironise-t-il.

    « Il est de notoriété publique que j'ai de l'asthme et je connais exactement les règles. J'utilise un inhalateur pour ménager les symptômes (toujours dans les limites permises) et je sais que je suis évidemment testé chaque jour que je porte le maillot de leader », avance Chris Froome, assurant qu'il fournirait à l'Union cycliste internationale (UCI) « toute information qu'elle demandera ».

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