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    Coupe du monde 2018: le Pérou rêve d’un exploit face aux Bleus

    media Le joueur chilien Paolo Guerrero, surnommé le «Prédateur», a encore faim d’exploits... REUTERS/Stefan Wermuth

    Dos au mur après sa défaite inaugurale face au Danemark (1-0), la Blanquirroja doit absolument l’emporter face à la France, ce jeudi, pour conserver ses chances de qualification en huitièmes de finale du mondial. Au Pérou, tout le monde veut croire au miracle.

    Après 36 ans d'attente pour participer à un Mondial, le Pérou ne s’imagine pas une seule seconde quitter la Russie prématurément. La traversée du désert a été trop longue, et les désillusions trop fréquentes, pour s’arrêter de rêver au premier obstacle. Pourtant, celui qui se présente ce jeudi sur le chemin des Incas est de taille. Face à la France, le Pérou n’aura pas le droit à l’erreur : il faudra l’emporter. Si la Blanquirroja ne fait pas office de favori, elle a tout de même de bonnes raisons d'y croire.

    Un pays uni derrière sa sélection

    En premier lieu, le Pérou peut compter sur le soutien indéfectible et inestimable de ses supporters. Le 15 novembre dernier, les images de liesse des fans de la Blanquirroja, après la qualification pour le Mondial russe, avait fait le tour du monde. Le pays s’était alors embrasé le temps d’une nuit et le gouvernement n’avait pas hésité à décréter un jour férié pour célébrer ce moment de communion inoubliable.

    Depuis, ce vent de folie n’est jamais vraiment retombé. Au contraire. A Lima, dans la capitale vêtue de blanc et rouge depuis la qualification, l’engouement est si spectaculaire que les supporters sont même parvenus à faire trembler la terre. En effet, lors du premier match face au Danemark, les alarmes sismiques de la ville se sont déclenchées lorsque l’arbitre a accordé un penalty au Pérou. Un fait rare qui illustre à merveille la passion des Péruviens pour cette Coupe du monde. « La fièvre du mondial se vit à 100% ici. Je vous défie de trouver un Péruvien qui n’est pas enthousiasmé par la compétition, raconte Edi, un supporter. Nous sommes si heureux, c’est la fête tous les jours ici. »

    « On veut que ça continue, il faut battre la France, renchérit Nicolas. Tout le pays est derrière la sélection, on peut le faire ». Ce jeudi en Russie, le Pérou pourra compter sur un stade largement acquis à sa cause face aux Bleus. Des dizaines de milliers de fans Incas sont attendus à Ekaterinbourg, alors que les supporters français, eux, ne devraient pas être plus de 2 000.

    Un collectif bien huilé

    Si la Blanquirroja est parvenue à reconquérir le cœur de tous les Péruviens, elle le doit en grande partie à son entraineur, Ricardo Gareca. Depuis que l’Argentin a pris les commandes de la sélection péruvienne, en mars 2015, le grand technicien aux cheveux longs et à la silhouette élancée a tout simplement révolutionné l’équipe. Et ses résultats parlent pour lui : avant sa défaite face au Danemark lors du premier match du mondial, le Pérou restait sur une impressionnante série d’invincibilité de quinze matchs et une belle 11e place au classement Fifa.

    Dans le jeu, la Blanquirroja a aussi retrouvé de sa splendeur. Les hommes de Gareca ont remis au goût du jour le fameux toque péruvien, basé sur le jeu court et rapide. Un football qui enchante les fans de la sélection et qui suscite le respect de beaucoup de nations sud-américaines.

    Enfin, les observateurs avisés du football péruvien louent une complicité unique entre les joueurs en interne et une rage de vaincre à toute épreuve. Face aux Bleus, les Péruviens se présenteront donc avec des certitudes et ne manqueront pas d’armes pour bousculer les hommes de Didier Deschamps. « Il faut battre la France, nous sommes encore en vie », a ainsi déclaré le capitaine de la sélection, Paolo Guerrero, pour remotiver les siens.

    Guerrero, l’icône du Pérou sera bien présent

    Véritable idole du peuple péruvien, personne ne sait mieux que lui se tirer d’une situation bien mal embarquée. Initialement suspendu quatorze mois pour dopage par le Tribunal arbitral du sport (TAS), il a finalement obtenu le droit de participer au Mondial au terme d’un long et douloureux combat qui a mobilisé tout le Pérou, mais aussi le monde du foot.

    Meilleur buteur de l’histoire de la sélection inca avec 35 réalisations, Guerrero sera l’atout numéro un du Pérou face aux Bleus. Il est d’ailleurs attendu par ses supporters comme le messie : « Il n’y a que lui qui peut nous faire gagner. Il a déjà prouvé qu’il pouvait réaliser des miracles », assure Monica, fan de l’athlétique avant-centre péruvien. Si ses performances sportives et sa personnalité ont d’ores et déjà érigé Guerrero au rang de héros national, celui qu’on surnomme le « Prédateur » a encore faim d’exploit. La France est prévenue, le capitaine emblématique de la Blanquirroja est prêt à sortir les crocs pour faire rêver encore un peu plus longtemps un Pérou survolté par le Mondial.

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