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    Sports

    Saransk, petite ville-hôtesse du Mondial 2018 déjà nostalgique

    media Saransk est une des villes hôtes de la Russie pour le Mondial 2018. Juan BARRETO / AFP

    A 500 km de Moscou, Saransk, capitale de Mordovie, accueille son dernier match jeudi 28 juin avec deux équipes déjà éliminées, la Tunisie et le Panama. Pour cette Coupe du monde, la cité s’est transformée. Demain soir, elle dira adieu au Mondial 2018.

    Saranks, envoyé spécial au Mondial

    La jeune marchande de boissons, qui a placé son petit kiosque en forme de poupée russe sur une place pas très loin de l’église de l’apôtre Jean - l’un des bâtiments les plus anciens de la ville, datant du XVIIe siècle dans le style baroque de Moscou -, se souviendra très longtemps de ce Mondial 2018. Surtout, elle gardera en mémoire la ferveur des supporteurs péruviens et colombiens qui lui ont permis au passage de « gagner pas mal d’argent ».

    « Nous sommes fiers d’avoir reçu autant de monde »

    Avec un stade flambant neuf, des nouvelles tours d’habitations, un vrai aéroport et de multiples aménagements urbains, Saransk a fait peau neuve. Loin de l’agitation de Moscou, cette ville d’environ 500.000 d’habitants a tenté de profiter au maximum de la fête du ballon rond.

    « Nous sommes fiers d’avoir reçu autant de monde », dit Mikhaïl, jeune homme au physique imposant, tatoué sur les deux bras et employé dans le théâtre de la ville. Quand on lui demande qu’elle est la spécificité de la ville, il répond du tac au tac : « La gentillesse des gens. Pour accueillir le Mondial, on a construit deux grands hôtels, et surtout rénové des routes et des bâtiments, comme l’université principale », explique-t-il.

    Mais que va devenir cette enceinte de 44.000 places (ramenées à moins de 30.000, après le démontage de certaines tribunes), entourée de nouveaux immeubles multicolores, alors que la ville ne possède qu’un club de troisième division ? Mikhaïl espère que des investisseurs seront intéressés pour monter une équipe avec de « grands joueurs ».

    Saransk plutôt connue pour ses colonies pénitentiaires

    On ne sait pas si Gérard Depardieu, acteur français, qui tenait le rôle majeur dans le film Cyrano de Bergerac, que toute la population semble connaître ici, serait prêt à financer du foot dans sa ville d’adoption. Le citoyen russe a une adresse à Saransk. « Un trois pièces », nous précise un chauffeur de taxi. Mikhaïl, lui, a déjà eu l’honneur de serrer la main de la star française !

    Mais la région de Saransk est surtout connue pour ses colonies pénitentiaires héritées de l’époque soviétique où ont été enfermées les Pussy Riot, groupe de punk rock féministe russe, originaire de Moscou. La région possède aussi une industrie de caoutchouc qui fabrique des tuyaux exportés dans le monde entier. L’accueil du Mondial dans ce coin de Russie reste de toute évidence une décision politique. Ici, lors des dernières élections présidentielles, Vladimir Poutine a recueilli près de 85 %. L’emplacement géographique a aussi compté dans la balance pour éviter aux supporteurs de trop longs déplacements.

    « On va ressentir un vide au lendemain du dernier match »

    « On a vu du monde, on a très bien travaillé et on va certainement ressentir un vide au lendemain du dernier match », confie une serveuse dans un des restaurants les plus courus du centre-ville, le Big Pig. Pour l’occasion, plusieurs employés devant obligatoirement parler anglais ont été recrutés, et l’établissement restait ouvert toute la nuit les soirs de matchs.

    Ville assez calme, Saransk devrait se souvenir longtemps de son Mondial et peu importe le résultat entre la Tunisie et le Panama. La plupart des habitants n’aspirent qu’à une chose : déambuler une dernière fois dans les rues pour profiter des concerts gratuits en plein air, et saluer leurs derniers hôtes avant de dire adieu au Mondial.

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