GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 12 Octobre
Samedi 13 Octobre
Dimanche 14 Octobre
Lundi 15 Octobre
Aujourd'hui
Mercredi 17 Octobre
Jeudi 18 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Sports

    Mondiaux de basket-fauteuil: Grace Wembolua, éloge de la différence

    media Grâce Wembolua. Photo: FÉDÉRATION FRANÇAISE HANDISPORT

    Les Championnats du monde de basketball en fauteuil auront lieu du 16 au 26 août 2018, à Hambourg, en Allemagne. La France sera présente avec son équipe féminine et la benjamine Grace Wembolua, déjà sur parquet lors des Jeux paralympiques de Rio en 2016. Portrait d’une jeune femme déterminée.

    « J’ai choisi le basket-fauteuil pour pratiquer avant tout avec mes copines. Ça m’a plu, je me suis fait repérer et à partir de là, l’histoire avec ce sport a débuté ». D’une simple phrase, Grace Wembolua esquisse la relation privilégiée qu’elle a avec son sport, elle qui est au Pôle France Handibasket de Talence à côté de Bordeaux, d'où sortent les meilleurs basketteurs en fauteuil de l'Hexagone.

    Les Paralympique de Rio 2016 encore dans la tête

    Cet été, c’est du côté de Hambourg qu’elle essayera de faire son « maximum » lors des Mondiaux. Très stressée au début de sa carrière, la jeune femme, 22 ans, ira en Allemagne pour « prendre du plaisir individuellement en faisant de mon mieux ».

    Grace Wembolua qui s’entraîne au minimum une fois par jour, a déjà connu l’ivresse des grandes compétitions. En 2016, elle participait aux Paralympique de Rio. Encore aujourd’hui, elle a bien du mal à atterrir tellement l’évènement fut intense.

    « Deux années plus tard, je n’ai toujours pas réussi à faire le bilan. C’est un souvenir magique. On a quand même vécu un quart de finale et encaissé une défaite très sévère face aux Etats-Unis dès le début. C’est un mélange d’émotions très particulières. Jouer devant un public fourni, être dans le village olympique, rencontrer des gens, c’était beaucoup trop à la fois », raconte-t-elle. Quatre années après ses débuts, elle était déjà dans le grand bain.

    Le regard des autres difficile à supporter

    Mais n’allez pas croire que tout a été simple pour Grace Wembolua qui n’avait que 4 ans lorsque sa mère et son frère ont péri dans un incendie criminel. Elle devra se faire amputer des deux jambes.

    « Le regard des autres est quelque chose de difficile à supporter. J’ai du mal avec les regards un peu trop insistants, ça me dérange. Mon handicap peut passer inaperçu, sauf si je décide de me mettre en jupe ou en short », dit-elle.

    Au début, lors de la pratique de son sport, elle avait du mal, imaginant ce que l’on pouvait penser d’elle et de son handicap. « Une fois que le match était commencé, c’était plus simple. Aujourd’hui je suis heureuse, car  je rencontre des gens qui admirent ma discipline et qui oublient mon handicap », avance l’athlète. Souvent, pour Grace Wembolua, la performance prend le dessus. Mais son sport est avant tout une passion, et non un défouloir. Un plaisir devenu en quelque sorte sérieux.

    « J’arrive à faire oublier que je suis différente »

    « Mon objectif c’est clairement Tokyo 2020. Je m’entraîne pour. Je veux revivre cet évènement des Jeux paralympiques et ne plus encaisser de lourdes défaites ! Et je ne parle pas de Paris 2024, ce serait incroyable d’être à domicile. »

    « Dans la vie de tous les jours, je crois que les gens voient en moi plutôt la personne que le handicap. J’ai une personnalité qui fait que j’arrive à faire oublier que je suis différente », reconnaît-elle.  « Le plus dur pour moi, ce n’est pas d’avoir perdu mes deux jambes, mais ma mère et mon frère. Je me fiche de marcher avec de fausses jambes. Mais une mère et un frère, ça ne se remplace pas. On n’efface pas le souvenir de voir mourir sa famille sous ses yeux. Je vis avec comme je peux. Personne ne peut se mettre à ma place », dit-elle avec pudeur.

    La plus jeune de l’équipe de France, qui a aussi participé à des Championnats d’Europe, est aussi passionnée de musique et de chant. Elle devrait savourer ces Mondiaux et on espère que les années qui viennent sauront la combler.

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.