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    France

    La Ryder Cup, c’est toute une histoire!

    media Tout est prêt pour l'édition parisienne qui débute le 28 septembre. ®RyderCup

    La Ryder Cup, 42e édition, aura lieu du 25 au 30 septembre sur le parcours du golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, juste à côté de Paris. Classé parmi les événements sportifs les plus médiatiques au monde, sa popularité en France n’est pas flagrante. Tout comme le golf en général ? Sébastien Brochu, journaliste spécialisé dans le domaine, s’est lancé dans un cycle de conférences sur l’histoire de la Ryder Cup. Un moyen efficace pour saisir les enjeux et l’importance d’un tel événement.

    « La Ryder Cup est une compétition méconnue du grand public et même les golfeurs la connaissent peu ! Pour eux, c’est presque comme une découverte quand je fais mes conférences dans les clubs de golf. » Sébastien Brochu est journaliste pour Golf Magazine et auteur aux éditions Hachette du Grand livre Hachette du golf, il explique qu’en apprenant que cette compétition allait se dérouler tout à côté de Paris, il s’est senti une mission et a pris son « bâton de golfeur ». Fort de sa formation de comédien, mais aussi avec la certitude que l’évènement parisien va faire du bruit, il raconte : « Je suis passé de l'écrit à l’oral. C’est un évènement avec un audimat mondial impressionnant. En 2014, à Gleneagles, en audience cumulée, on parle de près d’un milliard de téléspectateurs ! » La Ryder Cup (forte des audiences américaines, européennes et asiatiques qui font le plein) est souvent classée comme le troisième événement sportif le plus regardé au monde après la Coupe du monde de football et les JO. Alors parler d’un sport qu’il adore est maintenant devenu sa marque lors de shows-conférences intitulés « La merveilleuse histoire du golf ».

    Enthousiaste et pédagogue, le dorénavant conférencier Sébastien Brochu explique : « Vous allez voir, c’est une bonne manière de comprendre le golf ! Car historiquement dans ce sport, tout se déroulait en match play, à un contre un, comme pour un match de boxe. » Au terme de 18 trous, voire moins, un vainqueur se détachait. Ce sport était à l’époque et demeure toujours une manne pour les parieurs (ce n’est pas un hasard si Tiger Woods relance le principe de ces journées sportives particulières à Las Vegas lors du prochain Thanksgiving). Au XIXe siècle, « l’Ecossais Allan Robertson, considéré comme le premier golfeur professionnel, était un champion incontesté de ce type de duel. La légende prétend qu'il n’en a jamais perdu un seul ! Mais à son décès, il fallait lui trouver un remplaçant. Alors a été organisée pour la première fois une compétition pour sélectionner le futur champion. Faute de leader affirmé, tous les meilleurs joueurs se sont alignés pour jouer le parcours en stroke play (tous les coups sont comptés et le meilleur score gagne à la fin). C’est ainsi qu’a été inventé en 1860 le British Open,  premier tournoi de golf au monde ! » Du match-play, comme au bon vieux temps du golf, c’est exactement ce qu’on va voir durant cette Ryder Cup et ça va être spectaculaire. La composition des équipes sera officielle le mercredi 5 septembre.

    Lors de l'édition écossaise à Gleneagles en 2014. ® Thomas Bourdeau / RFI

    L'âge d’or de la Ryder Cup débute alors...

    La première Ryder Cup quant à elle s’est déroulée un peu plus tard en 1927 et opposait une équipe américaine contre une équipe anglaise. « Initiée par les Américains, c’est une compétition qui s’est concrétisée grâce à l’apport du riche marchand de graines anglais Samuel Ryder », puis sont arrivés des joueurs écossais et irlandais pour renforcer l’équipe anglaise qui perdait tout le temps contre les Américains après la guerre 39-45. Et ce n’est qu’en 1979 que l’immense joueur américain Jack Nicklaus, dépité de voir la Ryder Cup perdre de son importance et également ennuyé de lutter contre des joueurs britanniques en méforme, proposa, magnanime, à l’Europe de se réunir. Bingo ! Et la nouvelle équipe européenne s’est imposée dès 1985 forte de l’époustouflant Severiano Ballesteros, mais aussi du métronomique allemand Bernhard Langer et deux autres golfeurs Espagnols redoutables (Pinero et Canizares). Les Européens faisaient désormais parler la poudre, remportaient les duels et la compétition de retrouver un nouveau souffle, avec pour la première fois des Américains vacillant sur les greens. Depuis lors, les Européens ont remporté 11 fois le trophée et les Américains 8. L'âge d’or de la Ryder Cup débute alors et ne perdra plus jamais en éclats sportifs, avec à l’appui des retransmissions télévisées qui captivent le public.

    Un joueur français était présent en 2014, Victor Dubuisson. ® Thomas Bourdeau / RFI

    Car sur le parcours, et durant les trois journées de compétition, la Ryder Cup représente une manière de jouer dans une ambiance très différente des tournois policés habituels. L’édition de 1991 a été surnommée la « guerre de la côte », c’était en bord de mer en Caroline du Sud, en 1999, on a eu droit à la bataille de Brookline qui a été émaillée de débordements peu familiers à ce sport de gentlemen.

    C'est l'Europe du golf contre les Etats-Unis, on vous dit... ® Thomas Bourdeau / RFI

    Le public est nombreux, globalement bon enfant et foncièrement chauvin. Les rivalités historiques entre les continents se règlent autant sur qu’autour des fairways. Au départ du trou numéro un, chaque joueur a droit à un chant personnalisé et des hola à chaque coup d’essai. Bref c’est drôle et joyeux, un côté golf vintage qui séduit tout le monde et la bière coule à flot dès potron minet. « La Ryder Cup a transformé ce sport à la réputation archi guindée en quelque chose d’un peu plus spectaculaire voire distrayant, avec un véritable suspense au bout des trois jours de compétition », insiste Sébastien Brochu. RFI suivait l’édition 2014 sur les terres d’Ecosse.

    « Au début du siècle, chaque joueur avait droit à un sandwich au poulet »

    Autre particularité de cette compétition dans un sport où l’argent est roi (Tiger Woods a longtemps été le sportif le mieux payé au monde), les golfeurs des deux continents s’opposent gratuitement. « Au début, chaque vainqueur avait droit à 25 dollars et un sandwich au poulet arrosé au champagne », nous explique en souriant Sébastien Brochu. Gageons qu’ils seront mieux restaurés à Paris, adresse golfique inédite qui fait le sel de la compétition à venir. Seule l’Espagne auparavant avait obtenu le privilège d’accueillir l’événement en 1997 à Valderrama. Car l’Europe du golf selon la Ryder Cup se jouait traditionnellement en Angleterre,  Ecosse ou Irlande, le Brexit avant l’heure... Notre expert nous explique : « Pour la France, le pari était loin d’être gagné face aux candidatures des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Suède, de l’Espagne ou du Portugal ». C’était sans compter sur le talent de négociateur de Pascal Grizot, chef d’entreprise et président du comité Ryder Cup France, qui a sorti une carte maîtresse en guise de crowdfunding, et ce sont les licenciés golfiques qui ont payé la moitié des 40 millions d’euros du budget ! Un budget resté stable. Les prochains jours de compétition affichent déjà complet « avec 62 000 spectateurs attendus par jour additionnés aux 8 000 sur place, cela fera 70 000, un record absolu ! » s’enthousiasme Sébastien Brochu.

    « Faire reconnaître ce sport et de recruter des golfeurs »

    Le parcours de Saint Quentin en Yvelines a été, dès sa création, pensé pour la compétition. On parle de championship course avec une architecture paysagée qui permet d’utiliser le relief comme un stade. « L’Etat a versé 10,7 millions d’euros de subventions dont une grande partie a été utilisée pour remodeler parfaitement le parcours, et il est maintenant souple comme un vieux links (les parcours en bord de mer si typiques des côtes écossaises ou irlandaises) ! », s'émerveille-t-il. « Si les joueurs ne touchent rien, ni la fédération ni le comité non plus, les grands gagnants sont les propriétaires de la compétition : Ryder Cup Europe LLP (European Tour et les associations de pros anglais et européens) et la PGA aux Etats-Unis. Mais les retombées sont estimées à 350 millions d’euros pour la FFG, 150 en direct et 200 en revenus indirects. Avec aussi l’ambition de faire reconnaître un peu mieux ce sport et de recruter de futurs golfeurs… »

    Le trou numéro un du Golf National. ®RyderCup
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