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    En France, le monde du sport s’inquiète d’une nouvelle baisse budgétaire

    media Le Français Kevin Mayer, actuel champion du monde du décathlon, fait partie des sportifs qui interpellent le gouvernement à prpos du budget des sports. REUTERS/Matthew Childs

    Sous fond de grogne du mouvement sportif, le budget du ministère des Sports baisserait pour la deuxième année consécutive. Il passerait de 481 à 451 millions d’euros, en raison de prévisions de dépenses surévaluées en 2018. La nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, tente de calmer les acteurs du sports français qui ont interpellé le président Emmanuel Macron et les élus de la nation.

    « On a vraiment assez d'argent pour travailler aujourd'hui ». La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a tenté ce vendredi 19 octobre de rassurer le monde sportif, qui s'inquiète d'une baisse des moyens consacrés par l'Etat à six ans des JO de Paris 2024.

    Jeudi 18 octobre, environ 380 sportifs français ont adressé une lettre ouverte sur le site internet du Parisien au président Emmanuel Macron. « La France accueillera les Jeux olympiques de Paris 2024 avec un objectif de 80 médailles », rappellent-ils. « Tokyo, c’est demain, sans oublier les Jeux de Pékin pour les sports d’hiver en 2022 ! L’annonce de la suppression de 1 600 cadres techniques d’Etat d’ici 2022 et la réduction du budget sport pour 2019 sont contradictoires avec l’objectif des performances attendues et désastreuses pour l’héritage qu’on laissera aux nouvelles générations. »

    Le sport, un investissement pour la société

    Aujourd’hui, c’est au tour du quotidien L’Equipe de publier une lettre  signée des présidents de fédérations et d’autres champions aux « élus de la Nation », demandant que « le sport » ne doit plus être « considéré comme une charge mais comme un investissement ». On peut aussi lire : « Bénévoles, sportives et sportifs, championnes et champions, nous sommes une opportunité pour la France ! »

    Dans une lettre de cadrage envoyée fin juillet au ministère des Sports, Matignon avait fixé le budget 2019 à 450 millions d'euros (hors investissements pour les JO de Paris 2024) contre 480 millions en 2018, en baisse pour la seconde année consécutive.

    « Ce budget ne va pas baisser, c'est un affichage des chiffres qui dit ça », explique la ministre au micro de France Info. Le ministère avait expliqué dès le départ que le budget était « préservé », car une dépense avait été surévaluée dans le budget de l'année précédente. Ce budget avait déjà baissé de 30 millions d'euros dans la loi de Finances 2018. La baisse des moyens, conjuguée à des craintes de suppressions des cadres d'Etat qui interviennent dans les fédérations, ont mis le monde du sport sous tension depuis plusieurs mois. En septembre, le comité olympique français (CNOSF) avait déjà lancé une pétition en ligne, qui approche aujourd'hui les 250 000 signatures.

    « Avant d'être ministre, moi aussi j'aurais signé cette pétition »

    « Je pense qu'avant d'être ministre, moi aussi j'aurais signé cette pétition, c'est comme avoir envie qu'il fasse beau tous les jours et qu'il y ait de la neige quand on va au ski. C'est normal qu'ils fassent entendre leur voix (...) tout ce que je peux leur dire, c'est que je vais dans le même sens qu'eux », déclare Roxana Maracineanu.

    Depuis un an, et malgré l'élan attendu par l'attribution des Jeux olympiques à Paris en 2024, les annonces de diminutions budgétaires, la fin des emplois aidés, utiles aux clubs amateurs, et les craintes de suppressions de postes ont fortement crispé les relations entre les acteurs du monde sportif et le gouvernement.

    « On est en train d'assécher le mouvement sportif et de tuer une politique publique en direction de la pratique sportive », dénonce Marie-George Buffet, ancienne ministre des Sports (1997-2002), ce vendredi sur France Info. « Nous avons obtenu les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. On nous a dit, "c'est formidable". On aura trois millions de licenciés en plus, c'est l'objectif, 80 médailles, c'est le deuxième objectif. Et en même temps, on baisse le budget des Sports pour 2018 de 7% et on veut le rebaisser de plus de 6% pour 2019 », dit-elle.

    Le président de l'association des Directeurs techniques nationaux, Philippe Bana, explique de son côté que ce n’est « vraiment pas le moment de tuer le sport ». « C'est une cure d'austérité au moment où on part vers les Jeux olympiques de 2024 avec un allant, un espoir pour la jeunesse française, l'idée que le sport est un facteur de santé, d'éducation, de performance, de représentation internationale », avance-t-il.

    En France, le budget du sport est actuellement de 0,13% par rapport au budget de la nation.

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