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    Mustapha Berraf: «Rendre l’ACNOA plus performante»

    media L'Algérien Mustapha Berraf en 2016. (Photo by Mark Runnacles/Getty Images for ANOC)

    Mustapha Berraf, 64 ans, est l’un des quatre candidats à l’élection du/de la président(e) de l’Associations des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), le branche du Comité international olympique (CIO) sur le continent, qui aura lieu fin novembre 2018 à Tokyo. L’Algérien, qui assume la fonction de président par intérim depuis un an, assure que l’ACNOA n’est pas en crise et qu’il faut surtout la rendre plus performante.

    RFI : Mustapha Berraf, pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à la présidence de l’Association des présidents de Comité nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) ?

    Mustapha Berraf : Ça fait un peu plus de vingt ans que je baigne totalement dans les valeurs de l’olympisme. J’ai servi l’olympisme africain avec toute la loyauté nécessaire. Le départ de Monsieur Lassana Palenfo, dont j’ai été vice-président pendant trois mandats, a précipité ma candidature. J’ai estimé avoir une vision claire de ce que pouvait être l’ACNOA en tant qu’association encore plus respectueuse et plus performante. Avec mes camarades, on a discuté de cette question. Et on s’est mis d’accord pour que je sois candidat et que nous entrions dans une ère de gestion plus participative.

    Vous inscrivez-vous dans la continuité ou dans la rupture avec l’action du président sortant, l’Ivoirien Lassana Palenfo, en poste depuis 2005 ?

    Naturellement, je m’inscris dans la continuité, mais avec peut-être quelques aménagements qui doivent permettre de rendre l’ACNOA plus performante. Comme vous le savez, notre siège à Abuja au Nigeria emploie un certain nombre de personnes. Il faut que ce personnel soit rentable pour l’ACNOA.

    Je compte aussi développer une nouvelle forme de management, avec des relations de partenariat encore plus bénéfiques pour tous les partenaires : les confédérations sportives, les gouvernements, etc. Des relations responsables et durables et qui soient exclusivement au profit des athlètes.

    Ça ne veut pas dire que tout ce qui a été réalisé par Monsieur Palenfo doit faire l’objet d’une rupture. On doit faire dans la continuité avec une amélioration conséquente des techniques managériales et avoir une vision qui permet de bâtir une ACNOA plus performante. […]

    Vous êtes président par intérim de l’ACNOA depuis presqu’un an. Cette expérience est-elle un argument pour convaincre les électeurs ?

    […] J’ai fait cette année d’intérim dans de très bonnes conditions. J’ai apporté des ajustements structurels, qui ont permis de faire des économies substantielles. Et, du point de vue de la gestion, je pense que mes camarades ont pu noter de bonnes améliorations et qu’il y avait un réel souci de sauvegarder les actions et programmes de l’ACNOA, aux plans économique, moral et politique. […]

    Pouvez-vous brièvement nous résumer les principaux autres axes de votre programme ?

    Il faut tout d’abord renforcer nos relations avec tous les partenaires comme le Comité international olympique, l’Association des comités nationaux olympiques (ACNO), les gouvernements, les confédérations sportives, les fédérations internationales sportives… Il s’agira aussi d’avoir une meilleure représentativité de nos compétences.

    Il faudra que la pratique sportive soit davantage vulgarisée, partout en Afrique, car on connaît son importance pour la santé.

    L’environnement et les questions humanitaires feront également partie de nos priorités. […]

    Le CIO a par ailleurs confié à l’Afrique l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse 2022, au Sénégal. C’est une reconnaissance de la capacité de l’Afrique à organiser un événement mondial. Il est donc temps que nous nous mettions tous à niveau et que nous nous attelions à professionnaliser la gestion des produits et biens de l’ACNOA. Il faut aussi introduire de nouveaux produits et de nouveaux programmes qui soient commercialisables. Des produits et programmes qui bénéficient d’un vrai sponsoring, et pas seulement de mécénats.

    Il s’agira de rendre plus attractives nos manifestations sportives. Nous avons frappé un grand coup avec les Jeux Africains de la Jeunesse. Et nous avons réussi à mettre en œuvre avec le Maroc, en l’espace de quelques mois, les Jeux Africains 2019, qui auront lieu à Casablanca et à Rabat. C’est une performance. […]

    Dans notre programme, il y a aussi un intérêt à apporter de l’espoir aux réfugiés, ainsi qu’aux jeunes sportifs qui tentent de s’exprimer dans des zones de conflits. […]

    Aux JO 2016, les délégations africaines ont gagné 45 médailles dont 10 en or. Si vous êtes élu président, quel objectif fixez-vous pour le continent à Tokyo, en 2020 ?

    Pour être honnête avec vous, je pense que cela relève du travail et des efforts des athlètes ainsi que de celui des techniciens africains. Je ne vois pas pourquoi au sein d’une association comme la nôtre on s’arrogerait les résultats des athlètes.

    Je suis un ancien athlète. J’ai figuré dans toutes les sélections [de l’équipe nationale de basket-ball d’Algérie, Ndlr] durant une douzaine d’années. Et je peux vous dire que ce n’est pas le responsable de la fédération ou de la confédération qui m’a fait gagner ou perdre un trophée.

    Notre rôle ne doit pas se situer à ce niveau-là. Nous devons, en revanche, apporter toute l’aide et tout le soutien nécessaires pour que les techniciens et les athlètes puissent faire leur travail dans de bonnes conditions.

    A mon avis, ce genre d’objectif ne peut pas être fixé par l’ACNOA puisque chaque comité national olympique est responsable de ses athlètes. Le rôle de l’ACNOA est vraiment d’aider les athlètes à s’épanouir, dans de bonnes conditions.

    Comment jugez-vous la situation actuelle de l’ACNOA, après plusieurs mois de tensions ?

    Nous n’avons pas eu de tensions depuis un an. Nous sommes dans une logique d’intérim, avec une concertation permanente de tous les membres du Comité exécutif. Les informations sont immédiatement répercutées auprès de tous les membres de l’Assemblée générale et auprès de tous les membres du mouvement sportif africain. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas eu de soucis, ni entre nous, ni avec nos pairs, pour faire fonctionner l’ACNOA.

    Ceux qui disent que l’ACNOA est dans une situation difficile espèrent peut-être avoir l’adhésion des quelques personnes qui n’ont pas connaissance de la situation. Je peux vous assurer du fait que, depuis mon intérim, nous n’avons eu aucun souci. Les procédures suivent leurs cours normalement, les relations sont empreintes de cordialité et les décisions sont prises en toute démocratie. […]

    Propos recueillis le 31 octobre 2018,

    Mustapha Berraf, le changement dans la continuité

    Mustapha Berraf est une personnalité incontournable de l’olympisme en Algérie et sur le continent. Vice-président de l’ACNOA depuis 2005, cet ancien basketteur a travaillé étroitement avec le président sortant, Lassana Palenfo, durant plus de dix ans.

    Ce dirigeant expérimenté entend toutefois donner un nouveau souffle à une ACNOA secouée suite à l’invalidation de la réélection de Palenfo et à la prise de distance de ce dernier.

    Depuis près d’un an, l’Algérien assure l’intérim à la tête de l’instance. Il a notamment validé l’accord entre l’ACNOA, l’union des confédérations sportives africaines et surtout l’Union Africaines concernant la gestion des Jeux Africains.

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