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    Sports

    Hamad Kalkaba Malboum: «Rétablir la confiance au sein de l’ACNOA»

    media Le Camerounais Hamad Kalkaba en février 2017. VALERY HACHE / AFP

    Hamad Kalkaba Malboum est l’un des quatre candidats à la présidence de l’Association des comités nationaux olympique d’Afrique (ACNOA). L'élection aura lieu fin novembre à Tokyo. Il avait été écarté du scrutin remporté par le patron sortant, l'Ivoirien Lassana Palenfo, en mai 2017. Mais le Tribunal arbitral du sport a donné raison au Camerounais en mai 2018 et ordonné un nouveau vote auquel ce dernier se présente finalement.

    RFI : Hamad Kalkaba Malboum, vous avez été écarté de la course à la présidence de l’ACNOA, en 2017. Vous avez défendu vos droits devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui vous a donné raison en mai 2018. Pourtant, vous avez attendu plusieurs mois avant d’officialiser votre candidature pour l’élection de novembre 2018. Pourquoi avoir attendu ?

    Hamad Kalkaba Malboum : […] Je ne pouvais pas me présenter tant que le Tribunal arbitral du sport n’avait pas pris de décision. Et je ne pouvais pas le faire tant que les règles du jeu n’avaient pas été clarifiées, suite aux mesures prises par l’Assemblée générale à Prague qui a mis en place une structure de gouvernance pour l’ACNOA. […]

    J’avais jusqu’au 29 octobre pour déclarer ma candidature. Je n’étais pas dans une course contre la montre. […] J’ai voulu faire durer mon plaisir et prendre une décision réfléchie, mûre et ferme.

    On va évoquer votre programme dans le détail. Mais avant toute chose, qu’est-ce qui fait que, à vos yeux, vous êtes le meilleur candidat à la présidence de l’ACNOA ?

    Je me juge comme quelqu’un qui a toujours participé à des compétitions. Et lorsqu’on est préparé à aller à une compétition, on est dans les meilleures dispositions pour la remporter. J’ai été athlète, j’ai été handballeur en équipe nationale du Cameroun. C’est cet esprit qui a toujours guidé ma façon d’aborder une compétition.

    Donc, je ne sais pas si je suis le meilleur candidat. Mais j’y vais avec la conviction que je peux gagner cette élection.

    Pouvez-vous brièvement nous résumer les principaux axes de votre programme ?

    Mon programme s’articule autour de cinq axes principaux.

    J’ai tout d’abord envie de rétablir la confiance au sein de l’ACNOA, par une attitude de vérité et de transparence.

    J’ai également envie d’orienter ma démarche vers un engagement pour la grandeur du sport africain.

    Et puis, je voudrais intéresser davantage de partenaires qui pourraient nous aider à réaliser le programme que nous avons conçu.

    Je pense qu’en Afrique il faut renforcer la collaboration avec les gouvernements ainsi qu’avec les organisations non-gouvernementales qui s’intéressent à l’activité sportive comme moyen de promouvoir ses valeurs.

    Il faudrait par ailleurs que l’ACNOA ait une marque connue de toute la jeunesse sportive africaine et dans le monde entier. Cette marque doit être fondée sur les valeurs africaines authentiques.

    Mais je compte d’abord sur ma longue expérience de plus de 40 années, en tant que dirigeant sportif, que je considère comme un atout.

    J’ai opté totalement pour la bonne gouvernance dans la mesure où toutes les organisations internationales sont très attachées à cette dimension.

    Mais en fin de compte, il faut que le sport africain soit performant. Nous nous sommes réjouis, après les Jeux olympiques de Rio, d’avoir gagné 45 médailles. Mais notre potentiel est beaucoup plus important que ça et doit nous amener à concurrencer de grandes nations comme les Etats-Unis ou la Russie.

    Ce sont ces ambitions futures que je nourris pour l’ACNOA.

    Si vous êtes élu président, quel objectif aurez-vous pour les JO 2020 de Tokyo ?

    Je souhaiterais qu’on dépasse les 50 médailles, pour être réaliste. Alors, ce n’est pas en une année qu’on va réaliser des miracles. Mais le processus est en cours. J’avais moi-même été pionnier en la matière, pour Rio 2016. En fait, j’avais mis en place un processus de détection, de sélection, de préparation des athlètes, surtout centré sur les sports individuels. Et, au sortir de Rio, nous avons récolté 45 médailles.

    A cette époque-là, je n’avais à ma disposition que 600.000 dollars. Je crois que cette fois-ci l’ACNOA dispose d’un million de dollars. Et on a un peu plus de temps devant nous.

    Il faut mettre en place un programme qui complète les bourses distribuées par Solidarité olympique [un organisme du Comité international olympique qui soutient les athlètes, Ndlr], par la Confejes [Conférence des Ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie, Ndlr] et par les pays des athlètes.

    L’ambition, au final, c’est de faire en sorte que chaque pays membre de l’ACNOA puisse aller à Tokyo avec un athlète qualifié et pas seulement grâce à une invitation reçue au titre de la représentativité universelle.

    Comment jugez-vous la situation actuelle du mouvement olympique africain, compte tenu de toutes les divisions observées depuis l’épisode de Djibouti ?

    Même dans une famille il peut y avoir des moments de déchirement. Pour moi, la page est complètement tournée. J’ai eu la possibilité de parler, même avec ceux qui ont injustement pris des mesures contre moi. […]

    Je n’ai pas de préjugés particuliers. Je ne suis pas non plus animé par un esprit de revanche. Pour moi, la page est tournée. Ça fait partie de la vie d’un sportif de vivre des choses comme celle-là. L’essentiel, c’est de servir l’Afrique et le sport et de réunir tous ceux qui l’aiment.

    Vous inscrivez-vous dans la rupture avec l'action du président sortant de l’ACNOA, Lassana Palenfo ? Ou, au contraire, vous inscrivez-vous dans sa continuité ?

    Son héritage ne va pas être jeté à la poubelle. Il va le laisser. Mais pour fortifier et pour améliorer un héritage, chacun a son génie de dirigeant et de meneur. Moi, je garderais ce qui est bon dans sa gestion qui a duré douze années. Et puis, je respecte ce qu’il a fait durant cette période. Parce que son ambition était de donner le meilleur à l’Afrique. Peut-être qu’il n’a pas pu faire les choses comme il les avait envisagées. Je dois ajouter mon génie propre à son important héritage, grâce à mon expérience dans d’autres organisations sportives.

    Hamad Kalkaba Malboum, l’incontournable patron de l’athlétisme africain ?

    Hamad Kalkaba Malboum, 68 ans, a eu plusieurs vies avant d’être candidat à la présidence de l’ACNOA : dans l’armée, dans le sport (handball, athlétisme, etc.) et dans la musique afro.

    Très tôt, ce natif du Nord du Cameroun s’est toutefois impliqué dans la gestion d’organisations sportives ; d’abord dans son pays, puis à l’échelle continentale et même internationale.

    Président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) depuis 2003, le Camerounais gère le grand pourvoyeur de médailles du continent aux Jeux olympiques d’été. Une situation qui lui procure du prestige.

    Principal rival de l’Ivoirien Lassana Palenfo, Hamad Kalkaba Malboum avait voulu tenter à nouveau sa chance face à lui, en mai 2017. Mais sa candidature avait été retoquée par l’ACNOA. Le Tribunal arbitral du sport lui ayant toutefois donné raison, l’intéressé a finalement décidé de se présenter à Tokyo.

    (Par David Kalfa)

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