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    Afrique

    Le judo gabonais brille aux Jeux africains

    media La Gabonaise Sarah Mazouz en or aux Jeux africains (2e en partant de la gauche), le 18 août 2019. Photo: Jeux africains

    Le judo gabonais a brillé ce dimanche 18 août au Maroc avec deux médailles d’or et une de bronze. Karene Agono, Sarah Mazouz et Luc Manogho sont les trois héros du jour. Récit d’une après-midi pas comme les autres pour le judo gabonais.

    De notre envoyé spécial à Rabat,

    En battant la Tunisienne Nihal Landolsi, Karene Agono (moins de 70 kg) a ouvert le bal gabonais de ce dimanche ensoleillé à Rabat aux Jeux africains 2019. Et depuis longtemps, le judo gabonais n’avait pas été à pareille fête. Il faut remonter à 2001 aux Jeux de la Francophonie au Canada pour retrouver la trace de bons résultats. Pour la première fois, le Gabon obtient deux médailles d’or. Juste après Karene Agono, c’était au tour de Sarah Mazouz, 32 ans, d’obtenir l’or (plus de 78 kg). Le Gabon, qui n’a pas la plus grosse délégation au Maroc, s’est largement mis en évidence.

    Et maintenant, les Mondiaux à Tokyo

    Au pied du podium, il y a trois mois lors des derniers Championnats d’Afrique, Karene Agono s’est exprimée le souffle coupé juste après son combat durant lequel elle s’est offert la championne d’Afrique en titre. Une belle revanche pour celle qui s’entraîne en France du côté de Rouen. À Maputo en 2011 et à Brazzaville en 2015, Karene Agono avait aussi terminé au pied du podium lors des Jeux africains.

    « Je me suis dit en arrivant au Maroc : "J’espère que ce ne sera pas la même chose" ». Karene Agono espère être « sur la bonne voie » pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Le prochain objectif pour celle qui a commencé par hasard le judo à 14 ans (en allant chercher sa petite sœur à l’école, elle avait été interpellée par le professeur de judo) sera les Mondiaux de Tokyo (du 25 août au 1er septembre). S’il elle avait choisi l’athlétisme en étant enfant, aujourd‘hui, elle adore faire « tomber les autres ».

    « Nous pouvons être fiers malgré les difficultés. C’est une après-midi en or pour le Gabon », avoue l’entraîneur Christian Mboro Mboro. Le technicien ne cache pas qu’il a préparé l’événement sans réels moyens. « Avec plus d’argent, on peut encore faire mieux. Avec un tiers du budget du football, on serait encore plus visible. Nous avons besoin que nos athlètes sortent à l’étranger pour être compétitifs », avance-t-il. Des bourses olympiques permettent tout de même à certains d’aller s’entraîner à l’étranger.

    Sarah Mazouz : « J’espère que l’on va me soutenir »

    Sarah Mazouz, seule judokate gabonaise présente aux derniers JO de Rio en 2016, a poursuivi l’après-midi de rêve du judo gabonais. Elle tenait absolument à ne pas rater l’occasion d’obtenir le précieux métal au Maroc, même en souffrant de la cheville. Celle qui sera aux prochains championnats du monde à Tokyo dans quelques jours confie : « J’ai appris avec mes erreurs. J’ai géré ma finale. J’ai toujours dit que pour l’Afrique, les Jeux africains avaient plus de valeurs que les JO. Les Gabonais doivent être fiers de nous. » Celle qui revient d’une maternité voulait montrer que l’on pouvait encore compter sur elle. « J’espère que l’on va me soutenir », lâche-t-elle sourire aux lèvres.

    Pour terminer la journée, Luc Manogho a remporté le bronze en battant le Mauricien Hansley Jeffrey Patrice Adonis. Heureux comme un pape, ne trouvant pas ses mots, Luc Manogho s’est rattrapé après sa boulette en demi-finale. Il s’était présenté avec son accréditation autour du cou et s’était fait sanctionner par l’arbitre en étant déclaré perdant. « J’ai remonté la pente. J’étais tellement concentré que je ne m’étais pas rendu compte que j’avais mon accréditation avec moi ». Une bonne fin de journée pour celui qui s’entraîne du côté de Libreville.

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