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    Mondiaux 2019: le bilan mitigé des athlètes africains

    media Le Sud-Africain Luvo Manyonga lors des Championnats du monde 2019 d'athlétisme, à Doha. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Les Championnats du monde d’athlétisme 2019 se sont achevés à Doha, ce 6 octobre, sur la deuxième place du Kenya, au classement des nations, derrière les États-Unis. Au total, les athlètes africains ont remporté 27 médailles dont 9 en or. C’est leur plus faible bilan depuis les Mondiaux 2009.

    Au Qatar, neuf pays africains ont remporté des médailles. C’est un nouveau record aux Championnats du monde. Et c’est la principale bonne nouvelle de cette édition 2019 pour l’athlétisme africain. Car la moisson de médailles à Doha a été moins bonne qu’à Londres en 2017 et encore moins prolifique qu’en 2015 à Pékin.

    Durant ces Mondiaux 2019, 27 médailles dont 9 en or ont été décrochées. Ce sont les plus faibles totaux depuis les Mondiaux 2009 à Berlin.

    TABLEAU DES MÉDAILLES AFRICAINES

    ÉditionsMédailles totalMédailles d'orPays médaillés
    Berlin 20092384
    Daegu 201131117
    Moscou 20133098
    Pékin 201532128
    Londres 201728108
    Doha 20192799

    Ce n’est pas la faute du Kenya, qui reste la deuxième meilleure nation derrière les États-Unis, avec exactement le même bilan qu’il y a deux ans, et ce malgré une série de péripéties et de polémiques. L’Éthiopie, 5e avec 8 médailles dont 2 dorées, reste également dans ses standards habituels. L’Ouganda (2 sacres) a complété la récolte est-africaine.

    L’Afrique du Sud déçoit

    Cette baisse de l’Afrique est plutôt à mettre à l’actif d’autres valeurs supposées sûres du continent. L’Afrique du Sud, qui avait fini 3e en 2017 (6 podiums dont 3 titres), a achevé sa quinzaine qatarienne avec un zéro pointé. Une première depuis 2007. Entre forfaits (Wayde van Niekerk sur 200 et 400 mètres), échecs (Luvo Manyonga en saut en longueur), absences (Caster Semenya sur 800 et 1.500 mètres) et déclins (Sunette Viljoen en lancer du javelot), la délégation sud-africaine a vécu un trou d’air à Doha.

    De son côté, l’athlétisme nigérian a une nouvelle fois donné une image très contrastée, malgré son premier podium (du bronze pour Ese Brume en saut en longueur) depuis 2013. Après des Championnats d’Afrique 2018 catastrophiques à Asaba, la Fédération nigériane a encore démontré que l’organisation n’était pas son point fort… Elle a inscrit contre leur gré, sur 100 mètres, deux de ses figures de proue : Blessing Okagbare et Divine Oduduru. Résultat : les deux sprinteurs ont failli être disqualifiés pour le 200 mètres car ils ne s’étaient pas présentés au départ du 100. Ils ont finalement pu concourir, mais ont raté leurs courses… Du beau potentiel encore gâché.

    Des pays trop dépendants d’un(e) seul(e) athlète

    Enfin, certains pays restent soumis aux performances d’un(e) ou de deux athlète(s). C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec Marie-Josée Ta Lou (bronze sur 100 mètres) et de Murielle Ahouré, de l’Algérie avec Taoufik Makhloufi (argent sur 1.500 mètres) ou du Maroc avec Soufiane El Bakkali (bronze sur 3.000 mètres steeple). Il suffit qu’un de ces champions soit blessé ou en méforme pour que le bilan soit négatif. C’est ce qui est arrivé, par exemple, au Botswana, suite aux forfaits d’Isaac Makwala sur 400m et de Nijel Amos sur 800m…

    Le Burkina Faso fait aussi partie de ces pays très dépendants, désormais, suite à la 3e place historique d’Hugues Fabrice Zango en triple saut. Mais c’est forcément une bonne nouvelle pour une nation qui n’avait jamais décroché une médaille aussi prestigieuse, en athlétisme.

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