Faut-il ou non une médiation étrangère en Guinée ? La question divise la classe politique au moment où elle cherche à relancer le dialogue autour des élections législatives. Certains opposants appellent le président à s’investir pour faire avancer le débat.
C'est une semaine décisive qui commence pour la classe politique guinéenne, ce lundi 18 mars 2013. Le dialogue entre le pouvoir et l’opposition a démarré en fin de semaine dernière mais achoppe toujours sur la question de la nomination d’un médiateur. L’opposition voudrait un médiateur étranger, ce que refuse le pouvoir.
C’est un dialogue encore poussif qui démarre tout juste en Guinée entre le pouvoir et l’opposition. Suite aux violences du début du mois de mars qui ont fait 9 morts dans les rues de Conakry, l’opposition et le pouvoir tentent de renouer les fils de la discussion.
Les élections législatives guinéennes s'éloignent un peu plus chaque jour. Dimanche 10 mars, le président Alpha Condé a laissé entendre qu'il souhaitait que la Commission électorale lui propose une nouvelle date pour les législatives. L'opposition conteste toujours les conditions de préparation du scrutin.
La tension est vive depuis une semaine à Conakry. Huit personnes ont été tuées et plus de 200 blessées dans diverses violences impliquant les forces de l'ordre à des opposants, des jeunes et des pillards. En cause : la préparation des élections législatives prévues le 12 mai prochain.
En Guinée, l'appel au calme et à l'apaisement du président Alpha Condé n'a pas été entendu. Les violences se sont poursuivies samedi 2 mars dans la matinée à Conakry.
L'opposition guinéenne a encore mobilisé ce mercredi 27 février des milliers de personnes dans les rues de Conakry pour exiger des élections législatives libres et transparentes dont la date est prévue le 12 mai prochain. Une manifestation émaillée d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.
En Guinée, l'opposition se retire du processus électoral pour protester contre l'absence de dialogue avec le pouvoir et le manque de concertation avec le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Bakary Fofana. Elle ne boycottera toutefois pas les prochaines élections.