Libye : le raid américain «approprié et légal», Tripoli pas informé, déclare John KerryArmes chimiques en Syrie : John Kerry se félicite d'un «temps record»pour le démarrage de la destruction
A quelques jours de la réunion du Conseil de sécurité à New York, qui doit voter une résolution concernant la Syrie, Moscou soutient plus que jamais son allié syrien.
Des jihadistes d'al-Qaïda ont décrété le couvre-feu dans la ville d'Aazaz, près d'Alep, après en avoir chassé l'Armée syrienne libre au prix de violents combats qui ont fait des dizaines de victimes. Al-Qaïda tente aussi d'évincer l'ASL de la ville de Deir Ezzor, non loin de l'Irak.
Les Nations unies chiffrent désormais à 7 millions le nombre de personnes touchées par le conflit syrien qui ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. « La Syrie est devenue la grande tragédie de ce siècle », a déploré le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Gutteres.
L’envoyée spéciale de RFI a rencontré au Liban, à Aarsal, non loin de la frontière syrienne, des combattants de l’Armée syrienne libre. Des jeunes qui ne comprennent pas l’attitude de la communauté internationale et notamment le fait que les Etats-Unis et la France aient repoussé leurs frappes.
Des diplomates des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU se réunissent ce mardi 17 septembre pour discuter du fameux projet de résolution sur la destruction des armes chimiques syriennes.
Ban Ki-moon a présenté hier, lundi 16 septembre, aux quinze membres du Conseil de sécurité le rapport tant attendu concernant l'attaque chimique du 21 aout près de Damas. Le secrétaire général de l'ONU parle de crimes de guerre. Sans désigner explicitement les autorités syriennes, le rapport dresse des preuves « flagrantes et convaincantes » sur le recours au gaz sarin. Les chefs des diplomaties américaine, britannique et française réunis à Paris hier se sont prononcés pour une résolution « forte et contraignante » à l'ONU sur le désarmement chimique de la Syrie.
Nabatieh, la grande ville du sud du Liban est quasi totalement contrôlée par le Hezbollah. Le groupe armé islamiste fait partie des rares soutiens de Bachar el-Assad.
Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, est à Moscou pour clarifier les positions sur la Syrie. Son homologue russe, Sergueï Lavrov, donnera sa vision de l'accord de Genève signé avec les Etats Unis.
La France, les Etats-Unis, et le Royaume-Uni ont confirmé ce lundi 16 septembre que tout manquement à une résolution de l'ONU par Bachar el-Assad aurait des « conséquences » sérieuses. Mais dans le même temps, en Syrie, les combats sur le terrain continuent et s'intensifieraient même.
La conclusion de l’accord russo-américain sur le démantèlement des armes chimiques syriennes est accueillie sur un ton triomphaliste du côté des plus intéressés : les autorités de Damas.