Libye : le raid américain «approprié et légal», Tripoli pas informé, déclare John KerryArmes chimiques en Syrie : John Kerry se félicite d'un «temps record»pour le démarrage de la destruction
A l’heure de la tragédie syrienne et alors que se pose la question d’une intervention militaire, les dirigeants des pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar) sont les principaux soutiens militaires et financiers de l’opposition à Bachar el-Assad, et défenseurs d’une telle action à l’instar des Emirats Arabes Unis.
Alors que l'on attend toujours les conclusions de la mission d'experts de l'ONU sur l'usage d'armes chimiques, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé dans une interview pour la chaîne américaine CBS qu'il réfutait être derrière l'attaque chimique du 21 août, rapporte le journaliste qui l'a interviewé à Damas.
La chaîne de télévision américaine CNN a diffusé en boucle, hier samedi 7 septembre, des images d'hommes et d'enfants syriens agonisants et qui seraient des victimes des attaques à l'arme chimique en Syrie le 21 août dernier.
Alors que les tractations diplomatiques sur la Syrie continuent ce week-end, avec notamment un déplacement hier, samedi 7 septembre, du secrétaire d'Etat américain John Kerry à Paris pour rencontrer des responsables français ainsi que des représentants de la Ligue Arabe, la situation humanitaire sur le terrain est catastrophique.
La France et les Etats-Unis sont satisfaits : la moitié des pays du G20 et l'Union Européenne leur donnent un appui politique dans le dossier syrien. Seul bémol aux yeux de Washington et Paris : pour l'instant, aucun autre pays ne s’est ouvertement rallié au projet des frappes ciblées et limitées contre le régime de Bachar el-Assad.
Des dizaines de manifestants se sont rassemblés le 7 septembre devant la Maison Blanche avant de partir vers le Congrès de Washington pour exprimer aux élus leur opposition à tout engagement militaire des Etats-Unis en Syrie. D'autres manifestations ont également eu lieu à New York et dans de nombreuses autres villes du pays.
Le pape François a lancé, le 7 septembre à Rome, une grande veillée de prière pour la paix en Syrie, relayée dans le monde entier. « La guerre est toujours un échec de l'humanité », a lancé le souverain pontife devant près de 100 000 personnes massées sur la place Saint-Pierre.
Ce dimanche soir 7 septembre, le président français s’est félicité de la déclaration des Européens, qui ont unanimement et fermement condamné le régime de Damas. Même si le texte ne prévoit pas d'intervention militaire, pour François Hollande la France n'est plus seule.
L'Union européenne est aujourd'hui à nouveau en mesure d'afficher une certaine cohésion sur le dossier syrien. Une unité retrouvée, vingt-quatre heures après le désaccord public lors du G20 de Saint-Pétersbourg.
Le président Obama a annoncé à Saint-Pétersbourg qu’il allait s’adresser mardi aux Américains pour leur expliquer pourquoi il est nécessaire d’intervenir en Syrie pour punir Bachar el-Assad d’avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple.