Un cessez-le-feu immédiat, un retour de l’armée malienne à Kidal et un cantonnement des combattants touaregs sur des sites de regroupement : voici les principaux points de l’accord conclu entre le pouvoir malien et les groupes touaregs.
Que vous inspire l’accord de Ouagadougou ? Est-il à la hauteur de vos espérances ?
Que s'est-il passé dans les coulisses de l'accord du 18 juin entre Bamako et les mouvements touaregs du nord du Mali ? Pourquoi les discussions ont-elles été bloquées si longtemps ?
10 jours après l’ouverture des négociations à Ouagadougou, je vous propose de dresser un premier bilan des pourparlers entre le pouvoir de Bamako et les groupes touaregs.
« Lorsque nous avons eu les premiers amendements, le fossé était tellement grand entre les positions des différents partis que nous nous sommes dit à un moment donné que l’on n'y arrivera pas.
Les réactions sont unanimes à l'étranger. L'Union européenne a salué l'accord « historique ». Bruxelles promet de « rester aux côtés de tous les Maliens pour faciliter la mise en œuvre de l'accord dans toutes ses dimensions ».
Un accord a été signé à Ouagadougou, 12 pages, 25 articles. Après onze jours de négociations, les autorités de transition de Bamako et les groupes du nord du Mali viennent donc de parapher « l'accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali ».
Ca y est c’est signé. Après des semaines de discussions, après onze jours de négociations, les autorités maliennes de transition et les rebelles touaregs ont enfin trouvé un accord.
Il aura fallu onze jours à la délégation malienne et aux groupes combattants de Kidal pour se mettre d' accord sur un texte qui va permettre la tenue de l'élection présidentielle, le 28 juillet, à Kidal.