Les violences se poursuivent en Egypte. Le président Mohamed Morsi a appelé au calme et à l’ouverture d’un dialogue national. Le gouvernement des Frères musulmans doit faire face à la colère de la rue. Mais également à celle des partis de l’opposition.
Ce samedi 26 janvier, ce sont au moins trente personnes qui ont été tuées et plus de 300 blessées lors de violences meurtrières dans la ville égyptienne de Port-Saïd.
La situation dégénère ce samedi 26 janvier en Egypte. La justice a condamné 21 personnes à la peine capitale pour leur responsabilité présumée dans la mort de 74 personnes après un match de football en février 2012. A l'annonce de ce verdict très attendu, des heurts ont éclaté à Port-Saïd.
Les manifestants sont descendus par milliers dans les rues de plusieurs villes d'Egypte en ce 25 janvier pour commémorer la révolution de janvier 2011, qui a mené à la chute d'Hosni Moubarak.
Les manifestations, parties de différents quartiers, continuent de déferler sur la place Tahrir au Caire. Les slogans sont les mêmes que pendant la révolution de janvier 2011. Les femmes sont très présentes, elles aussi.
Comment réinventer la potion magique de la révolution égyptienne malgré l’absence de certains ingrédients ? C’est le défi que se sont fixées les forces politiques, syndicales et sociales qui participent aux manifestations du 25 janvier 2013.
Deux ans après la révolution qui a renversé celui qui était surnommé «le dernier Pharaon», l’Egypte est le théâtre d’un grand choc des civilisations : la culture de la vallée fertile du Nil face aux us et coutumes des dunes du désert arabique.
La cour d’assises du Caire a décidé samedi 19 janvier d’abandonner les charges contre 379 personnes accusées de violence armée contre la police et d’attaque contre des édifices publics.
Des propos insultants pour les Israéliens et les juifs prononcés par Mohamed Morsi en 2010 ont refait surface et viennent d’être condamnés par l’administration Obama.