« Je crois que ce que personne n’avait imaginé, en tout cas certainement pas moi, que cette violence vis-à-vis des civils durerait aussi longtemps, non seulement dans la capitale, mais également dans les régions, et fait qu'aujourd’hui, l’essentiel de la population centrafricaine est terrorisée… »
Près de 600 000 personnes sont affectées par les inondations qui frappent le Soudan depuis le début du mois. C'est le dernier bilan fourni par l'Ocha, l'Office des affaires humanitaires des Nations unies, après de nouvelles pluies torrentielles.
En Centrafrique, le président de la transition, Michel Djotodia, prête serment ce dimanche 18 août à Bangui. Cette prestation marque officiellement le début de la transition en Centrafrique, qui doit durer 18 mois. Alors que les attentes des Centrafricains sont fortes, des tirs ont été entendus dans la nuit de samedi à dimanche.
Depuis le 1er août, des pluies violentes causent des inondations particulièrement destructrices au Soudan. Face à une réponse gouvernementale jugée inadéquate, la société civile se mobilise.
Des combats opposaient toujours dimanche dans l'est du Darfour deux tribus arabes au lendemain d'affrontements ayant fait au moins une centaine de morts. Ils se déroulent dans la région d'Adila dans le sud-est du Darfour, jusqu'à présent plutôt préservé des violences entre la tribu de Rezeigat et la tribu Maalia.
Il y a un nombre de plus en plus élevé de blessés ou de morts par balles dans les camps de réfugiés du Darfour : c'est ce que révèle une enquête de Médecins sans frontières (MSF). Il faut dire que la région est infestée d'armes et en proie à de violents conflits internes.
Le 6 août 2013, le coordonnateur humanitaire des Nations unies pour le Soudan, Ali al-Za’tari, ainsi que le représentant du Haut Commissariat pour les réfugiés (UNHCR), Kai Nielsen, ont émis un communiqué déplorant le non-renouvellement des permis de travailler au Darfour pour 20 des 37 employés du HCR dans la région.
Au Soudan, Khartoum est gravement touchée par des inondations provoquées par les pluies diluviennes qui s'abattent depuis plusieurs jours sur la capitale soudanaise et sur d'autres parties du pays.
Au Darfour, les violences meurtrières ont repris. Au moins 128 combattants ont été tués dans de nouveaux heurts entre des membres de la tribu Misseriya et la tribu des Salamat. C’est ce qu’affirme un chef tribal. Les combats ont duré plusieurs jours et se sont déroulés à l’est de la ville de Garsila.
Au Soudan du Sud, pays indépendant depuis juillet 2011, le président Salva Kiir serre la vis. Il a procédé tout à tour au limogeage de l'ensemble de son gouvernement, remerciement du vice-président Riek Machar, et du responsable du MPLS le parti au pouvoir.