Libye : le raid américain «approprié et légal», Tripoli pas informé, déclare John KerryArmes chimiques en Syrie : John Kerry se félicite d'un «temps record»pour le démarrage de la destruction
Les tractations diplomatiques se poursuivent à propos de la Syrie, avant l’ouverture la semaine prochaine de l'Assemblée générale de l'ONU. Et dans cette optique, les Etats-Unis tentent de convaincre Pékin de ne pas faire jouer leur veto sur une prochaine résolution.
En Syrie, les rebelles nationalistes d’un côté, les salafistes et les jihadistes affiliés à al-Qaïda de l’autre, combattent tous les forces de Bachar el-Assad. Mais ces groupes sont loin de faire front commun.
La guerre en Syrie trouve un écho particulier en Allemagne : le gouvernement allemand a reconnu hier, mercredi 18 septembre, que Berlin avait autorisé l'exportation de produits chimiques vers la Syrie au début des années 2000.
A quelques jours de la réunion du Conseil de sécurité à New York, qui doit voter une résolution concernant la Syrie, Moscou soutient plus que jamais son allié syrien.
Des jihadistes d'al-Qaïda ont décrété le couvre-feu dans la ville d'Aazaz, près d'Alep, après en avoir chassé l'Armée syrienne libre au prix de violents combats qui ont fait des dizaines de victimes. Al-Qaïda tente aussi d'évincer l'ASL de la ville de Deir Ezzor, non loin de l'Irak.
Les Nations unies chiffrent désormais à 7 millions le nombre de personnes touchées par le conflit syrien qui ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. « La Syrie est devenue la grande tragédie de ce siècle », a déploré le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Gutteres.
L’envoyée spéciale de RFI a rencontré au Liban, à Aarsal, non loin de la frontière syrienne, des combattants de l’Armée syrienne libre. Des jeunes qui ne comprennent pas l’attitude de la communauté internationale et notamment le fait que les Etats-Unis et la France aient repoussé leurs frappes.
Les divergences réapparaissent au Conseil sécurité de l'ONU alors que les diplomates négocient une résolution pour encadrer le démantèlement des armes chimiques syriennes. Russes et Occidentaux ne sont pas d’accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir.
« Chacun entend ce qu’il veut bien entendre. Mais quand on écoutait Sergueï Lavrov lors de sa conférence de presse avec John Kerry, il était clair qu’il n’accepterait pas un recours automatique à la force.