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    Ces petits qui s'attaquent aux géants du Net

    media Google, Facebook, Twitter, les moyens restent limités pour faire plier ces colosses américains © Reuters

    Google, Facebook, Twitter, les tentatives sont nombreuses de la part d’associations, commissions, gouvernements ou instances européennes pour encadrer les politiques, parfois floues ou abusives, des réseaux sociaux ou moteurs de recherche. Et le rapport de force reste bien inégal. Face à ces géants du Net, toute action semble faire l’effet d’une goutte d’eau dans l’océan.

    Ceux qui s’y sont frottés le savent. S’attaquer aux géants du Net américains ne porte pas toujours ses fruits et peut parfois être lourd de conséquences. Dernière action en date : une mise en demeure de l’association française de consommateurs UFC-Que choisir, jeudi 27 juin, à l’encontre des réseaux sociaux américains Facebook, Twitter et Google +. Après une analyse poussée de leurs conditions contractuelles, l’association dénonce des pratiques « abusives » d’utilisation des données personnelles. « On a une captation tentaculaire des données, dans l’opacité, et une utilisation à l’infini des données personnelles », selon le président de l’association, Alain Bazot.

    L’UFC-Que Choisir a donné 21 jours aux réseaux sociaux pour modifier leurs conditions d’utilisation. A défaut, l’association envisage une action en justice pour contraindre les réseaux à se mettre en conformité avec le droit français. « Nous irons jusqu’au bout », a affirmé Alain Bazot. La réponse de Facebook ne s’est pas faite attendre. « Nous serions heureux d’expliquer notre politique de respect des données personnelles à UFC-Que Choisir, pour qu’ils puissent mieux comprendre que l’action qu’ils proposent d’engager est sans fondement », a déclaré un porte-parole de Facebook France à l'AFP.

    David contre Goliath

    Ce n’est pas la première fois que la fronde d’associations, de commissions, voire de gouvernements et d’instances européennes, s’abat contre ces géants du Net. Le 4 mars, l’Allemagne avait voulu mater Google en adoptant sa fameuse « lex Google », une loi forçant les moteurs de recherche à verser une redevance aux journaux lors de l’utilisation de leurs contenus sur internet. A moins que les extraits cités ne soient très brefs.

    Mais si l’initiative prenait l’allure d’une victoire, sa mise en œuvre approchant (1er août), Google n’a pas tardé à contre-attaquer. Mardi, le géant de l’internet a posé un ultimatum aux médias allemands : soit ils signent un renoncement à leurs droits intellectuels, soit leurs contenus ne seront plus référencés dans Google News. Une option synonyme d’un véritable manque à gagner pour la presse, dans un pays où Google bénéficie d’un monopole sur le marché (sa part est supérieure à 90%).

    Des actions, pour quels résultats ?

    Pourtant, certains tiennent tête. En 2011, les quotidiens brésiliens, réunis au sein de l’Association nationale des journaux (ANJ), se sont retirés en bloc de Google News. L’association avait constaté qu’il était plus rentable de quitter Google News si l’entreprise refusait de payer le contenu des quotidiens mis en ligne. Une décision qui n’a pratiquement pas impacté l’audience des journaux internet, avec une baisse de seulement 5% de la fréquentation sur leurs sites contre les 25% annoncés par Google.

    Mais les moyens restent limités pour faire plier ces colosses américains. Les mises en demeures pleuvent mais n’ont pas toujours l’effet escompté. A plusieurs reprises, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a sommé, seule ou avec cinq de ses homonymes européens, Google et Facebook de clarifier leurs conditions d’utilisations et de se mettre en conformité avec les législations sur la protection de la vie privée. Sans succès. Et sa marge de manœuvre est restreinte. Seule une amende de 150 000 euros maximum pourrait être infligée à Google, une peccadille au regard du chiffre d’affaires de l’entreprise.

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