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Comment échapper à la surveillance de Prism?

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Chaque semaine apporte son lot de révélations dans l’affaire Prism, ce programme américain de surveillance et d’espionnage du web. Depuis la publication des premiers articles suite aux déclarations d’Edward Snowden, l’ex-informaticien de la CIA, la liste des « victimes » de Prism s’allonge chaque fois un peu plus, que ce soient des internautes privés, mais aussi des acteurs de la diplomatie internationale. Devant le réseau tentaculaire mis en place par les services de renseignements américains, une question se pose : peut-on finalement leur échapper ?

Les « scénaristes » de l'Agence nationale de sécurité des Etats-Unis (NSA) ont rivalisé d’imagination : une surveillance électronique systématique et mondiale des internautes et de leurs téléphones, l’espionnage, depuis des années, des délégations de l'Union européenne à Washington, à l'ONU, et même à Bruxelles. Selon la presse allemande et britannique, parmi les 38 « cibles institutionnelles » de la NSA, figurent la France, l'Italie ou encore la Grèce.

Du coup, François Hollande, le président français, est très fâché, et « n’accepte pas ce type de comportement entre partenaires et alliés ». La chancelière allemande, Angela Merkel, est en colère, estimant que « c’est inacceptable. Nous ne sommes plus au temps de la guerre froide ». Enfin l'Union européenne réitère ses demandes d’explications au gouvernement américain qui promet de répondre « de façon appropriée par ses canaux diplomatiques ». Mais la critique est unanime, le feuilleton Prism est un mauvais remake de la série de science-fiction La Quatrième Dimension.

Pas de recette miracle

Pour protéger sa vie privée et ne plus être espionné, il n’y a pas de recette miracle, mais c'est possible, à la condition de changer complètement ses habitudes d'internaute, estime Jérémie Zimmermann de La Quadrature du Net, un collectif citoyen défendant les libertés et le développement économique et social à l'ère du numérique. « Il faut se rendre compte d’une chose, c’est que lorsque vous communiquez via Facebook, Google, ou n’importe quoi d’autre sur internet, c’est exactement comme si vous envoyez des cartes postales. Donc première chose, il faut arrêter de faire confiance aux entreprises qui participent à Prism et arrêter de leur donner des données personnelles. Il faut aller vers des alternatives qui permettent d’utiliser autre chose que Google pour faire ses recherches sur le web ».

Mettre en place sur son ordinateur les outils numériques alternatifs n’est pas forcément à la portée du premier internaute venu. Il faut donc se faire aider. Sur Internet, le Webdesigner Peng Zhong propose en téléchargement, sur le site prism-break.org, toute une série de logiciels qui n’ont pas été développés par les grandes firmes américaines du net qui collaborent avec la NSA. Il encourage les internautes à protéger, enfin, leur vie privée et leurs données personnelles sur le web.

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