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    Prism: On nous espionne!? Chuuut!

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    L’affaire Prism déclenchée par le whistleblower Edward Snowden pourrait entraîner des répercussions importantes. Héros pour certains, traître pour d’autres, il fait l’objet de spéculations intenses. Dans quel pays trouvera-t-il refuge ? Sa cause est-elle juste ? Est-il coupable ? Et surtout, sommes-nous des victimes consentantes de l’espionnage à grande échelle sur Internet ou la téléphonie mobile ?

    L'ancient agent de la NSA vient de trouver un soutien de poids en la personne de Julian Assange, le fondateur controversé du site WikiLeaks, réfugié lui-même depuis des mois à l’ambassade d’Equateur à Londres. Ce dernier a ainsi écrit dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde : « L’Europe doit se montrer à la hauteur et démontrer sa volonté de défendre la liberté de l’information, quelles que soient les craintes de pressions politiques de son "meilleur allié", les Etats-Unis […] Les pays de l’UE sont redevables à Edward Snowden de ses révélations d’un intérêt public évident. »

    Un programme d’espionnage à grande échelle révélé par Snowden

    Lors du scandale du Watergate en 1974, et pour quelques écoutes téléphoniques seulement - pourrait-on dire au vu des écoutes actuelles -, Richard Nixon avait démissionné de son poste de président des Etats-Unis.

    Ici, dans l’affaire du programme d’espionnage à grande échelle Prism révélé par Snowden, il s’agit de surveillances qui vont  jusqu’au Parlement européen, mais aussi de la compromission des géants du web comme ceux de la téléphonie mobile. Pourtant, tous semblent s’en accommoder ou du moins être défaitistes.

    « La règle du jeu, c’est pas vu pas pris »

    « Dans ce genre d’affaire, la règle du jeu, c’est pas vu pas pris », a ironisé un diplomate. Un autre a déclaré à l’AFP : « Il faut être un peu naïf pour s’étonner de ce que les Etats-Unis interceptent les conversations des diplomates de pays alliés » en soulignant que les Américains ne sont pas les seuls. « Ni les Britanniques, ni les Français n’ont envie d’un grand déballage public », a-t-il ajouté. De leur côté, les Etats-Unis cherchent à savoir ce que les Européens savent exactement pour calibrer leur réponse, a expliqué une source à l’AFP.

    On pourrait dire que Snowden a beau jeu de crier « le roi est nu », les citoyens du web - même les dirigeants - et les accros aux réseaux sociaux ne cessent de se mirer dans cette Toile en lui faisant une confiance aveugle. Il y a même une véritable schizophrénie lorsque certains crient à l’espionnage aigu en utilisant leur profil Facebook, leur compte Twitter ou leur messagerie Google. Où est la logique ? Les habitants de la planète web ont des allures de victimes consentantes, en phase avancée du syndrome de Stockholm.

    Les alternatives coûteuses en termes de sociabilité

    Car on se retrouve dans un schéma type double bind (double contrainte ou injonction paradoxale) mis à jour par l’école de Palo Alto : « On ne peut pas ne pas communiquer ». Ici, ce serait grossièrement : « On ne peut pas ne pas être sur Facebook ». Car certes, on connaît les alternatives aux géants du web complices de l’espionnage, mais elles sont coûteuses en termes de sociabilité… Lors de l’attentat de Boston, mais aussi d’autres affaires de terrorisme, les auteurs des crimes évitaient pour des raisons évidentes les réseaux sociaux ou les modes communication détectables (Snowden n’avait semble-t-il qu’un profil peu actif sur Reddit). 

    Votre absence sur les réseaux sociaux ferait-elle de vous un potentiel coupable ? On en est proche quand certaines études ont constaté que le fait de ne pas être inscrit sur Facebook pouvait vous catégoriser comme ayant un profil asocial, voire de psychopathe. Et les recruteurs soulignent que si vous n’êtes pas connectés sur les réseaux sociaux, vous êtes suspects pour un employeur. La double contrainte est particulièrement solide.

     

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