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    Les défunts hantent les réseaux sociaux

    media Le cimetière du Père Lachaise à Paris. Laurence Théault / RFI

    En ce jour de Toussaint, les services sur le web qui se consacrent à la mémoire des défunts sont, dans l’ensemble, bien maîtrisés, exception faite des réseaux sociaux où trois millions de disparus hantent à jamais la Toile.

    Les rites funéraires se sont modernisés : les obsèques se suivent en direct sur des tablettes, les faire-part de décès et les condoléances se retrouvent en ligne, les cimetières virtuels pullulent sur le web.

    Vie éternelle et numérique

    Et ces pratiques se généralisent et se professionnalisent depuis quelques années déjà. De nombreux sites de pompes funèbres présentent des espaces en ligne pour déposer ses condoléances, consulter le Livre d'or, offrir des fleurs ou des bougies virtuelles. Les obsèques se passent souvent en ligne, où l’on assiste à distance et en direct à une cérémonie. Du côté de la high-tech, apparaissent dans les cimetières, directement gravés sur les pierres tombales, des QR codes ou code-barres, lisibles par nos smartphones et contenant toutes les informations du disparu.

    Selon Michael Stora, psychologue et psychanalyste, les cimetières virtuels permettent de se poser la question d’une vie éternelle et numérique. « On est dans une autre dimension, explique-t-il. C’est plutôt du côté de la personne qui va mourir de se dire qu’au fond, la vie éternelle existe, non pas au-delà de la terre mais de la toile, dans cette idée que son identité virtuelle, c'est-à-dire en puissance, continue à exister alors que le corps est mort. Internet va venir révéler le fantasme de beaucoup d’êtres humains ».

    La difficile fermeture d’un compte Facebook d’un mort

    En revanche, du côté des réseaux sociaux il n’est pas facile, pour les proches d’un défunt de mettre la main sur ses codes d’accès personnels et de fermer son compte. Facebook avait pourtant lancé le « mode commémoratif » pour transformer les pages d’une personne décédée en « mémorial », la procédure est trop compliquée, seul un « parent direct et vérifié » peut demander le « retrait » d’un compte en fournissant un document légal qui prouve que le défunt « souhaitait remettre spécifiquement ses communications électroniques ».

    ►A (RE)ECOUTER : Toussaint, la mort et ses métiers

    Chez Google, ce n’est pas mieux, la firme exige une traduction en anglais « assermentée et certifiée devant notaire » du certificat de décès, assortie de l'engagement d'« une procédure judiciaire complémentaire afin de pouvoir présenter, entre autres, une ordonnance d'un tribunal des États-Unis ».

    Et encore sans aucune garantie de résultat, signale le site ! Toutes ces contraintes administratives ubuesques n’offrent qu’une seule possibilité : décider de son vivant du devenir des données que l’on a confiées aux géants de l’internet. Un testament numérique en quelque sorte.

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