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    Google fera-t-il le ménage dans nos vies numériques?

    media Tapez votre nom dans Google et vous aurez peut-être de vilaines surprises. @Google

    C’est la Cour européenne de justice qui le dit : on a le droit à l’oubli sur Internet. C’est une affaire espagnole datant de 1998 qui a fait pencher l’avis de la Cour en faveur des internautes et contre Google. Comment le moteur de recherche pourra-t-il faire le ménage dans son référencement, alors que de nombreuses voix s’élèvent contre son omnipotence ?

    Le géant Google et la mémoire surdimensionnée de son moteur de recherche inquiètent. C’est la moindre des choses parfois, tant la quantité d’informations collectées semble vaste. Aujourd’hui, c’est la Cour européenne de justice qui a débouté Google dans une affaire de « droit à l’oubli » numérique. Elle a ainsi estimé que l’exploitant d’un moteur de recherche (on ne parle pas que de Google donc, les alternatives existent) sur Internet est responsable du traitement des données personnelles qui apparaissent sur ses pages. Les particuliers peuvent obtenir, sous certaines conditions, la suppression des liens vers des pages internet comportant des données personnelles en s’adressant directement à l’exploitant, a tranché la Cour. On imagine les soucis logistiques du service après-référencement à venir pour Google (le moteur de recherche est connu pour la puissance de son algorithme de référencement, c'est-à-dire sa capacité à collecter les informations).

    « Le rôle important que jouent Internet et les moteurs de recherche dans la société moderne »

    Cette décision constitue une surprise, car elle va à l’encontre de l’avis de l’avocat général. Ce dernier avait ainsi estimé en juin 2013 que Google n’était pas responsable des données personnelles apparaissant sur ses pages et que le « droit à l’oubli » numérique ne pouvait donc pas être invoqué à son encontre. La Cour a, quant à elle, relevé que « l’effet de l’ingérence dans les droits de la personne se trouve démultiplié en raison du rôle important que jouent Internet et les moteurs de recherche dans la société moderne. » Selon un porte-parole de Google France : « Cet arrêt est décevant pour les moteurs de recherche et pour tous ceux qui publient du contenu en ligne. Nous sommes très surpris qu'il s'éloigne si profondément des conclusions de l'Avocat Général ainsi que des avertissements et des conséquences qu'il y formulait. Nous devons désormais prendre le temps d'analyser les implications de cet arrêt. »

    Point de départ de cette affaire ? En 1998, le journal espagnol La Vanguardia avait publié dans son édition papier des annonces concernant une adjudication sur saisie immobilière pour recouvrement de dette visant une personne dont le nom était mentionné. Une version électronique du journal a été par la suite mise en ligne. En novembre 2009, l’intéressé, Mario Costeja Gonzalez, a estimé que la mention de son nom n’était plus pertinente, la procédure relative à ses dettes ayant été réglée depuis des années. Il a alors déposé une réclamation auprès de l’Agence espagnole de protection des données visant Google. Celle-ci a été saisie à son tour par Google Spain et Google Inc, et l’affaire est remontée alors jusqu’à la Cour de justice européenne.

    Censure ou droit à l’oubli ?

    Cette décision de Justice peut en surprendre certains dont Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia. Pour lui : « c’est sans précédent. C’est même choquant que ce type de décision provienne de l’Union Européenne plutôt que d’un Etat autoritaire. » Le fameux droit à l’oubli, spécifiquement européen, est longuement commenté dans cet article de The Atlantic qui a repris les réactions de Jimmy Wales. Il s’interroge, « est-ce au moteur de recherche Google de décider de censurer certaines informations de Justice ? » Mais pour d’autres, ce droit à l’oubli est fondamental et la décision ne parle pas de censure, mais plutôt de faire en sorte que si l’on tape son nom dans un moteur de recherche, certaines décision de justice du passé soient oubliées (et non pas censurées, car elles demeurent consultables autrement). Un secret public en quelque sorte et entretenu par Google qui lui sait bien souvent tout…

    L’emprise du moteur de recherche sur notre vie de tous les jours

    Pour dénoncer la suprématie de Google, des petits malins Allemands, il y a quelques jours, ont mis en ligne une fausse page présentant de faux futurs produits émergeant de la vraie dernière acquisition de la firme spécialisée dans la domotique, Nest par Google. Avec ces fausses présentations plus vraies que nature (le Google bee pour mieux surveiller, le Google trust pour mieux être fiché…)  les « hackers » voulaient alerter les internautes face à l’emprise du moteur de recherche sur notre vie de tous les jours. Ainsi ce « Google bye » qui serait notre mémoire personnelle même après notre mort…Amusant et effrayant de réalité à la fois… Même si la firme Google n’a, semble-t-il, pas apprécié le sens de l’humour allemand.

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