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    Technologies

    Présidentielle brésilienne: mobilisation sur les réseaux sociaux

    media A l'approche de la présidentielle, la candidate du PSB Marina Silva grimpe dans les sondages. REUTERS/Ricardo Moraes

    Depuis le début de la campagne présidentielle dans les médias, le 19 août, les candidats mobilisent leurs militants sur Internet dans l'espoir de convaincre l'électorat. Sur les réseaux sociaux, la bataille de la dés-information est lancée.

     

    Un an après les manifestions qui ont secoué le Brésil, en juin 2013, et quelques mois après celles qui ont précédé l'ouverture de la Coupe du Monde de football en juin 2014, le pays se prépare maintenant pour les élections présidentielles qui se tiendront le 5 octobre, avec onze candidats en lice. Parmi eux, la présidente Dilma Rousseff (Parti des travailleurs - gauche) qui tente sa réélection, et l'ancienne ministre de l'environnement sous la présidence de Lula da Silva, Marina Silva (PSB - centre-gauche), qui remplace le candidat Eduardo Campos, mort dans un accident d'avion le 13 août dernier. 

    Les réseaux sociaux au coeur de la campagne

    Contrairement à 2010, où la télévision régnait comme le média de référence et concentrait les débats, cette fois les candidats devront faire face à la croissance exponentielle des réseaux sociaux, notamment Facebook qui compte aujourd'hui plus de 90 millions d'utilisateurs dans le pays (le Brésil figure à la troisième place mondiale en nombre d'utilisateurs sur Facebook).

    Le premier débat télévisé entre les candidats, qui a eu lieu ce mardi 26 août sur la chaîne locale Bandeirantes, a donné un premier aperçu de la place essentielle qu'occupent les réseaux dans ce scrutin : Facebook a enregistré plus de 5,1 millions d’interactions, soit environ 1,7 million de « J'aime », de commentaires ou de partages par heure. Sur YouTube, les différentes vidéos du débat (en portuguais) ont généré plusieurs centaines de milliers de visualisations.

    Les femmes agées de 18 à 34 ans ont été les plus participatives et la présidente Dilma Rousseff la plus citée dans les publications, suivie de la candidate Marina Silva. L'ancienne sénatrice de centre gauche n’arrête pourtant pas de grimper dans les sondages : le dernier montre qu'elle pourrait battre la présidente au second tour avec 45 % des intentions de vote en sa faveur contre 36 % pour Dilma Roussef. 

    Sur les réseaux, les militants essayent de fédérer les plus jeunes

    Les chiffres de cette participation ont été dévoilés par le bureau de Facebook au lendemain de ce débat, qui a suscité des réactions enflammées parmi les internautes. Difficile, d'ailleurs, de faire la différence entre les commentaires spontanés des électeurs et ceux des militants des partis. En utilisant le hashtag (mot-dièse) #debatband, ils ont semé la zizanie et diffusé des informations non vérifiées dans l'espoir de fédérer un électorat plus jeune, qui n'utilise pas les médias traditionnels pour s'informer.

    L'auteur du livre « Do Clique à Urna , Internet, Redes Sociais e Eleições no Brasil » (« Du clic aux urnes : internet, réseaux Sociaux et élections au Brésil »), Jamil Marques, rappelle que la masse d'information en continu fait des électeurs des proies faciles. Selon lui, les militants cherchent à créer des blogs anonymes pour attaquer leurs rivaux politiques. Il appelle cette stratégie la « Guérilla internet ». L'idée est de tromper l'indexation de Page Rank, l'algorithme de Google, générant le plus grand nombre de partages possibles sur les réseaux sociaux.

    Selon le chercheur de l'Université Fédérale du Ceara, cette méthode fait que le moteur de recherche Google publie en première place des liens qui diffusent des rumeurs au lieu des vraies informations. « Ces militants sont entraînés à diffuser des mensonges, et cela a une véritable répercussion sur la Toile. Il s'agit d'un jeu, mais l'électeur, je crois, y est de plus en plus attentif », a t-il déclaré au journal brésilien Zero Hora.

    Sur Twitter, les robots militants mènent le débat

    Les présidentielles figurent parmi les Trending Topics sur Twitter depuis le début le campagne. C'est pourquoi Twitter est le théâtre d'une guerre silencieuse menée par les robots mis en place par les militants. Le marché des comptes Twitter sert à fausser les résultats et à créer le maximum de retweets et de mentions, incitant ainsi les internautes à consulter les profils des candidats. L'achat de followers est aussi courant, selon les spécialistes.

    Le manque de régulation sur internet favorise ces pratiques, a expliqué le président de l'Association Brésilienne de Sciences Politiques, Leonardo Avritzer, à la presse brésilienne. « Le Brésil a fait le choix de réguler la télé, mais sur internet, il n' y a presque aucune régulation. A la télé, il existe le droit de réponse si un candidat attaque un rival. Nous avons une législation pour internet, mais retirer un contenu est une procédure lente. 24 heures, c'est beaucoup de temps sur internet », conclut-il.

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