GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 6 Décembre
Mercredi 7 Décembre
Jeudi 8 Décembre
Vendredi 9 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 11 Décembre
Lundi 12 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Technologies

    Egypte: un pas de plus vers la création d’un Etat Big Brother

    media L’Egypte a mis en place un tout nouveau système de surveillance des réseaux sociaux. REUTERS/Eric Thayer/Files

    Le président américain Barack Obama faisait part à son homologue Abdel Fattah al-Sissi, jeudi 25 septembre, de ses inquiétudes sur « la trajectoire politique suivie par l'Egypte ». Arrestation de journalistes, violations des droits de l'homme, le gouvernement égyptien est pointé du doigt ces derniers mois. Et ce n'est pas la surveillance mise en place par les autorités sur internet qui va améliorer les choses.

    De notre correspondant au Caire

    Selon le site Buzfeed, l’Egypte a mis en place un tout nouveau système de surveillance des réseaux sociaux. Tout y passe, Facebook, Twitter, Whatsapp, Viber, Gmail, sont désormais passés à la loupe par les autorités. L’appel d’offre avait été lancé au début de l’été. Le gouvernement égyptien a finalement retenu une entreprise américaine, Blue Coat, déjà critiqué pour avoir travaillé avec le régime syrien.

    Le principe est simple : 30 secondes après publication le logiciel est capable de repérer les contenus à risque. Les autorités peuvent ainsi dresser une liste de terroristes probables mais aussi les athées, les opposants au régime ou les homosexuels potentiels.

    Le fantasme du contrôle absolu…

    Sous couvert de protection de la sécurité d’Etat, l’Egypte réanime le fantasme du contrôle absolu. Et ça inquiète beaucoup les défenseurs des droits de l’homme en Egypte qui dénoncent un système liberticide et dangereux pour ce qu’il reste de démocratie dans le pays.

    Le site internet Buzzfeed a d’ailleurs obtenu un document du ministère de l’Intérieur précisant quels sont les propos à risques. La liste est longue. Entre autres : le blasphème, la propagation de rumeur, l’immoralité, l’extrémisme, ou encore les invitations aux manifestations ou à la grève. Autrement dit : impossible d’avoir un avis différent que celui du pouvoir.

    Ce n’est pas la première fois que l’on parle de l’Egypte en ce qui concerne le contrôle d’internet. Il y a quelques jours, la police égyptienne utilisait l’application de rencontre Grindr pour interpeller des homosexuels.

    Mais ce que dont la plupart des gens se souviennent, c’est ce fameux 27 janvier 2011. L’Egypte avait été le premier pays du monde à couper le réseau Internet à l’échelle nationale, après les importantes manifestations anti-Moubarak du 25 janvier. Un choix funeste pour les autorités : cette décision avait décuplé la colère des protestataires. Mais ce nouveau programme semble bien plus discret. Beaucoup plus dangereux aussi pour les opposants au régime.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.