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    #AgressionNonDénoncée: sur Twitter, des victimes de viol racontent

    media Depuis fin octobre, femmes et hommes racontent leur agression sexuelle sur Twitter. REUTERS

    Depuis fin octobre, on assiste à une vague sans précédent de dénonciations des agressions sexuelles sur Twitter. Le mouvement a commencé à l’initiative d’une journaliste canadienne, Sue Montgomery . Le mot-clé qu’elle a créé a été tweeté des millions de fois à travers la planète.

    Cela ressemble à un tsunami, à un raz de marée, à un incendie ravageant tout sur son passage. Depuis que la journaliste de La Gazette de Montréal a dénoncé, sur Twitter, l’agression sexuelle qu’elle a subie par son grand-père, de 3 à 9 ans, la parole des femmes, et celle de quelques hommes, se libère. Des milliers d’internautes ont osé, pour la première fois, raconter en 140 caractères avoir aussi été agressés par un ami, un membre de leur famille, un voisin, un mari, un inconnu ou encore un collègue de travail. Il y a un an, deux ans, parfois même plusieurs décennies.

    Sur Twitter, les victimes racontent

    Autant d’agressions qui n'avaient jamais été rapportées à la police ou à la justice. La faute à la honte. Mais cette fois, même des personnalités publiques canadiennes ont raconté leur propre viol. Jusqu’à la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, qui s’était tue pendant presque 20 ans. Elle en a profité ces derniers pour lancer cette campagne en français, autour du mot clef #AgressionNonDénoncée, sur les médias sociaux.

    Pourquoi les victimes ont-elles choisi de se dévoiler sur Twitter ? Peut-être parce que le format assez limité de ce média social leur permet de ne pas rentrer dans des détails trop intimes et toujours douloureux. Certaines personnes profitent aussi des effets thérapeutiques des messages de solidarité qu’elles reçoivent, car dans une immense majorité, il s’agit de messages de sympathie et de compassion. Il y a quelques jours cependant, un utilisateur a profité de ce mot-clé pour envoyer des images pornographiques, qui ont ensuite été bloquées par le site de microblogging.

    Crainte de dérapages

    Face à ce mouvement sans précédent, certains ont parlé d’une révolution dans la société canadienne, mais il est encore tôt pour le dire. Une chose est sûre, personne ne se doutait de l’ampleur du phénomène des agressions sexuelles dans un pays comme le Canada, en apparence si égalitaire. Le point de départ de ces dénonciations a été le scandale autour du licenciement d’un animateur vedette de Radio-Canada anglais, Jian Ghomeshi, à Toronto il y a environ un mois.

    Plus les semaines passent, et plus ces victimes présumées de jeux sexuels violents parlent publiquement. Le danger, pressentent certains, c’est que la justice s’exerce sur les médias sociaux et non devant les tribunaux. Un groupe féministe radical, Alerta feminista, a d’ailleurs sauté le pas au Québec en dénonçant nommément un potentiel agresseur sur sa page Facebook. Un dérapage qui inquiète plusieurs juristes.

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