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    Technologies

    Education numérique: la Silicon Valley ne donnerait pas l'exemple?

    media En Corée du Sud, des élèves derrière un ordinateur... @Reuters

    Quelle place donner au numérique lors de l’éducation des enfants ? Constate-t-on des différences selon les classes sociales ? Dans un papier polémique, Nick Bilton soulignait que les parents travaillant dans le secteur des nouvelles technologies limitaient les outils numériques pour mieux éduquer leurs enfants. La réalité est pourtant tout autre…

    Avec un titre habile, « Steve Jobs n’était pas un père tech », Nick Bilton a réveillé le débat sur l’éducation numérique dans le New York Times. De manière générale, la question mérite d’être posée : faut-il laisser les outils du numérique aux mains des enfants, et ce jusqu’à quel point ? Mais plus insidieusement il mettait en avant le fait que les classes aisées du milieu des nouvelles technologies de la Silicon Valley seraient en fait des parents traditionnels, voire réactionnaires, excluant l’outil éducatif que peuvent être les nouvelles technologies pour leurs enfants. A ce point ?

    Laetitia Grail, fondatrice de MyBlee et régulièrement en voyage dans la Silicon Valley, a réagi en s’amusant à ce papier : « Le titre est hyper vendeur et accrocheur, mais ce qu’il y a dedans est d’une banalité sans nom ! » Elle argumente : « Le fait que les cadres sup' de tout ce qui est tech ne laissent pas leurs enfants passer tout leur temps libre devant des écrans n’a rien de surprenant. C’est normal et chez plein de gens. C’est comme si on avait demandé à l’époque au PDG de TF1 : Est ce que vos enfants sont 24h sur 24 devant la télévision ? Il aurait répondu quoi ?! Ah bah non, ils ont droit à 20 minutes quand ils rentrent de l’école et puis ils peuvent regarder un film le week-end… »

     

    « C’est archi faux ! »

     

    On entend parler quand même aussi de scolarisation dans les écoles de la Silicon Valley sans tablette ? « C’est archi faux ! Et ce n’est pas parce qu’il y a un contre-exemple avec Steve Jobs qui avait mis son enfant dans une école comme cela. Mais le fondateur de cette école expliquait d’ailleurs qu’elle était pour des enfants qui avaient des difficultés particulières et que l’absence de tech, c’était juste comme cela et pas forcément un choix. Il expliquait même n’avoir jamais été contre mais quand ça avait été fondé, ça n’existait pas. Ce n’est pas grave. »

     

    Alors vaut-il mieux une éducation avec les outils des nouvelles technologies ou pas ? « Je ne pense pas que le problème à l’école ce soit "tech ou pas tech". C’est un outil formidable pour la créativité, la question ne se pose pas comme cela. » Pour Laetitia Grail, « c’est normal, il n’y a rien d’étonnant dans cet article et ce n’est pas la peine de dire cadre sup', c’est tout le monde qui limite le temps de jeu sur écran. » Elle ajoute : « Chacun ses pratiques. Même moi, en plein dans le ed-tech et l’éducation sur tablette, mes enfants ont des limites aussi. En semaine, c’est non. Le mercredi, ils ont chacun leur demi-heure et puis le droit d’utiliser une ou deux heures le week-end. » C’est peu ? « C’est déjà beaucoup, en plus de ce qu’il y a à faire pour un enfant scolarisé. »

     

    « C’était très bien organisé, le numérique s’intégrait dans l’apprentissage »

     

    Le titre est bien choisi, certes, « mais la réalité derrière est toute naturelle », sourit-elle. « Dans l’article, on apprend quand même qu’à table, Steve Jobs avec ses enfants n’avaient pas d’iPad, c’est bizarre », feint-elle de s’étonner. « Ce n’est pas parce qu’ils sont des enfants de la tech qu’ils ont la tech en libre service. Les gens mettent très vite un curseur plus ou mois loin, selon l’apprentissage, la responsabilisation… » Elle raconte aussi : « Je suis allée visiter à une époque une école où étaient scolarisés les enfants de l’un des collaborateurs Education de Microsoft, il y avait des ordinateurs dans la classe, les enfants produisaient avec. C’était très bien organisé, le numérique s’intégrait dans l’apprentissage. Nous, en tant qu’adultes, on s’en sert tout le temps. On est tout le temps dessus. C’est bien normal qu’ils y passent du temps. »

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