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    Technologies

    Jun, la Twitterville andalouse

    media Sur Instagram, Jose Antonio Rodriguez Salas, le maire de Jun en Andalousie, communique sur les services de sa commune, y compris sur l'e-administration. Compte Instagram de Jose Antonio Rodriguez Salas

    Quand un internaute de la commune espagnole de Jun, en Andalousie, a une réclamation, une remarque à faire ou une idée à suggérer à la ville, à ses représentants ou à Monsieur le maire, il la tweete tout simplement ! Cette gestion municipale globale en 140 caractères intrigue jusqu'aux Etats-Unis. Les opposants au maire actuel réclament de leur côté un « un vrai maire, ne vivant pas dans un monde virtuel ».

    Jun est une petite municipalité espagnole de 3 500 habitants située en Andalousie près de Grenade, l’une des premières au monde en 1999 à avoir proclamé comme « droit de l'homme imprescriptible », l’accès universel et gratuit à Internet. Son maire actuel, Jose Antonio Rodriguez Salas, plus connu sur les réseaux sociaux sous son pseudo @JoseAntonioJun, est considéré comme le champion de la politique participative à l'ère du numérique. Suivi par 300 000 aficionados, ce fervent défenseur de « l’e-administration » pour tous, a convaincu en 2011, ses administrés de créer un compte Twitter.

    Politique municipale participative via les réseau sociaux

    Ces échanges via les réseaux sociaux ont permis aux citoyens de Jun de participer pleinement et en toute transparence aux décisions de la mairie. Et lors de la retransmission en direct sur la Toile des conseils municipaux, les habitants postent leurs avis qui sont diffusés sur l’écran de la salle où se déroule la réunion. La ville offre également d’autres services comme la consultation des menus de la cantine scolaire ou publie en ligne l’actualité des équipes sportives de la commune. « Obtenir un certificat ou réserver une salle municipale en passant par un réseau social, est plus efficace que de passer par un téléphone ou d’envoyer un courriel », constate Jose Antonio Rodriguez, et surtout « économise du temps et l'argent des contribuables ».

    Agents municipaux de Jun connectés

    Tous les services de la commune utilisent Twitter. L'adresse du compte des agents de la police municipale a même été brodée comme matricule sur leurs uniformes. Ils reçoivent entre 40 et 60 messages par jour signalant un accident de la circulation, ou des plaintes sur un voisin trop bruyant. Le système fonctionne dans les deux sens. L'employé de la voirie, par exemple, rendra compte de l'avancée de son travail en postant une photo depuis son smartphone à l’ensemble de la communauté.

    Un exemple qui intrigue jusqu'aux Etats-Unis

    Cette gestion de la cité à l’aide des réseaux sociaux intriguent des chercheurs américains venus étudier le phénomène sur place. Ils tentent de déterminer si cette gestion municipale globale en 140 caractères, est transposable à une plus grande échelle pour gouverner des collectivités plus importantes ou des mégapoles. Mais le phénomène Jun est-il durable ? Telle est la question ! Les prochaines élections municipales en Espagne auront lieu ce 25 mai, et les adversaires de Jose Antonio Rodriguez Salas appellent déjà les citoyens à voter « pour un vrai maire, ne vivant pas dans un monde virtuel. » 

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