GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 4 Décembre
Lundi 5 Décembre
Mardi 6 Décembre
Mercredi 7 Décembre
Aujourd'hui
Vendredi 9 Décembre
Samedi 10 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Technologies

    Le Caire: niqab interdit à l’université

    media Le recteur de l’université du Caire interdit d’enseigner aux professeures en Niqab Reuters/Phil Noble

    Le recteur de l’université du Caire interdit d’enseigner aux professeures en niqab, ce voile noir intégral qui couvre la femme de la tête aux pieds. Cette décision qui pose la question pour ou contre le « niqab », déchire la toile en Egypte depuis la semaine dernière.

    Le recteur de la plus prestigieuse université égyptienne, Gaber Nassar, a pour objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement. Il souhaite créer une intercommunication entre professeurs et étudiants, notamment en ce qui concerne les facultés de langues. Gaber Nassar précise qu’il a reçu le soutien du Grand Mufti d’Egypte, Shawki Allam. Quant à la quinzaine d’autres universités publiques égyptiennes, leurs recteurs n’ont pas interdit le niqab, préférant attendre les résultats de la bataille.

    « Le niqab défend du feu de l’enfer »

    Des salafistes, partisans du niqab ont d'abord réagi sur Twitter en traitant Gaber Nassar de mécréant ennemi de l’islam. Les Frères musulmans l’ont aussi pris pour cible en l’accusant d’être l’instrument du régime putschiste qui cherche à éradiquer l’islam au profit des Nazaréens, des chrétiens, des athées, et des maçons. Certains militants des droits de l’homme ont considéré la décision du recteur comme une atteinte aux libertés individuelles. Les « Partisans du niqab en Egypte » ont même créé une page Facebook. La communauté qui rassemble quelque 300 personnes explique que le niqab défend du feu de l’enfer celle qui le porte.

    La névrose du Niqab

    Ceux qui soutiennent la décision, eux, ont créé la page « la femme et la société égyptienne avant l’invasion du wahhabisme et de la névrose du hijab et du niqab ». Une communauté de 15 000 personnes qui publie notamment des photos de femmes des années 1960 qui n’étaient pas voilées, y compris les filles et les épouses de grands cheikhs. Sur Twitter, certains souhaitent même aller au-delà de la décision du recteur de l’université du Caire et réclament l’interdiction du niqab dans les lieux publics. Le message s’adresse aux femmes qui craignent pour leur pudeur, et qui n’ont, par conséquent, qu’à rester chez elles, écrivent les internautes.

    Le niqab: une récupération politique ?

    Dans le climat des législatives qui approchent, cette guerre du niqab pourrait avoir une dimension électorale. L’Egypte devrait se doter d’un Parlement, après trois ans d’absence du pouvoir législatif. La bataille s’annonce rude entre les salafistes du parti al-Nour et les formations laïques, nombreuses mais divisées.

    Les salafistes sont les grands partisans du niqab et les laïcs sont contre de manière plus ou moins explicite. Certains surfent sur la vague, comme Magda Chalabi, cette candidate aux législatives dont les apparitions télévisées où elle porte un niqab blanc festif font le pain béni de YouTube.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.