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    Technologies

    Attentats à Paris: la résistance s'organise sur les réseaux sociaux

    media Le slogan #Jesuisenterrasse, en référence au slogan «Je suis Charlie», est devenu rapidement très populaire sur Twitter.

    Les attentats du vendredi 13 novembre à Paris figurent toujours à la Une des réseaux sociaux. Si dans un premier temps, ces derniers ont largement été sollicités, pour donner des informations sur les lieux de fusillade, venir en aide aux rescapés, soutenir les familles dans leurs recherches de proches, ils sont aussi un lieu de résistance.

    Les hashtags fleurissent, comme #tousaubistrot, qui appelle à sortir ce mardi soir dans les cafés et les restaurants (qui observeront une minute de silence à 21 h) ou ce slogan très populaire sur Twitter, #Jesuisenterrasse - référence au slogan « Je suis Charlie ». Ce dernier slogan a vite été décliné en « Je suis en terrasse et je bois une bière » ou « Je suis en terrasse et je bois une bière en écoutant de la musique avec des amis qui ne sont pas de la même couleur que moi, ni de la même religion ».

    Les musulmans adressent eux aussi leurs messages aux terroristes islamistes. Beaucoup se rallient au mot d’ordre « Not In My Name » (« pas en mon nom »), avec cette vidéo qui refait son apparition, où l'on voit 10 hommes et femmes, certaines voilées, qui se succèdent pour expliquer en quelques mots pourquoi ils rejettent l’Etat islamique. « Nous devons tous nous unir pour faire en sorte que ce groupe ne puisse plus faire de mal à l’islam et aux musulmans ». « Pas en mon nom », « parce que ma religion défend la tolérance vis-à-vis des femmes et que vous n'avez aucun respect pour les femmes ». 

    Les Anonymous déclarent la guerre au groupe EI

    Autre message adressé aux terroristes : il provient, cette fois, du groupe de piratage informatique Anonymous. Le groupe de hackers publie un message audio, en français, lu par un logiciel de synthèse vocale. Il faut noter que depuis les attentats de janvier 2015, la seule action notable de ces hackers avait été de publier la liste de 9 200 comptes Twitter liés, selon eux, aux terroristes, ce qui avait poussé les responsables du réseau social à les supprimer. Mais des experts en sécurité informatique mettent en garde contre de telles opérations, car elles pourraient être contre-productives, voire gêner les enquêtes.

    Compassion à géométrie variable

    Autre polémique : certains s’émeuvent sur les réseaux sociaux d’une certaine compassion à géométrie variable. Vingt-quatre heures avant Paris, Beyrouth a été touché par un attentat faisant 43 morts et plus de 200 blessés, mais là, pas d'émotion planétaire et pas de bouton Safety check sur Facebook qui a permis à des milliers de Parisiens de se signaler en sécurité. Devant l'indignation justifiée des Libanais, le parton de Facebook Mark Zuckerberg a promis désormais d'activer ce bouton pour toutes les catastrophes humaines à venir.

    Cet outil, qui permet de rassurer ses proches d'un simple clic, n'avait jusque là été activé que pour des catastrophes naturelles. Il avait été développé après le tremblement de terre et le tsunami au Japon en 2011. Enfin, des internautes tentent de propulser Eagles of Death Metal, le groupe de rock américain qui jouait au Bataclan le soir du drame, en tête des ventes. Une page Facebook et un compte Twitter ont été créés. Tous deux appellent les fans à acheter en téléchargement la chanson Save a Prayer, une reprise par le groupe du tube de Duran Duran.

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