Un web à effet de serre - Technologies - RFI

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Un web à effet de serre

media Un visiteur au premier congrès Internet of things à Barcelone, le 16 septembre 2015. AFP PHOTO/ JOSEP LAGO

Alors que 147 délégations du monde entier négocient un nouvel accord international au 21e sommet mondial sur le climat à Paris, quelques voix s’élèvent pour rappeler que l’internet et nos joujoux high-tech, connectés en permanence, surchauffent la planète. 

En résumé, on est foutu, on surfe trop ! Le réseau Internet générerait 2 % des émissions de CO2 mondiales, soit environ chaque année la même quantité de gaz à effet de serre que le trafic aérien, selon un rapport publié par le GeSI. Ce groupe de travail de l’ONU réunit les grands acteurs industriels du secteur des technologies de l’information œuvrant en faveur de l’environnement et du développement durable.

Impossible de satisfaire le surf de plus de 3 milliards d’internautes sans recourir aux énergies fossiles pour alimenter en électricité les centres de données, selon les experts. La frénésie de clics est globale, dans à peine 24 heures, nous aurons envoyé environ 240 milliards de courriels, effectué 4 milliards de recherches Internet, regardé 6 milliards de vidéos et relâché dans l’atmosphère 2,5 millions de tonnes de CO2.

Mesurer l'impact environnemental des objets connectés

Il faut absolument maitriser dès aujourd’hui l’impact écologique des gadgets et objets connectés, estime Thomas Albisser de Hop-Cube. Cette structure-conseil édite des plateformes web pour collecter et publier des données sociales et environnementales, afin d'encourager les entreprises à devenir éco-responsables.

« Tout ce qui est Big Data et objets connectés, ça a un impact sur l'environnement. Il faut le construire, il faut l'amener jusqu'à chez nous, il faut le faire fonctionner pendant dix, quinze, vingt ans, et il faut en tirer parti, les utiliser pour réduire l'impact environnemental, par exemple du bâtiment. Si on mesure sa consommation énergétique, on va pouvoir la réduire, grâce à cela, et il faut que ce coût environnemental à créer l'objet soit contrebalancé par le gain environnemental », explique Thomas Albisser.

Les industries numériques investissent

Les grandes fortunes du numérique, en délégation à la COP21, exhortent les industriels à investir également dans les technologies propres, avec à leur tête Bill Gates. L’ancien patron de Microsoft annonce le lancement d'un projet d'investissement dans le secteur des énergies non polluantes, en association avec plusieurs grands noms du Web, dont Mark Zuckerberg de Facebook, Jeff Bezos d’Amazon ou encore Richard Branson de Virgin.

Le milliardaire vient de mettre deux milliards de dollars sur la table pour sceller cette union sacrée destinée à « accélérer la révolution des énergies propres » avant que l’ogre Internet ne finisse par dévorer toute l’énergie du monde et asphyxier tous ses enfants.

• Vous pouvez retrouver notre site spécial et notre dernier webdocumentaire consacrés à la COP21.

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